Gerardo Herrero: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Gerardo Herrero en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
162
œuvres recensées
158 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1987
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1996, Malena est un nom de tango inscrit Gerardo Herrero dans la circulation des coproductions hispanophones et françaises. Né le 28 janvier 1953 à Madrid, il travaille comme réalisateur, scénariste et producteur, avec une présence régulière sur des films venus d’Espagne, d’Argentine ou de France.
Madrid, la formation et les premiers films
Gerardo Herrero suit un cursus à l’Université complutense de Madrid. Son premier film repéré est le court métrage Fotogramas salvajes, en 1980. Huit ans plus tard, il passe au long métrage avec Al acecho, sorti en 1988.
Au début des années 1990, il alterne formats courts et longs avec Ni contigo ni sin ti en 1992, puis Desvío al paraíso en 1994. Ces titres installent un cinéaste déjà engagé dans plusieurs registres de production et de mise en scène. Par ailleurs, son nom apparaît dans les instances du cinéma espagnol, où il préside l’Académie espagnole des arts et des sciences cinématographiques en 1994.
Le producteur des cinémas croisés
En 1995, Terre et liberté et Guantanamera passent par sa production, avant Éxtasis, Malena est un nom de tango et Les Confidences de Carla en 1996. La suite dessine une activité dense autour de films en espagnol et d’œuvres diffusées en version française, sans séparation nette entre un espace national et un espace de circulation plus large.
L’année suivante, Territoire comanche, Martín (Hache), La Femme de chambre du Titanic et Cosas que dejé en La Habana prolongent cette présence. En 1998, il prend part à La Femme du cosmonaute, Mensaka, El pianista, Frontera Sur, Finisterre, donde termina el mundo et Golpe de estadio. Le geste tient moins du cumul que de l’accompagnement de projets multiples, souvent reliés par des allers-retours entre langues et marchés.
En 1999, Pas de lettre pour le colonel figure à son actif, puis l’année 2000 le voit associé à Le Cœur du guerrier, Sé quién eres, Liste d’attente, Krámpack, Pantaleón y las visitadoras, Le Harem de Madame Osmane, Nueces para el amor, Las Razones de mis amigos, Tinta roja, Kasbah, Sin dejar huella et El Otro barrio. Cette même année, la liste révèle un travail de fabrication étendu, capable d’agréger des fictions très diverses sans l’enfermer dans une seule école de production.
Autour de « Le vent se lève » et des films de circulation
Au début des années 2000, Gerardo Herrero reste lié à des œuvres où les financements et les territoires se croisent. Antigua vida mía paraît en 2001, puis El lugar donde estuvo el paraíso en 2002, Galindez en 2003 et Le Principe d'Archimède en 2004. Il produit ensuite Mon ami Machuca en 2004, Heroína en 2005 et Une Rose de France en 2006.
La même période le voit associé à Le vent se lève en 2006, titre qui le rapproche d’une production française reconnue pour sa circulation internationale. Los aires difíciles suit la même année, puis Una mujer invisible en 2007, Que parezca un accidente en 2008 et El corredor nocturno en 2009. À partir de là, l’ensemble forme une ligne continue autour de projets qui voyagent d’un pays à l’autre sans changer de main de fabrication.
En 2009, Dans ses yeux l’associe encore à un film appelé à circuler largement. La même année, il produit aussi Sex, Party and Lies et Tetro, en qualité de coproducteur. Ces trois titres dessinent une position précise, celle d’un producteur attentif aux projets capables de franchir les frontières de langue et de circuits de diffusion.
Le passage à la réalisation dans les années 2010 et 2020
En 2011, Front de l'Est marque une nouvelle étape de réalisation. Le film est suivi de ¡Atraco! en 2012, puis de Crimen con vista al mar en 2013 et La playa de los ahogados en 2015. Le travail de mise en scène se prolonge avec Las siete muertes en 2017 et The Goya Murders en 2019.
En 2023, Bajo terapia le retrouve à la réalisation, tandis que Raqqa apparaît en 2024 dans ses fonctions de réalisateur et de producteur. Cette double mention compte, car elle montre un aller-retour entre deux rôles qu’il assume sur le même projet. Le film clôt, pour l’instant, une période où il conserve ses attaches de producteur tout en tenant la direction de certains titres.
Une place institutionnelle en Espagne
L’année 1994 le voit accéder à la présidence de l’Académie espagnole des arts et des sciences cinématographiques. Cette fonction situe Gerardo Herrero au centre des échanges professionnels du cinéma espagnol, à un moment où son activité de producteur s’étend déjà sur de nombreux titres. Le poste dit aussi quelque chose de sa position dans le milieu, à l’interface entre fabrication des films et représentation de la profession.
Son nom figure aussi parmi les membres de l’Académie des arts et des sciences cinématographiques d'Espagne et de l’École de cinématographie et audiovisuel de la Communauté de Madrid. Ces appartenances dessinent un ancrage durable dans les structures espagnoles du secteur. Elles accompagnent une activité qui reste lisible à travers des films comme Malena est un nom de tango, Mon ami Machuca, Le vent se lève ou Dans ses yeux, puis par ses propres réalisations plus récentes.
Films et séries produits par Gerardo Herrero
Découvrez ses principales contributions à la production.
Galerie photos de Gerardo Herrero
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.












































