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Boris Lehman - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
131
Né
03/03/1944
Age de Boris Lehman : 82 ans
Lieu de naissance
Lausanne, Switzerland

Boris Lehman: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Boris Lehman en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

70

œuvres recensées

70 films · 0 séries

Première année recensée
1966
Dernière année recensée
2026

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 2003, le Centre Pompidou consacre à Boris Lehman une vaste rétrospective, « Le tour de Boris en 80 bobines ». Né le 3 mars 1944 à Lausanne, le cinéaste belge a construit une œuvre de cinéma expérimental, d’essai, de journal filmé et de documentaire, travaillée en pellicule 8mm et 16mm.

Un cinéma de pellicule et d’atelier

Boris Lehman tourne l’essentiel de ses films en 8mm et 16mm. Cette pratique fixe d’emblée un rapport matériel à l’image, loin des circuits de diffusion standard et des formats dominants. Son travail réunit courts et longs métrages, fictions, documentaires, essais, journaux et autobiographies.

La liste de ses œuvres fait apparaître une continuité d’écriture plus qu’une succession de chapitres séparés. « La Clé du champ » figure en 1963, puis « Histoire d'un déménagement » en 1967 et « Catalogue » en 1968. « Le Centre et la Classe » paraît en 1970, suivi de « Ne pas stagner » en 1973 et « Knokke Out » en 1974.

La décennie 1970 se poursuit avec « Album 1 », « Magnum Begynasium Bruxellense », « Symphonie » et « Marcher ou la fin des temps modernes ». Les titres eux-mêmes dessinent une économie de moyens, un goût pour le déplacement des formes et pour les matériaux du quotidien, sans rompre avec l’idée d’un cinéma pensé comme geste personnel.

Les années 1980 et 1990, du tournage aux présences

En 1980, Boris Lehman tient le principal rôle masculin dans « Bruxelles-transit » de Samy Szlingerbaum. Il apparaît aussi dans « Canal K » de Maurice Rabinowicz en 1970 et dans « Les filles en orange » de Yaël André en 2003. Ces présences d’acteur accompagnent son activité de réalisateur sans la détourner de son axe principal.

Les années 1980 ouvrent une série de films où reviennent le portrait, le face-à-face et le cadre comme lieu d’observation. « Couple, Regards, Positions » paraît en 1983, puis « Portrait du peintre dans son atelier » en 1985. « Muet comme une carpe » et « Masque » sortent en 1987, avant « L'Homme de terre » en 1989.

Au début des années 1990, le travail s’organise autour de titres qui croisent lieu, mémoire et adresse. « A la recherche du lieu de ma naissance », « La Chute des heures » et « Babel / Lettre à mes amis restés en Belgique » se succèdent entre 1990 et 1991. En 1993, « Je suis fier d'être Belge » prolonge cette ligne, puis viennent en 1994 « Leçon de vie », « Homme portant son film le plus lourd », « La Division de mon temps », « Un jour comme les autres » et « Check-Up (État de santé) ».

L’autobiographie en film

À partir de la seconde moitié des années 1990, les titres attachent plus nettement les films au geste de se raconter. « Un bruit qui rend sourd » et « La Dernière S(cène) » paraissent en 1995, puis « Mes Entretiens filmés » en 1996. « Mon voyage en Allemagne » et « Mon voyage à Moscou » suivent en 1997.

En 1998, « L'Image et le Monde » inscrit encore l’œuvre dans un dialogue entre regard et espace. L’année 2000 apporte « A comme Adrienne », puis « Histoire de ma vie racontée par mes photographies » en 2001. Le film fait entrer la photographie dans le centre du dispositif, avec un récit articulé par les images fixes.

Le début des années 2000 confirme cette méthode. « Mes 7 lieux » paraît en 2001, « Homme portant » en 2003, « Tentatives de se décrire » en 2005. La série continue avec « Un peintre sous surveillance » en 2008, puis « Retouches et Réparations » et « Choses qui me rattachent aux êtres » en 2009.

Les films des années 2010 et 2020

En 2010, « Histoire de mes cheveux » prolonge le versant autobiographique. « La Marelle et les Épouvantails » suit en 2011, la même année que « Les films rêvés ». En 2013, « Mes entretiens filmés (3 chapitres) » et « Mes sept lieux » réapparaissent sous d’autres formes de montage ou d’édition, avant « L'art de s'égarer ou l'image du bonheur » en 2015.

« Before the beginning » et « Oublis, regrets et repentirs » paraissent en 2016, année où « Funérailles (de l'art de mourir) » est terminé. En 2016 également, Boris Lehman travaille à « 14Reels » comme réalisateur. Ce moment marque une clôture annoncée par le cinéaste lui-même pour son œuvre cinématographique, avant d’autres formes de poursuite créatrice.

En 2020, « Confinement », « Une histoire d'amour », « Une histoire de cheveux (Sibérie) » et « Fantômes du passé (comment l'histoire est entrée en moi) » prolongent cette activité. Les titres montrent une fidélité aux matériaux de la mémoire, du temps vécu et des traces laissées par les images.

Collaborations, séances et legs

Boris Lehman a travaillé avec Henri Storck sur « Forêt secrète d'Afrique » et « Fêtes de Belgique ». Il a collaboré avec Chantal Akerman pour « Jeanne Dielman », avec Patrick Van Antwerpen, Jean-Marie Buchet et Gérard Courant. Ces liens disent une circulation entre plusieurs pratiques du cinéma belge et expérimental.

En 2003, la rétrospective du Centre Georges-Pompidou, « Le tour de Boris en 80 bobines », place son travail au centre d’un vaste programme de projection. En 2014, une fondation est créée pour préserver ses œuvres écrites, dessinées, photographiées et filmées. Elle organise une rencontre cinématographique annuelle dans un lieu situé à l’écart des villes et des festivals.

Le cinéaste fait don de ses œuvres à la Bibliothèque nationale de France, à la Cinémathèque de Toulouse, à la Cinémathèque suisse, à l’association Home Movies à Bologne et à l’association Antre-Peaux à Bourges. Depuis 2016, il se consacre à l’écriture d’un opéra, « La véritable histoire de la Dame Blanche », en collaboration avec la compositrice Fanny Tran.

Films et séries réalisés par Boris Lehman

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Galerie photos de Boris Lehman

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Mai 68 en 2018 (2018) - Affiche
2018
14Reels (2016) - Affiche
director
2016
Mes sept lieux (2014) - Affiche
2014
director
2013
2011

2016
Vie (2011) - Affiche
Inconnu
2011
La guerre est proche (2011) - Affiche
2011
2009
Red Mudh (2005) - Affiche
Inconnu
2005

Red Mudh (2005) - Affiche
producer
2005
Homme portant (2003) - Affiche
2003
A comme Adrienne (2002) - Affiche
2002
Leçon de vie (1995) - Affiche
1995
L'Homme de terre (1989) - Affiche
1989
Symphonie (1980) - Affiche
producer
1980
production assistant
1979

L'Artifice et le factice (2012) - Affiche
still photographer
2012
director of photography
1979

sound
1971

L´Autobus (1973) - Affiche
assistant director of photography
1973

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.