Jean-Paul Roussillon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jean-Paul Roussillon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
69
œuvres recensées
64 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 2008
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Jean-Paul Roussillon naît le 5 mars 1931 à Paris et se forme au Conservatoire national d’art dramatique, où il obtient un premier prix, partagé notamment avec Michel Galabru, à la fin des années 1940. (Source : Le Monde, 2009) À peine sorti du Conservatoire, il entre en 1950 à la Comédie-Française, où il est d’abord distribué dans les emplois de valets et de jeunes premiers de comédie. (Source : Le Monde, 2009) Au sein de la troupe, il incarne notamment Ragotin dans « Dom Juan » de Molière, Pasquin dans « Le Jeu de l’amour et du hasard » de Marivaux, Arlequin dans « Arlequin poli par l’amour » du même auteur, ou encore Mascarille dans « Les Précieuses ridicules » de Molière. (Source : Le Monde, 2009) Cette période installe durablement son nom au sein de l’institution et l’associe aux grands titres du répertoire classique français. (Source : Comédie-Française, s.d.)
Il devient sociétaire de la Comédie-Française en 1960, après une décennie de présence continue au sein de la maison, puis sociétaire honoraire en 1982, au moment de son départ. (Source : Comédie-Française, s.d.) Durant ces années, il participe à la vie du « Français » à la fois comme comédien et, plus tard, comme metteur en scène, dans un mélange de fidélité à la tradition et d’ouverture aux réinterprétations du répertoire. (Source : Comédie-Française, s.d.) Son engagement dans l’institution se traduit par une participation régulière aux grandes productions de Molière, Marivaux ou Shakespeare, qui constituent alors le socle de la programmation. (Source : Comédie-Française, s.d.) Cette trajectoire au sein de la Comédie-Française fait de lui l’une des figures marquantes d’une génération de comédiens formés par l’institution dans l’après-guerre. (Source : Le Monde, 2009)
Un parcours de metteur en scène au théâtre
À partir du début des années 1960, Jean-Paul Roussillon développe un travail de metteur en scène à la Comédie-Française, en parallèle de son activité de comédien. (Source : Comédie-Française, s.d.) En 1962, il signe sa première mise en scène avec « Le Retour imprévu » de Jean-François Regnard, puis, en 1966, « Crispin rival de son maître » de Lesage. (Source : Comédie-Française, s.d.) Il enchaîne ensuite avec « L’Étourdi » et « Le Médecin malgré lui » de Molière, montés respectivement en 1967 et 1968 au sein de la maison. (Source : Comédie-Française, s.d.) Ce volet de son activité confirme son inscription dans une tradition de mise en scène du répertoire classique, tout en cherchant à en proposer des lectures renouvelées. (Source : Comédie-Française, s.d.)
Sa mise en scène de « L’Avare » de Molière, créée avec Michel Aumont dans le rôle d’Harpagon à partir de 1969, marque particulièrement les esprits et suscite, selon la Comédie-Française, « beaucoup de remous et d’enthousiasmes ». (Source : Comédie-Française, s.d.) Ce travail illustre la place qu’il occupe alors dans le renouvellement de la lecture scénique de Molière au sein de l’institution. (Source : Comédie-Française, s.d.) Par la suite, il poursuit une activité théâtrale importante hors de la Comédie-Française, notamment dans le théâtre public. (Source : Le Monde, 2009) En 1980, il participe à la création française de « La Trilogie du revoir » de Botho Strauss, mise en scène par Claude Régy au Théâtre des Amandiers à Nanterre, puis, en 1986, à la création de « Quai Ouest » de Bernard-Marie Koltès, mise en scène par Patrice Chéreau. (Source : Le Monde, 2009)
Travail avec les metteurs en scène contemporains
Au-delà de la Comédie-Française, Jean-Paul Roussillon s’impose comme un interprète régulier de metteurs en scène majeurs de la scène contemporaine. (Source : Le Monde, 2009) Sa collaboration avec Claude Régy à Nanterre sur « La Trilogie du revoir » en 1980 le situe dans une dynamique d’exploration de dramaturgies contemporaines venues notamment d’Allemagne. (Source : Le Monde, 2009) Quelques années plus tard, en 1986, il rejoint la distribution de « Quai Ouest » de Bernard-Marie Koltès, mis en scène par Patrice Chéreau, production qui s’inscrit dans une série de collaborations marquantes entre Koltès et Chéreau. (Source : Le Monde, 2009) Cette présence dans des créations d’auteurs contemporains conforte sa place dans l’évolution du théâtre français des années 1980. (Source : Le Monde, 2009)
En 1997, il entame un compagnonnage prolongé avec le metteur en scène Alain Françon au Théâtre de la Colline. (Source : Le Monde, 2009) Sous la direction de ce dernier, il joue « Dans la compagnie des hommes » d’Edward Bond en 1997, puis « King » de Michel Vinaver en 1999. (Source : Le Monde, 2009) Il participe également aux mises en scène de « Skinner » de Michel Deutsch en 2002, « Katarakt » de Rainald Goetz en 2004, ainsi qu’à « Platonov » et « Le Chant du cygne » de Tchekhov, présentés en 2005. (Source : Le Monde, 2009) Cette collaboration suivie avec un même metteur en scène constitue l’un des axes importants de sa fin de parcours théâtral. (Source : Le Monde, 2009)
Carrière au cinéma : premiers rôles et ancrage dans le paysage français
Jean-Paul Roussillon apparaît au cinéma dès le milieu des années 1950 et figure, selon les filmographies disponibles, dans plus de 80 films et téléfilms entre 1954 et 2008. (Source : IMDb, s.d. ; Wikipedia, 2009) Parmi ses premiers rôles, il tient le personnage d’Apo Ancelin dans « La chair et le diable » (1954), puis celui d’Amédée dans « Voici le temps des assassins » ou « Deadlier Than the Male » (1956), ainsi que Jean dans « L’amour descend du ciel » (1957). (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipedia, 2009) Il incarne également François, le frère d’Yvonne, dans « Le Renard de Paris » (« The Fox of Paris », 1957), puis Grippe-Soleil dans « Le Mariage de Figaro » en 1958-1959. (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipedia, 2009) Au début des années 1960, il joue Boutain dans « La Millième fenêtre » (1960) avant de tenir le rôle de « la gouape » dans « Week-end à Zuydcoote » (1964). (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipedia, 2009)
Les années 1980 confirment sa présence régulière dans la production française. (Source : AlloCiné, s.d.) Il est ainsi le juge Dauzat dans « Une affaire d’hommes » (1981), puis Verjon dans « La Truite » (1982), d’après le roman de Roger Vailland. (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipedia, 2009) Il participe à « La Guerre des demoiselles » (1983), où il interprète le juge, et retrouve le registre du polar ou du film criminel dans « On ne meurt que deux fois » (1985), en jouant Léonce. (Source : AlloCiné, s.d.) La même décennie le voit apparaître dans « Hors-la-loi » (1985), dans le rôle du fermier belliqueux, ainsi que dans « Monsieur de Pourceaugnac » (1984-1985), où il incarne Oronte dans une adaptation du texte de Molière. (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipedia, 2009)
Rôles marquants au cinéma et à la télévision à partir des années 1990
À partir des années 1990, Jean-Paul Roussillon reste présent dans des productions variées, alternant cinéma et télévision. (Source : AlloCiné, s.d.) En 1990, il joue Napoléon dans « Plein fer », puis Dalmas dans « Le Brasier » et apparaît dans le court métrage « Déminage ». (Source : AlloCiné, s.d.) Il tient ensuite le rôle d’oncle Fernand dans « Cherokee » (1991), Raymon dans « La Fille de l’air » (1992), et Albert Croquebois, directeur, dans « Tableau d’honneur » (1992). (Source : AlloCiné, s.d.) En 1993, il interprète Planchet dans « La Fille de d’Artagnan », réalisé par Bertrand Tavernier, qui le rattache à une relecture du film de cape et d’épée. (Source : AlloCiné, s.d. ; IMDb, s.d.)
Au milieu des années 1990, il apparaît dans « Les Truffes » (1995) dans le rôle du vigneron, puis prête sa voix à l’explorateur dans « Drancy Avenir » (1996). (Source : AlloCiné, s.d.) Il incarne ensuite l’antiquaire dans « Cargo infernal » (1996) et est distribué dans la série « Nestor Burma » où il joue Cabirol. (Source : AlloCiné, s.d.) En 1997, il interprète le père dans « On connaît la chanson » d’Alain Resnais, film choral s’appuyant sur des reprises de chansons françaises. (Source : AlloCiné, s.d.) À la fin des années 1990, il joue le directeur du théâtre dans « Le plus beau pays du monde » (1998), poursuivant ainsi une filmographie de second rôles caractérisée par une grande diversité de registres. (Source : AlloCiné, s.d.)
Années 2000 : collaborations avec Arnaud Desplechin et cinéma d’auteur
Les années 2000 marquent une nouvelle visibilité pour Jean-Paul Roussillon au cinéma, en particulier à travers sa collaboration avec Arnaud Desplechin. (Source : IMDb, s.d. ; AlloCiné, s.d.) En 2001, il tient le rôle de Jean dans « Une hirondelle a fait le printemps », réalisé par Christian Carion, film dans lequel il incarne un agriculteur de montagne face à une jeune citadine venue s’installer à la campagne. (Source : IMDb, s.d. ; AlloCiné, s.d.) La même année, il apparaît dans « Mischka » de Jean-François Stévenin, où il interprète le personnage-titre, ainsi que dans « L’idole », dans le rôle de Castellac, et dans « Un cœur oublié », où il joue l’abbé Chalon. (Source : AlloCiné, s.d.) En 2003, il est Monsieur Madeleine dans « Une preuve d’amour » et Henri Jurrieu dans « Léo en jouant “Dans la compagnie des hommes” », film tiré du travail d’Alain Françon autour de la pièce d’Edward Bond. (Source : AlloCiné, s.d.)
En 2004, il retrouve Arnaud Desplechin pour « Rois & reine », dans lequel il interprète Abel Vuillard, rôle de père au centre de l’un des deux volets narratifs du film. (Source : AlloCiné, s.d. ; IMDb, s.d.) La même année, il prête sa voix à Mac Gregor dans le film d’animation « L’île de Black Mór » de Jean-François Laguionie. (Source : AlloCiné, s.d.) En 2005, il joue Maury dans « Zone libre », avant de reprendre, en 2008, le personnage d’Abel Vuillard dans « Un conte de Noël », à nouveau sous la direction d’Arnaud Desplechin. (Source : AlloCiné, s.d. ; IMDb, s.d.) Ce film, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2008, installe durablement cette collaboration dans le paysage du cinéma d’auteur français. (Source : IMDb, s.d.)
Télévision, doublage et autres activités audiovisuelles
Parallèlement au cinéma, Jean-Paul Roussillon apparaît régulièrement à la télévision à partir des années 1950 et 1960. (Source : AlloCiné, s.d.) Il joue notamment dans des captations et adaptations de pièces du répertoire, comme « La Mégère apprivoisée » (1964), « Georges Dandin » (1973) ou « Le Médecin malgré lui » (1975), où il interprète Valère. (Source : AlloCiné, s.d.) Il participe également à des téléfilms et séries policières, dont « Nestor Burma » dans les années 1990 et « Louis la Brocante », dans lequel il apparaît au cours de la saison 10. (Source : AlloCiné, s.d.) Cette activité s’inscrit dans la diffusion télévisuelle du théâtre et du polar français, où il occupe régulièrement des rôles secondaires ou de caractère. (Source : AlloCiné, s.d.)
Il prête aussi sa voix à plusieurs productions, signe d’une participation au doublage et à l’animation. (Source : AlloCiné, s.d.) Outre « Drancy Avenir » (1996), où il est la voix de l’explorateur, il assure en 2004 la voix de Mac Gregor dans « L’île de Black Mór ». (Source : AlloCiné, s.d.) Il apparaît enfin dans « Léo en jouant “Dans la compagnie des hommes” », où la dimension théâtrale et télévisuelle se croisent, le film étant directement lié à une mise en scène d’Edward Bond par Alain Françon. (Source : AlloCiné, s.d.) Son parcours audiovisuel, en complément du théâtre, montre une circulation constante entre plateaux de tournage, studios de doublage et scène. (Source : AlloCiné, s.d.)
Distinctions et reconnaissance professionnelle
Jean-Paul Roussillon reçoit plusieurs distinctions majeures au cours de sa carrière, tant au théâtre qu’au cinéma. (Source : Wikipedia, 2017) Il est lauréat de trois Molières en tant que comédien, obtenus en 1991, 1996 et 2002, récompenses qui saluent son travail sur la scène française dans des productions contemporaines et classiques. (Source : Wikipedia, 2017) Ces prix s’inscrivent dans la reconnaissance institutionnelle du théâtre en France, le Molière étant la principale récompense du secteur privé et public réunis. (Source : Wikipedia, 2017) Par ailleurs, il demeure sociétaire honoraire de la Comédie-Française à partir de 1982, statut qui consacre une carrière de plus de trois décennies au sein de l’institution. (Source : Comédie-Française, s.d.)
- César du meilleur acteur dans un second rôle pour « Un conte de Noël » d’Arnaud Desplechin, cérémonie 2009. (Source : Académie des César, s.d. ; DVDDrama, 2009)
- Nominations aux César du cinéma pour ses rôles au cours des années 2000, notamment pour son travail chez Desplechin. (Source : Académie des César, s.d.)
- Trois Molières du comédien en 1991, 1996 et 2002. (Source : Wikipedia, 2017)
- Entrée à la Comédie-Française en 1950, sociétaire en 1960, sociétaire honoraire en 1982. (Source : Comédie-Française, s.d.)
En 2009, lors de la 34e cérémonie des César, il obtient pour la première fois le César du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation d’Abel Vuillard dans « Un conte de Noël ». (Source : Académie des César, s.d. ; DVDDrama, 2009) Cette distinction, intervenue tard dans sa carrière, souligne la visibilité nouvelle que lui offrent ses collaborations avec Arnaud Desplechin au tournant des années 2000. (Source : IMDb, s.d. ; Académie des César, s.d.) Elle consacre également un itinéraire d’acteur qui traverse plusieurs décennies de théâtre public et de cinéma d’auteur. (Source : Le Monde, 2009)
Films et séries avec Jean-Paul Roussillon
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