I. Dmitriev: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de I. Dmitriev en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
137
œuvres recensées
118 films · 19 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 2006
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, Igor Dmitriev apparaît dans « Un vieux, très vieux conte », signé par Nadejda Kosheverova. Né le 29 mai 1927 à Petrograd, il appartient à cette génération d’interprètes soviétiques dont le nom circule d’un titre à l’autre sans se limiter à un seul type de rôle. Sa présence se repère aussi bien dans le cinéma que dans le doublage, avec « Kikoriki » en 2004, où il prête sa voix hors champ.
Les années soviétiques au cinéma
En 1975, il tient le rôle de Людвиг Лебцельтерн, граф, австрийский посланник в Петербурге dans « L'Etoile d'un merveilleux bonheur ». L’année suivante, il apparaît dans « L'Oiseau bleu » avec le personnage de Pleasure to being beautiful, puis dans « Строговы » en 1976 comme investigator. Ces titres installent un répertoire où les fonctions sociales, les figures d’autorité et les présences de cour reviennent souvent.
En 1978, il figure au générique de « Обратная связь », puis de « Maz idealny » en 1980 dans le rôle du Vicomte de Nanjac. Deux ans plus tard, « A Woman for All Time » lui confie Léon Bakst, avant « Pokrovskiye Vorota » en 1983, où il joue Глеб Орлович. Dans « Makar-Sledopyt » en 1984, il interprète un Offizier Antanty. Les personnages vont des diplomates aux officiers, des noms historiques aux silhouettes de comédie, sans qu’un même moule s’impose.
Le goût des rôles de costume
La même période lui donne des emplois de cour et d’apparat. Dans « Un vieux, très vieux conte », il rejoint un film construit sur le motif du conte et des rôles stylisés. En 1976 et 1980, les titres « L'Oiseau bleu » puis « Maz idealny » prolongent cette ligne, avec des personnages nommés de façon précise, presque cérémonielle. Le cinéma lui réserve alors des figures qui demandent un maintien, une diction, une économie de gestes.
Cette présence se retrouve dans « A Woman for All Time », où le nom de Léon Bakst inscrit l’interprète dans un cadre historique et culturel net. Puis vient « Mousquetaires vingt ans plus tard » en 1993, avec le Duke of Beaufort. Le film renvoie à un imaginaire de cape et d’intrigues, et Dmitriev y retrouve un personnage de noblesse, dans une continuité de rôles qui passent par la représentation sociale plus que par l’exaltation psychologique.
Du film d’animation au doublage
En 2001, « Podari mne lunnyy svet » lui confie Eduard Sorokin, puis « Kikoriki » en 2004 le montre dans une fonction de voix hors champ. Le passage du jeu à l’animation n’a rien d’anecdotique ici: il confirme une aptitude à la parole seule, sans présence physique, dans un médium où le timbre prend le relais du visage.
Le doublage ne remplace pas le reste de sa filmographie. Il s’y ajoute comme une activité distincte, déjà lisible dans la variété des emplois qu’il accepte. Les productions tardives gardent la même logique de précision nominale, avec des personnages identifiés par leur fonction, leur rang ou leur statut. Cette manière de circuler d’un registre à l’autre fait de sa présence un point d’appui pour des films très différents dans leur ton et leur forme.
Reconnaissance et fin de vie
Le 26 janvier 2008, Igor Dmitriev meurt à Petrograd, la ville de sa naissance devenue entre-temps Saint-Pétersbourg. Sa carrière d’interprète s’étend sur plusieurs décennies et traverse des films très différents, du conte au drame historique, de la comédie de situation à l’animation. Les rôles conservés disent une présence régulière dans le cinéma soviétique puis russe, avec des apparitions qui privilégient les figures nommées, les officiers, les diplomates et les aristocrates.
En 2007, il est admis au Temple de la renommée de l'IIHF en tant que bâtisseur. La distinction relève du hockey sur glace, non de son activité d’interprète, et rappelle l’existence d’un homonyme dont le destin suit une autre voie. Pour l’acteur né en 1927, les titres retenus dessinent une présence continue à l’écran, soutenue par des emplois où la parole, le rang et la tenue comptent davantage que l’effet de manche.
Films et séries avec I. Dmitriev
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Personnalités en relation
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