Boris Karloff: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Boris Karloff en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
246
œuvres recensées
221 films · 25 séries
- Première année recensée
- 1919
- Dernière année recensée
- 1968
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1931, James Whale choisit Boris Karloff pour Frankenstein. Le film fixe son nom au centre du cinéma d’horreur américain, avec un visage que le maquilleur Jack Pierce façonne la même année pour la créature. Le générique ne lui accorde qu’un point d’interrogation.
William Henry Pratt, puis Boris Karloff
William Henry Pratt naît le 23 novembre 1887 à Camberwell, à Londres. Il grandit dans une famille de neuf enfants, après sept garçons et une fille. Son père travaille pour l’administration consulaire de l’Inde britannique.
Ses parents meurent alors qu’il est enfant. Il est élevé par sa fratrie. En 1909, il adopte le nom de Boris Karloff lors d’un trajet en train vers Seattle chez l’imprésario Walter Kelly. Le patronyme Karloff renvoie, selon ses dires, à la famille de sa mère, tandis que Boris aurait été retenu pour son étrangeté sonore.
Il émigre au Canada comme ouvrier agricole. À partir de 1916, il fait de la figuration. Sa carrière d’acteur commence réellement en 1919, après une série de petits rôles qui le maintiennent longtemps en bordure des génériques.
Les années de formation à l’écran
En 1919, il apparaît dans « Par amour » (The Lightning Raider) de George B. Seitz, puis dans « The Masked Rider », « Sa Majesté Douglas » et « The Prince and Betty ». Ces premiers crédits l’installent dans des emplois secondaires, parfois sans nom précis à l’écran.
L’année 1920 le voit dans « L’Argent et l’honneur », « Le Courage de Marge » et « Le Dernier des Mohicans ». En 1921, il joue dans « The Hope Diamond Mystery », « L’Inexorable », « Le Mystérieux cambrioleur » et « Au bord du gouffre ». Les années suivantes prolongent cette présence discrète, avec « Nan of the North », « The Infidel », « The Man from Downing Street » et « The Altar Stairs » en 1922, puis « Un gentilhomme d’Amérique » et « The Prisoner » en 1923.
Sa filmographie de cette période passe par « The Hellion », « Riders of the Plains » et « Dynamite Dan » en 1924, puis « Forbidden Cargo », « The Prairie Wife », « Nuits parisiennes », « Lady Robinhood » et « La Frontière humaine » en 1925. En 1926, il figure dans « The Greater Glory » et « Le Signal dans la nuit », avant de continuer sur le même rythme au cours des années suivantes.
Frankenstein, La Momie, la série des monstres
En 1931, « Le Code criminel » d’Howard Hawks le fait remarquer. La même année, James Whale et Jack Pierce conçoivent le visage de la créature de Frankenstein. Karloff y devient l’interprète du monstre, rôle qui le place dans une zone précise du cinéma fantastique américain.
Il reprend cette créature dans « La Fiancée de Frankenstein » en 1935, puis dans « Le Fils de Frankenstein » en 1939. En 1932, il tient aussi le rôle d’Imhotep dans « La Momie ». Ces films installent une partie durable de son image publique, tout en le reliant à plusieurs variantes du même imaginaire.
Il revient à l’univers de Frankenstein dans « La Maison de Frankenstein » en 1944, cette fois comme savant fou face à Glenn Strange. Plus tard, il joue Victor Frankenstein dans « Frankenstein contre l’homme invisible » en 1958. Le personnage change, la famille de films demeure.
Théâtre, radio, télévision
Karloff ne se limite pas au cinéma. Il joue dans de nombreuses pièces et intervient dans des dizaines d’émissions de radio et de télévision. Le texte mentionne aussi son passage dans Arsenic et Vieilles Dentelles de Joseph Kesselring, où il retient l’attention comme acteur dramatique.
À la fin des années 1940 et au début des années 1950, plusieurs émissions le font apparaître à l’écran. Il joue dans « Studio One » en 1948 sous les traits de Skaggs, du professeur Koernig et du roi Arthur. En 1950, il est Bennett Kimball dans « Robert Montgomery Presents » et apparaît aussi comme lui-même dans « What's My Line? ». En 1951, « The Red Skelton Show » le crédite en professeur Townsend.
La suite prolonge cette présence télévisuelle avec « Climax! » en 1954, où il joue Dr. Philip Nestri puis Vicar Tellworth, et « Route 66 » en 1960. La même année, « Thriller » le distribue dans Clayton Mace. En 1965, « Les Mystères de l’Ouest » lui offre le rôle de Mr. Singh.
Voix, récompense et fin de vie
En 1966, il prête sa voix au Grinch dans l’émission spéciale animée « Comment le Grinch a volé Noël ! » de Dr. Seuss. Ce travail vocal lui vaut un Grammy Award. La même année, il joue Mother Muffin dans « Annie, agent très spécial », et le Maharadjah de Karapur, Mr Singh, dans l’épisode « La Nuit du Cobra d’Or » de « Les Mystères de l’Ouest ».
Son nom figure aussi deux fois sur le Hollywood Walk of Fame, avec une étoile pour le cinéma et une autre pour la télévision. L’ensemble de ses crédits connus compte 174 films, une liste qui mêle séries B, rôles de savant, figures inquiétantes et interventions ponctuelles à la télévision.
Boris Karloff meurt le 2 février 1969 à Midhurst, dans le Sussex. Il a alors 81 ans. Son nom reste attaché au monstre de Frankenstein, mais aussi à une suite de rôles qui traversent le cinéma, la scène et les médias audio-visuels de la première moitié du 20e siècle.
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