Barbara Rush: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Barbara Rush en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
106
œuvres recensées
53 films · 53 séries
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 1996
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, Le Choc des mondes la place pour la première fois dans une production de science-fiction à gros enjeu visuel. Barbara Rush a alors 24 ans, après des études à l’université de Californie où elle appartient à la troupe théâtrale et obtient son diplôme en 1948. Née le 4 janvier 1927 à Denver, elle meurt le 31 mars 2024 à 97 ans.
Des études à l’écran
La jeunesse de Barbara Rush se partage entre Denver et Santa Barbara, en Californie, où elle grandit. Son père, Roy Rush, travaille comme avocat pour une compagnie minière. L’université de Californie lui offre un premier cadre de jeu, au sein de sa troupe théâtrale, avant un diplôme obtenu en 1948.
L’année 1951 ouvre sa période la plus visible au cinéma. Elle apparaît dans Québec de George Templeton, La Première Légion de Douglas Sirk et Le Choc des mondes de Rudolph Maté. Trois titres posent d’emblée des appartenances nettes: le film de studio, le mélodrame, la science-fiction.
Dans les années suivantes, elle travaille avec Ray Enright dans Les Flèches brûlées en 1952, Sidney Salkow dans Le Roi pirate et Jack Arnold dans Le Météore de la nuit en 1953. Douglas Sirk la retrouve ensuite pour Taza, fils de Cochise et Le Secret magnifique en 1954, puis pour Capitaine Mystère en 1955.
Les années Douglas Sirk
Douglas Sirk revient plusieurs fois dans cette filmographie des années 1950. Barbara Rush tourne avec lui dans La Première Légion, Taza, fils de Cochise, Le Secret magnifique et Capitaine Mystère. Cette répétition dessine une confiance de travail qui lui permet de circuler d’un registre à l’autre sans rupture visible.
En 1954, Le Secret magnifique la place dans un mélodrame porté par un cadre domestique et des tensions de surface. La même année, Le Chevalier du roi de Rudolph Maté l’inscrit dans un autre décor d’aventure. En 1955, El Tigre de Joseph M. Newman prolonge ce mouvement vers des récits d’action où sa présence reste constamment identifiée.
La décennie se poursuit avec Dix secondes de silence et Derrière le miroir en 1956, puis Ma femme a des complexes et Les Sensuels en 1957. Edward Dmytryk la dirige dans Le Bal des maudits en 1958, avant Ce monde à part de Vincent Sherman en 1959. Barbara Rush traverse ainsi plusieurs formes de cinéma hollywoodien sans se fixer sur un seul type de rôle.
Le tournant télévisuel
L’année 1961 la voit passer par Password, tandis que The Eleventh Hour en 1962 lui donne le rôle de Linda Kincaid. L’univers télévisuel devient alors un espace régulier de présence, sans effacer les apparitions au cinéma.
En 1963, elle joue Karen Lownes dans Haute Tension, puis retrouve l’année suivante le cinéma avec T’es plus dans la course, papa ! de Bud Yorkin et Les Sept Voleurs de Chicago de Gordon Douglas en 1964. Laredo l’accueille en 1965, avant Hombre de Martin Ritt en 1967.
Peyton Place marque la période 1968 à 1969 avec le rôle de Marsha Russell. Elle apparaît aussi dans Mannix en 1969, dans l’épisode « À qui profite le crime », où elle joue Celia Bell. Cette époque installe une activité plus soutenue à la télévision, avec des rôles qui circulent entre feuilletons, séries policières et téléfilms.
Des séries aux téléfilms
Le début des années 1970 la retrouve dans Night Gallery en 1970, où elle joue Agatha Howard. Elle apparaît l’année suivante dans The New Dick Van Dyke Show sous les traits de Margot Brighton, puis dans Maude en 1972. Le cinéma reste présent avec Peege de Randal Kleiser et The Man de Joseph Sargent, tous deux en 1972.
En 1973, elle prend part à Les Rues de San Francisco dans l’épisode « Shattered Image », où elle incarne Anna Marshall. La même année, Vincent McEveety la dirige dans Superdad. Deux ans plus tard, Super Jaimie la retrouve en 1976 dans le rôle de Chris Stuart, alias Ann Sommers.
The Seekers en 1979 lui confie Peggy Kent, avant Flamingo Road de 1980 à 1982, où elle joue Eudora Weldon. Elle apparaît aussi dans Rien n’arrête la musique en 1980 et dans Amours de vacances en 1982. La même saison, elle tient un rôle dans The Night the Bridge Fell Down en 1983, puis revient dans Arabesque en 1987 avec Eva Taylor.
Une présence tardive et les distinctions
En 1996, Barbara Rush apparaît dans Relativity avec le rôle de Helen Lukens, puis dans Alliance fatale, aussi intitulé Widow's Kiss. Deux ans plus tard, Au-delà du réel : L'aventure continue l’accueille dans l’épisode « L'Équilibre de la nature », où elle interprète Barbara Matheson.
Un dernier passage au cinéma est mentionné avec My Mother's Hairdo en 2006, réalisé par Abe Sylvia. Cette présence tardive clôt une filmographie qui traverse plus d’un demi-siècle, des productions de studio aux séries longues.
Les distinctions citées dans l’extrait retiennent le Golden Globes 1954 pour la révélation féminine de l'année, puis le Prix Sarah-Siddons 1970. Barbara Rush meurt le 31 mars 2024 à Westlake Village, en Californie, après une carrière qui aura mêlé cinéma de studio, télévision récurrente et téléfilms sur plusieurs décennies.
- 1951 : Québec de George Templeton
- 1951 : La Première Légion de Douglas Sirk
- 1951 : Le Choc des mondes de Rudolph Maté
- 1952 : Les Flèches brûlées de Ray Enright
- 1953 : Le Roi pirate de Sidney Salkow
- 1953 : Le Météore de la nuit de Jack Arnold
- 1954 : Taza, fils de Cochise de Douglas Sirk
- 1954 : Le Secret magnifique de Douglas Sirk
- 1954 : Le Chevalier du roi de Rudolph Maté
- 1955 : Capitaine Mystère de Douglas Sirk
- 1955 : El Tigre de Joseph M. Newman
- 1956 : Dix secondes de silence de Jesse Hibbs
- 1956 : Derrière le miroir de Nicholas Ray
- 1956 : Flight to Hong Kong de Joseph M. Newman
- 1957 : Ma femme a des complexes de Nunnally Johnson
- 1957 : Les Sensuels de Martin Ritt
- 1958 : Le Bal des maudits d'Edward Dmytryk
- 1958 : Harry Black et le Tigre de Hugo Fregonese
- 1959 : Ce monde à part de Vincent Sherman
- 1960 : Le Buisson ardent de Daniel Petrie
- 1960 : Liaisons secrètes de Richard Quine
- 1963 : T'es plus dans la course, papa ! de Bud Yorkin
- 1964 : Les Sept Voleurs de Chicago de Gordon Douglas
- 1967 : Hombre de Martin Ritt
- 1969 : Strategy of Terror de Jack Smight
- 1972 : Peege de Randal Kleiser
- 1972 : The Man de Joseph Sargent
- 1973 : Superdad de Vincent McEveety
- 1980 : Rien n’arrête la musique de Nancy Walker
- 1982 : Amours de vacances de Randal Kleiser
- 2006 : My Mother's Hairdo d'Abe Sylvia
- 1954 : Golden Globes, révélation féminine de l'année
- 1970 : Prix Sarah-Siddons
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