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Annie Ducaux - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
42
Né
10/09/1908
Lieu de naissance
Besançon, Doubs, France
Décédé
31/12/1996 (88 ans)

Annie Ducaux: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Annie Ducaux en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

40

œuvres recensées

39 films · 1 série

Première année recensée
1932
Dernière année recensée
1981

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Annie Ducaux, née à Besançon le 10 septembre 1908, suit très tôt une formation dramatique structurée et intègre le Conservatoire à l’âge de seize ans, où elle obtient un premier prix de comédie dans la classe de Raphaël Duflos (Source : Comédie-Française, 2023) (Source : TV-Programme, 2023). Cette distinction ouvre directement la voie à une carrière sur les scènes publiques, en particulier à l’Odéon, où elle crée en 1929 le personnage d’Aude, rôle qui marque son inscription durable dans le paysage théâtral français (Source : Comédie-Française, 2023). Au fil des années 1930, elle s’impose comme une interprète familière des grands répertoires comique et dramatique, alternant pièces de boulevard et théâtre d’auteurs, dans un contexte où les institutions parisiennes structurent fortement les parcours d’acteurs (Source : Comédie-Française, 2023). Parallèlement, elle commence à apparaître au cinéma, se partageant entre les plateaux de tournage et les scènes institutionnelles, ce qui contribue à installer son image auprès d’un public plus large (Source : Cinémathèque française, 1997). Cette articulation précoce entre formation classique, reconnaissance institutionnelle et premiers pas devant la caméra conditionne durablement la suite de sa carrière (Source : Cinémathèque française, 1997).

Entrée à la Comédie-Française et carrière au répertoire

Annie Ducaux rejoint la Comédie-Française en 1946, dans un moment charnière pour le théâtre public d’après-guerre, et y débute notamment dans « Bérénice » mise en scène par Gaston Baty, ce qui l’inscrit d’emblée au cœur du répertoire classique (Source : Comédie-Française, 2023). Elle devient sociétaire en 1948, puis reste liée à la maison pendant près de trente-cinq ans, avant de prendre sa retraite en 1982 et d’être nommée sociétaire honoraire la même année (Source : Comédie-Française, 2023) (Source : TV-Programme, 2023). Au sein de la troupe, elle interprète les œuvres de Molière, Shakespeare, Racine, Henry de Montherlant, Jean Giraudoux, Eugène Ionesco ou encore Georges Feydeau, alternant comédie et tragédie dans une continuité qui reflète la diversité du répertoire national (Source : TV-Programme, 2023). Cette présence prolongée dans la première scène française fait d’elle une figure marquante de la Comédie-Française de l’après-guerre, régulièrement distribuée dans des rôles de premier plan au sein des grandes mises en scène de la maison (Source : Comédie-Française, 2023). Son parcours illustre ainsi la place centrale accordée aux sociétaires dans la transmission et l’interprétation des textes du patrimoine dramatique (Source : TV-Programme, 2023).

Travaux au théâtre hors Comédie-Française

Avant et parallèlement à sa carrière à la Comédie-Française, Annie Ducaux se distingue sur d’autres scènes parisiennes, notamment au théâtre de l’Odéon où elle crée en 1929 le rôle d’Aude, confirmant son inscription dans un réseau de théâtres institutionnels majeurs (Source : Comédie-Française, 2023). Au Gymnase, elle incarne en 1945 Marie d’Agoult dans « Rêves d’amour » de René Fauchois, production qui s’inscrit dans le contexte de la reprise de la vie théâtrale à la Libération (Source : Comédie-Française, 2023). Elle retourne ensuite à l’Odéon pour jouer « Tristan et Yseut » dans l’adaptation de Joseph Bédier, confirmant une pratique de répertoire où les grandes figures de la littérature et de la légende occupent une place notable (Source : Comédie-Française, 2023). Ces engagements hors Comédie-Française contribuent à façonner une trajectoire où les institutions théâtrales se répondent, entre théâtre national et scènes privées (Source : Comédie-Française, 2023). En parallèle, sa participation à ces productions témoigne de la continuité de son activité scénique à travers les périodes de crise et de reconstruction culturelle du XXe siècle (Source : Comédie-Française, 2023).

Parcours cinématographique : des années 1930 à l’après-guerre

Annie Ducaux commence à apparaître au cinéma au début des années 1930, dans des productions françaises qui associent souvent réalisateurs confirmés et acteurs de théâtre (Source : Cinémathèque française, 1997). Elle figure ainsi dans « Coup de feu à l’aube » de Serge de Poligny en 1932, puis enchaîne avec plusieurs films de 1933 comme « L’Agonie des aigles » de Roger Richebé, « Le Fakir du grand hôtel » de Pierre Billon ou « Le Gendre de Monsieur Poirier » réalisé par Marcel Pagnol (Source : Cinémathèque française, 1997). En 1934, elle tourne notamment « Cessez le feu » de Jacques de Baroncelli, « Nuit de mai » codirigé par Gustav Ucicky et Henri Chomette, ainsi que « Le Petit Jacques » de Gaston Roudès, s’inscrivant dans une production foisonnante de l’entre-deux-guerres (Source : Cinémathèque française, 1997). Elle collabore à plusieurs reprises avec Abel Gance, dans « Un grand amour de Beethoven » et « Le Voleur de femmes » en 1936, ce qui témoigne de la confiance d’un cinéaste majeur dans son interprétation (Source : Cinémathèque française, 1997). Dans la seconde moitié des années 1930, elle continue d’alterner drames et mélodrames, notamment « Les Filles du Rhône » de Jean-Paul Paulin, « Prison sans barreaux » et « Conflit » de Léonide Moguy, ainsi que « La Vierge folle » d’Henri Diamant-Berger (Source : Cinémathèque française, 1997).

Films marquants et collaborations au cinéma

À la fin des années 1930, Annie Ducaux apparaît dans « L’Empreinte du dieu » de Léonide Moguy et « L’Homme du Niger » de Jacques de Baroncelli, films qui prolongent sa présence dans le cinéma français de la veille de guerre (Source : Cinémathèque française, 1997). Elle tourne également « Tempête » de Dominique Bernard-Deschamps en 1939, puis poursuit dans les années 1940 avec « Dernière aventure » de Robert Péguy en 1941, « L’Inévitable Monsieur Dubois » de Pierre Billon en 1942 ou encore « Pontcarral, colonel d’Empire » de Jean Delannoy la même année (Source : Cinémathèque française, 1997). En 1943, elle joue dans « Le Bal des passants » de Guillaume Radot, avant de participer à « Florence est folle » de Georges Lacombe en 1944, ce qui l’inscrit dans des registres variés, du film de mœurs à la comédie (Source : Cinémathèque française, 1997). L’après-guerre la voit tenir des rôles dans « Rendez-vous à Paris » de Gilles Grangier, « Rêves d’amour » de Christian Stengel et « Les Requins de Gibraltar » d’Émile Edwin Reinert, tous sortis en 1946-1947, renforçant la continuité de son activité à l’écran (Source : Cinémathèque française, 1997). En 1949, elle figure dans « La Patronne » de Robert Dhéry et « Le Roi » de Marc-Gilbert Sauvajon, avant de retrouver le grand écran dans « Les Grandes familles » de Denys de La Patellière en 1958, où elle donne la réplique notamment à Jean Gabin (Source : Cinémathèque française, 1997) (Source : AlloCiné, 2023).

Derniers rôles à l’écran et télévision

Au tournant des années 1960, Annie Ducaux participe à « La Princesse de Clèves » de Jean Delannoy, où elle incarne Diane de Poitiers, rôle considéré comme l’un de ses derniers au cinéma, le film étant souvent cité comme sa dernière apparition sur grand écran en 1961 (Source : Cinémathèque française, 1997) (Source : AlloCiné, 2023) (Source : Wikipédia, 2007). Elle tient également un rôle dans « La Belle Américaine » de Robert Dhéry, sorti la même année, ce qui prolonge sa collaboration avec le cinéaste après « La Patronne » (Source : Cinémathèque française, 1997). Pour la télévision, elle interprète à deux reprises la reine Marie-Antoinette, d’abord en 1958 dans l’épisode « La mort de Marie-Antoinette » de la série « La caméra explore le temps » réalisée par Stellio Lorenzi, puis en 1963 dans la série « Le Chevalier de Maison-Rouge » de Claude Barma (Source : Wikipédia, 2007) (Source : AlloCiné, 2023). Cette présence sur le petit écran accompagne l’essor de la fiction télévisée historique en France et prolonge sa visibilité auprès du public au-delà des salles de cinéma (Source : Wikipédia, 2007). Elle apparaît encore à la télévision dans des adaptations théâtrales, comme « Électre » en 1972, où elle interprète Clytemnestre, et « La Folle de Chaillot » en 1980, ce qui témoigne de la continuité de ses collaborations avec les réalisateurs de télévision (Source : AlloCiné, 2023).

Distinctions et reconnaissance institutionnelle

Au fil de sa carrière, Annie Ducaux reçoit plusieurs distinctions qui soulignent sa place dans le paysage culturel français (Source : TV-Programme, 2023). Elle est faite commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes décorations civiles françaises, ce qui marque la reconnaissance de l’État pour sa contribution au théâtre et au cinéma (Source : TV-Programme, 2023) (Source : European Film Star Postcards, 2017). Elle est également nommée officier des Arts et des Lettres, ordre honorifique qui distingue les personnalités ayant porté une contribution notable aux arts ou aux lettres en France et dans le monde (Source : TV-Programme, 2023) (Source : European Film Star Postcards, 2017). Sa longue appartenance à la Comédie-Française, couronnée par le statut de sociétaire honoraire à partir de 1982, renforce par ailleurs cette reconnaissance institutionnelle, dans un système où la carrière au sein de la troupe constitue en soi un signe de prestige professionnel (Source : Comédie-Française, 2023) (Source : TV-Programme, 2023). La conjugaison de ces distinctions et de cette trajectoire au sein des grandes institutions publiques résume la manière dont son parcours s’inscrit dans l’histoire des arts du spectacle en France au XXe siècle (Source : TV-Programme, 2023).

Films et séries avec Annie Ducaux

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Les Grandes Familles (1958) - Affiche
6.9 / 10
Les Grandes Familles
Adèle Schoudler, femme de Noël
L'Inévitable M. Dubois (1943) - Affiche
7.2 / 10
L'Inévitable M. Dubois
Hélène Mareuil
L'Agonie des aigles (1933) - Affiche
6.4 / 10
L'Agonie des aigles
Lise Dorian
Florence est folle (1944) - Affiche
8.3 / 10
Florence est folle
Lucille
Conflit (1938) - Affiche
7.3 / 10
Conflit
Catherine Lafont
La vierge folle (1938) - Affiche
7.5 / 10
La vierge folle
Fanny Armaury

Galerie photos de Annie Ducaux

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

La Dame de chez Maxim (1981) - Affiche
La Duchesse de Valmonte
1981
Le verre d'eau (1976) - Affiche
La duchesse de Malborough
1976
Électre (1972) - Affiche
Clytemnestra
1972
Les Femmes savantes (1972) - Affiche
1972
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Inconnu
•
S10E12
•
Elle-même
•
S10E11
•
Elle-même
•
S10E10
•
Elle-même
•
S10E09
•
Elle-même
•
S10E08
•
Elle-même
1972
Le Chevalier de Maison Rouge (1963) - Affiche
Marie-Antoinette
1963
Le Chevalier de Maison Rouge (1963) - Affiche
Inconnu
•
S01E04
•
Marie-Antoinette
•
S01E03
•
Marie-Antoinette
•
S01E02
•
Marie-Antoinette
•
S01E01
•
Marie-Antoinette
1963
La Belle Américaine (1961) - Affiche
1961
La Princesse de Clèves (1961) - Affiche
Diane of Poitiers
1961
Port-Royal (1960) - Affiche
Sister Angélique de Saint-Jean
1960
Les Grandes Familles (1958) - Affiche
Adèle Schoudler, femme de Noël
1958
La Patronne (1950) - Affiche
The aviator Agnès de Louvigny
1950
Le Roi (1949) - Affiche
Therese Marnix
1949

Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Elle-même
1972

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.