Lesley Selander: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lesley Selander en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
155
œuvres recensées
148 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1925
- Dernière année recensée
- 1968
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, Lesley Selander apparaît au générique de « L'Introuvable » comme assistant director, un poste qu’il retrouve l’année suivante sur « Une nuit à l’opéra ». Le nom du réalisateur américain, né le 26 mai 1900 à Los Angeles et mort le 5 décembre 1979 à Los Alamitos, se fixe vite dans le versant le plus industriel du studio system, celui où les équipes avancent sans éclat public mais avec une cadence soutenue.
Lesley Selander et l’apprentissage des plateaux
Les crédits d’assistant director sur « Furie » en 1936 et « L’Introuvable » un an plus tôt placent Selander dans l’orbite de productions d’ampleur où la précision du relais compte autant que la mise en scène elle-même. Son nom passe ensuite à la réalisation, et les titres qui s’alignent à partir du milieu des années 1930 dessinent une activité régulière, presque métronomique.
En 1936, il dirige « Empty Saddles », « The Boss Rider of Gun Creek » et « Ride ’Em Cowboy ». L’année suivante, « The Barrier », « Hopalong Rides Again », « Smoke Tree Range », « Left-Handed Law » et « Sandflow » s’ajoutent à la liste, puis 1938 prolonge ce mouvement avec « The Frontiersmen », « The Mysterious Rider », « Pride of the West », « Bar 20 Justice », « Au cœur de l’Arizona », « Cassidy of Bar 20 » et « Partners of the Plains ».
La suite immédiate garde la même cadence. En 1939 viennent « Bataille rangée », « Renegade Trail », « Heritage of the Desert » et « Le Cavalier de l’Arizona », puis 1940 apporte « Trois hommes du Texas », « Cherokee Strip », « Knights of the Range », « Stagecoach War », « Hidden Gold » et « The Light of Western Stars ». Le rythme se maintient en 1941 avec « Riders of the Timberline », « Stick to Your Guns », « Terreur sur la ville », « Pirates à cheval », « The Roundup » et « L’Aventure en Eldorado ».
Les westerns de série B
Les titres du début des années 1940 installent Selander dans une zone précise de la production hollywoodienne, celle des westerns tournés vite et destinés à circuler largement dans les salles de programme. « Le Canyon perdu », « Robin des Bois cow-boy », « L’Homme caché », « Bandit Ranger » et « Thundering Hoofs » suivent en 1942, avant « Zone mortelle », « Bar 20 », « Colt Comrades », « La Vallée infernale » et « Patrouille frontière » en 1943.
Les années 1944 et 1945 prolongent cette cadence avec « Sheriff of Las Vegas », « Firebrands of Arizona », « Sheriff of Sundown », « Cheyenne Wildcat », « Stagecoach to Monterey », « Bordertown Trail », « Call of the Rockies », « Les Pillards de l’Arizona » et « Les Maîtres de la forêt ». Viennent ensuite « The Fatal Witness », « Jungle Raiders », « Phantom of the Plains », « Trail of Kit Carson », « Three's a Crowd » et « The Vampire’s Ghost », signes d’une activité qui ne se limite pas à un seul moule.
En 1946, « Out California Way », « L’Homme-chat de Paris », « Night Train to Memphis », « Traffic in Crime » et « Passkey to Danger » élargissent encore la liste. L’année suivante, « L’Étalon rouge », « Blackmail », « Robin Hood of Texas », « Saddle Pals », « Last Frontier Uprising » et « The Pilgrim Lady » témoignent d’un passage sans rupture visible d’un titre à l’autre.
Du cinéma aux séries télévisées
À partir de 1948, Selander continue de signer des longs métrages comme « Indian Agent », « La Ruée vers l’or noir », « Belle Starr's Daughter », « Guns of Hate » et « Le Justicier de la Sierra ». « Flight to Mars », en 1951, introduit un déplacement net dans les genres sans rompre avec la production régulière qui caractérise son nom dans les listings de l’époque.
Le milieu des années 1950 l’installe aussi dans la série télévisée. En 1954, il réalise des épisodes de « Lassie », puis en 1956 de « Dick Powell's Zane Grey Theatre ». Quelques mois plus tard, « Tomahawk Trail » paraît en 1957, avant « Laramie » en 1959, « The Tall Man » et « Overland Trail » en 1960, puis « Daniel Boone » en 1964.
Cette succession de titres télévisuels ne remplace pas le cinéma, mais elle lui offre un autre terrain de travail. Selander reste associé à des séries où le western demeure présent, tandis que sa filmographie continue de porter les traces d’une production américaine organisée autour de formats souples et d’équipes mobiles.
Une présence durable jusqu’en 1964
Le dernier repère fourni dans cette liste de crédits, « Daniel Boone » en 1964, place Selander dans une continuité de travail qui couvre trois décennies complètes. Entre « L’Introuvable » en 1934 et cette série du milieu des années 1960, le même nom circule sur des productions très différentes, des films de studio aux épisodes télévisés.
Le repère biographique demeure simple: né à Los Angeles en 1900, mort en 1979 à Los Alamitos, Selander appartient à cette génération de réalisateurs américains dont la visibilité publique reste souvent moins forte que l’ampleur du volume de travail. Ses crédits montrent un artisan des plateaux, attentif aux formats de son époque et présent sur des titres devenus familiers dans l’histoire du western de studio.
Son nom s’écrit aussi Les Selander, forme employée sur certaines productions. Dans cette variante comme dans l’autre, il reste attaché à un même territoire professionnel, celui d’une mise en scène rapide, abondante et régulièrement sollicitée par Hollywood entre les années 1930 et le milieu des années 1960.
Films et séries réalisés par Lesley Selander
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Lesley Selander
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
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