Fernando Soler: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Fernando Soler en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
103
œuvres recensées
103 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 1979
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 24 mai 1896, à Saltillo, Fernando Díaz Pavía naît dans une famille déjà liée au théâtre. En 1916, il apparaît au sein du Cuarteto Infantil Soler avec ses frères Domingo et Andrés, et sa sœur Irene, avant d’entrer dans une activité qui le mène du théâtre au cinéma, puis à la mise en scène.
Fernando Soler, du théâtre familial au cinéma mexicain
En 1896, les parents de Fernando Soler, Domingo Díaz García et Irene Pavía Soler, arrivent au Mexique pour une tournée théâtrale. La famille s’installe ensuite à Los Angeles au début de la révolution mexicaine, et Fernando y suit des cours d’administration. Cette formation ne l’éloigne pas de la scène. En 1916, il rejoint le Cuarteto Infantil Soler, premier cadre professionnel signalé autour de son nom.
Quelques années plus tard, en 1922, Fernando et sa sœur Irene rejoignent les studios d’Hollywood pour The Spanish Jade. En 1923, il fonde à Cuba une compagnie de théâtre avec Sagra del Río et ses frères, puis la troupe tourne en Amérique latine et en Espagne. Elle se présente à Mexico en 1925. À cette époque, son activité s’étend déjà sur plusieurs pays et sur plusieurs formes de spectacle, sans rupture nette entre la scène et l’écran.
En 1932, il met en scène El amigo Tedy au Teatro Infanta Beatriz de Madrid. Deux ans plus tard, il revient au Mexique et présente Judas. La même année, il joue dans Chucho El roto de Gabriel Soria, film parlant qui ouvre une phase plus fournie devant la caméra. Il devient alors un visage régulier du cinéma mexicain des années 1930, avec des titres comme Celos en 1936 et La casa del ogro en 1938 de Fernando de Fuentes.
Les années 1930, du théâtre à l’écran parlant
À partir de 1934, Fernando Soler devient membre de l’Association nationale des acteurs avec ses frères, et en assume le premier secrétariat général. La même année, il participe aussi à Chucho El roto, puis poursuit un travail nourri dans le cinéma mexicain. Son nom apparaît dans Por mis pistolas, Los Dos cadetes, Refugiados en Madrid, Abnegación et Papacito lindo, titres qui jalonnent une décennie marquée par un passage net vers l’écran parlant.
En 1939, il s’essaie au scénario et à la réalisation. Cette année-là compte aussi Verbena trágica, Los hijos mandan et La Bestia negra. Dans les premières années 1940, il travaille avec plusieurs réalisateurs majeurs du cinéma mexicain, parmi lesquels Alejandro Galindo, Luis Buñuel, Ismael Rodríguez, Arturo Ripstein, Emilio Fernández, Juan Bustillo Oro et Alberto Gout. Son activité touche alors des registres très divers, du drame à la comédie, sans qu’il abandonne le jeu pour la mise en scène.
En 1940, il figure dans En tiempos de Don Porfirio de Juan Bustillo Oro et Con su amable permiso. En 1941, il apparaît dans Cuando los hijos se van du même réalisateur, puis dans Creo en Dios et Al son de la marimba. En 1942, il joue dans El Verdugo de Sevilla et El Barbero prodigioso, avant de revenir dans Tentación et Qué hombre tan simpático en 1943.
Réalisateur, scénariste, producteur
En 1939, Fernando Soler commence aussi à écrire et à diriger. Par la suite, il réalise 22 films et écrit 15 scénarios. Parmi ces réalisations figurent Tentación, Ojos negros, Cuide a su marido, María del Mar, Los hijos artificiales et Educando a papá. Ce dernier titre apparaît aussi dans ses activités d’écriture, ce qui montre un travail qui circule entre fonctions de plateau et travail de scénario.
En 1944, il réapparaît à la radio aux côtés de Joaquín Pardavé, après des programmes radiophoniques d’histoires courtes en 1935. La même période le voit revenir à l’écran dans Como todas las madres en 1944, puis Capullito de alhelí en 1945. En 1946, il joue dans Mamá Inés, titre qui figure parmi les jalons de cette décennie.
Les années 1950 prolongent ce rythme. Il apparaît dans Mi mujer no es mía et El Grito de la carne en 1951, puis dans Prefiero a tu papá en 1952, où il tient le rôle de Ricardo del Puente. En 1953, il est présent dans El gran mentiroso. En 1955, il figure dans Educando a papá, El Indiano, El Coyote et Sólo para maridos. À cette époque, son nom reste associé à plusieurs productions mexicaines de première importance industrielle, tout en gardant une présence régulière comme metteur en scène et scénariste.
Des années 1940 aux années 1960, une présence continue
De 1946 à 1950, Fernando Soler préside l’Académie mexicaine des arts et des sciences cinématographiques. Cette responsabilité s’ajoute à sa présence régulière dans les productions de l’après-guerre. En 1947, il joue dans Me persigue una mujer et El Conquistador. En 1949, il figure dans La Hija del penal, puis dans Cuide a su marido en 1950, titre qu’il avait aussi réalisé.
En 1951, il tient le rôle de Guillermo de la Mora dans El Grito de la carne et celui du juge Alejandro Luque dans Sensualidad. Deux ans plus tard, il est Ricardo del Puente dans Prefiero a tu papá. En 1964, il joue Don Fer dans Campeón del barrio, puis Licenciado Antonio Aguirre dans Amor de adolescente en 1965. Ces rôles dessinent un acteur sollicité sur plusieurs décennies, sans interruption visible dans les crédits retenus.
La fin de sa présence à l’écran comprend La comadrita en 1978, où il interprète Don Macario. Fernando Soler meurt le 24 octobre 1979 à Mexico. Son nom demeure associé à une circulation rare entre théâtre, cinéma, radio, scénario, réalisation et présidence institutionnelle, avec une activité qui traverse plus d’un demi-siècle.
Films et séries avec Fernando Soler
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