Benson Fong: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Benson Fong en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
77
œuvres recensées
55 films · 22 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 1986
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Benson Fong naît le 10 octobre 1916 à Sacramento, en Californie, et s’impose au fil des décennies comme l’un des visages récurrents des seconds rôles asiatiques du cinéma hollywoodien classique (Source : Classic Movie Hub, s.d.). Il apparaît pour la première fois à l’écran en 1936 dans « Charlie Chan at the Opera », où il tient un petit rôle non crédité dans cette production de la Fox portée par Warner Oland (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). À la fin des années 1930, il poursuit cette activité dans des emplois de figuration, notamment dans le serial d’aventures « The Fighting Devil Dogs » en 1938, également dans un rôle non crédité (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). Au début des années 1940, sa présence à l’écran se fait plus régulière, en particulier dans des films de guerre et de propagande hollywoodiens qui s’appuient sur des personnages asiatiques ou asiatico-américains (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). Cette phase d’installation dans le système des studios l’amène progressivement à des emplois davantage identifiés, même si souvent secondaires, dans des productions de grands studios comme Warner Bros. ou RKO (Source : Turner Classic Movies, s.d.).
Années 1940 : films de guerre et série Charlie Chan
À partir de 1943, Benson Fong intensifie sa présence dans le cinéma de guerre hollywoodien, apparaissant la même année dans « China » de John Farrow, « Destroyer », « Behind the Rising Sun » et « Destination Tokyo », où il interprète principalement des soldats ou officiers japonais ou des guérilleros, le plus souvent dans des rôles de caractère (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). En 1944, il est à l’affiche de « Dragon Seed », « The Purple Heart », « Up in Arms », « Charlie Chan in the Secret Service », « Charlie Chan in the Chinese Cat » et « Thirty Seconds Over Tokyo », confirmant son inscription dans un ensemble de films marqués par le contexte de la Seconde Guerre mondiale (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). Cette même année, il interprète Joseph dans « The Keys of the Kingdom », adaptation du roman de A. J. Cronin, où il donne la réplique notamment à Gregory Peck (Source : Turner Classic Movies, s.d.). En parallèle, il devient l’un des visages associés à la série des « Charlie Chan », incarnant Tommy Chan, souvent présenté comme le « Number Three Son », dans plusieurs épisodes produits entre 1944 et 1946, parmi lesquels « Charlie Chan in the Chinese Cat », « The Scarlet Clue », « The Red Dragon », « The Shanghai Cobra » et « Dark Alibi » (Source : Rotten Tomatoes, 2019). Sa participation récurrente à cette franchise lui assure une visibilité durable dans un registre mêlant enquête policière et exotisme codifié par le système des studios de l’époque (Source : Rotten Tomatoes, 2019).
Transition vers les années 1950 : diversification des emplois
Au tournant des années 1950, Benson Fong s’éloigne progressivement de la seule image associée à la série « Charlie Chan » pour se déployer dans des registres variés, du film de guerre au film d’aventures en passant par la comédie (Source : Classic Movie Hub, s.d.). En 1950, il apparaît dans « Katie Did It » et dans la comédie « Three Husbands », où il incarne George, le majordome, même si son nom n’est pas crédité au générique (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). Au début des années 1950, il tourne notamment « Peking Express » (1951) et le film de guerre « Submarine Command » (1951), puis « Dragonfly Squadron » (1953), où il interprète le capitaine Liehtse dans un contexte marqué par la guerre de Corée (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). En 1954, il figure au casting de « His Majesty O’Keefe », film d’aventures avec Burt Lancaster, dans le rôle de Mr. Chou, poursuivant ainsi une carrière faite de compositions discrètes mais récurrentes dans des productions commerciales internationales (Source : Turner Classic Movies, s.d.). L’année 1955 le voit enchaîner « Conquest of Space » de Byron Haskin, où il joue Imoto, et le drame de guerre « The Left Hand of God » avec Humphrey Bogart, où il incarne Chun Tien, confirmant son statut d’interprète régulier de personnages asiatiques dans de grands films de studio (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
Implantation à la télévision et rôles au cinéma dans les années 1960
À partir de la fin des années 1950 et plus encore au cours des années 1960, Benson Fong accompagne le tournant industriel vers la télévision en multipliant les apparitions dans des séries populaires tout en poursuivant une présence régulière au cinéma (Source : Classic Movie Hub, s.d.). Il joue ainsi dans « Perry Mason » en 1957, puis dans des séries comme « Bachelor Father » et « Have Gun, Will Travel » la même année, amorçant une fidélité aux formats télévisuels qui se prolongera sur plusieurs décennies (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). En 1960, il est au générique de « Walk Like a Dragon », film abordant notamment les tensions raciales en Californie, où il interprète Wu, tout en apparaissant dans des séries comme « Hong Kong », « The Islanders » et « My Three Sons » dans des rôles de soutien (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). Au cinéma, il tient le rôle de Wang Chi-Yang dans la comédie musicale « Flower Drum Song » en 1961, adaptation du spectacle de Broadway produit par Universal, qui marque une étape importante dans la représentation d’un casting majoritairement asiatique à Hollywood (Source : Turner Classic Movies, s.d.). Plus tard dans la décennie, il est visible dans « Girls! Girls! Girls! » (1962) avec Elvis Presley, puis dans « Our Man Flint » (1966) où il incarne le Dr. Schneider, et dans « The Love Bug » (1968) où il joue Mr. Wu, inscrivant son nom au générique de plusieurs productions grand public significatives de l’époque (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
Années 1970–1980 : séries d’action, cinéma commercial et reconnaissance communautaire
Dans les années 1970, Benson Fong poursuit une activité soutenue, principalement dans des séries et téléfilms, tout en continuant à apparaître dans des productions cinématographiques commerciales (Source : Classic Movie Hub, s.d.). Il participe à l’univers des séries d’action et policières, figurant notamment dans « Kung Fu » en 1972, dans la production liée « Kung Fu: The Way of the Tiger, the Sign of the Dragon » en 1971, mais aussi dans « Police Story » et « Harry O » en 1973, où il interprète des rôles de notables, de fonctionnaires ou de figures d’autorité asiatiques (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). En 1973, il tient le rôle d’« Honest John » dans « Charley Varrick » de Don Siegel, polar marquant du Nouvel Hollywood, avant de revenir à un registre plus familial avec « The Strongest Man in the World » en 1975, production Disney où il joue Ah Fong aux côtés de Kurt Russell (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). Au tournant des années 1980, il apparaît dans « Oliver’s Story » (1978), puis dans « Spider-Man: The Dragon’s Challenge » (1979) et dans la comédie satirique « S.O.B. » de Blake Edwards en 1981, où il incarne le chef cuisinier, poursuivant ainsi une carrière prolongée dans le cinéma de studio (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). En parallèle, il est présent dans la série « Crazy Like a Fox » en 1984 et dans le téléfilm « Kung Fu: The Movie » en 1986, témoignage de la continuité de ses collaborations avec la télévision américaine jusqu’aux dernières années de sa carrière (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
Filmographie marquante
La carrière de Benson Fong s’étend de 1936 à 1986 et rassemble un grand nombre de rôles secondaires au cinéma et à la télévision, souvent associés à des personnages asiatiques dans des genres variés, du film de guerre à la comédie familiale (Source : Classic Movie Hub, s.d.). Parmi ces titres, certains jalonnent de manière significative son parcours et illustrent les transformations d’Hollywood sur plusieurs décennies (Source : Turner Classic Movies, s.d.). Ces films et séries, où il incarne tantôt des figures de la diaspora chinoise, tantôt des soldats japonais, des commerçants, des médecins ou des pères de famille, décrivent un itinéraire professionnel inscrit dans les représentations de l’Asie par le cinéma américain du XXe siècle (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
- « Charlie Chan at the Opera » (1936), rôle non crédité d’« Opera Supernumerary », première apparition repérée dans la série des Charlie Chan (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
- « China » (1943), film de guerre où il figure parmi les guérilleros chinois, dans une production Paramount portée par Loretta Young et Alan Ladd (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
- « Charlie Chan in the Secret Service » (1944), « Charlie Chan in the Chinese Cat » (1944), « The Scarlet Clue » (1945), « The Red Dragon » (1945), « The Shanghai Cobra » (1945) et « Dark Alibi » (1946), dans le rôle de Tommy Chan, souvent présenté comme « Number Three Son » (Source : Rotten Tomatoes, 2019).
- « Thirty Seconds Over Tokyo » (1944) et « The Keys of the Kingdom » (1944), où il interprète respectivement un jeune docteur chinois et Joseph, personnage central de la communauté locale (Source : Turner Classic Movies, s.d.).
- « His Majesty O’Keefe » (1954) et « The Left Hand of God » (1955), films d’aventures et de guerre dans lesquels il tient les rôles de Mr. Chou et Chun Tien (Source : Turner Classic Movies, s.d.).
- « Flower Drum Song » (1961), dans le rôle de Wang Chi-Yang, patriarche d’une famille sino-américaine, au sein d’un casting principalement asiatique (Source : Turner Classic Movies, s.d.).
- « Our Man Flint » (1966) et « The Love Bug » (1968), où il joue respectivement le Dr. Schneider et Mr. Wu, inscrivant sa filmographie dans le cinéma populaire des années 1960 (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
- « Charley Varrick » (1973), polar de Don Siegel, et « The Strongest Man in the World » (1975), production Disney, qui illustrent ses collaborations avec le cinéma américain des années 1970 (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
- « Spider-Man: The Dragon’s Challenge » (1979), « S.O.B. » (1981) et « Kung Fu: The Movie » (1986), lui offrant des rôles dans l’univers des franchises télévisuelles et des satires hollywoodiennes (Source : Plex / Wikipedia, s.d.).
Travail télévisuel et reconnaissance communautaire
Au-delà du cinéma, Benson Fong développe une présence continue à la télévision américaine, à travers une succession de rôles dans des séries de genres variés, du western aux séries policières en passant par la comédie familiale (Source : Classic Movie Hub, s.d.). Il apparaît notamment dans « Bonanza » (1959), « Perry Mason » (1957), « Bachelor Father » (1957), puis plus tard dans « My Three Sons », « The F.B.I. », « I Spy », « Bewitched », « Mission: Impossible », « Ironside », « The Wild Wild West » et « Family Affair », souvent dans des personnages secondaires mais clairement identifiés (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). Dans les années 1970, il poursuit cette trajectoire dans des programmes tels que « Kung Fu », « Police Story », « Harry O », « The Smith Family » ou encore « It Takes a Thief », confirmant une spécialisation dans des rôles de notables, de médecins, de commerçants ou de figures d’autorité d’origine asiatique (Source : Plex / Wikipedia, s.d.). Le 5 novembre 1977, la Chinese Historical Society of Southern California lui rend hommage, aux côtés de Keye Luke et Victor Sen Yung, en lui remettant une plaque honorant ses contributions historiques à l’industrie du cinéma et de la télévision, devant une salle comble réunie à Los Angeles (Source : Gum Saan Journal, 1977). Cette distinction, décernée par une institution communautaire, souligne la place que son parcours occupe dans l’histoire des acteurs sino-américains à Hollywood (Source : Gum Saan Journal, 1977).
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