Stephen Rea: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Stephen Rea en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
144
œuvres recensées
111 films · 33 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1982, « Angel » de Neil Jordan place Stephen Rea dans un long compagnonnage avec le cinéma irlandais. L’année précédente, il avait déjà été vu dans « La Compagnie des loups », puis il traverse les années 1980 avec « Le Docteur et les Assassins » en 1985. Né le 31 octobre 1946 à Belfast, il vient d’abord du théâtre et d’une formation à l’Abbey Theatre de Dublin, avant de jouer à la société Focus avec Gabriel Byrne et Colm Meaney.
Des scènes de Dublin aux premiers films
Le théâtre précède tout, chez Stephen Rea. À l’Université Queen’s de Belfast, il croise aussi l’écrivain Stewart Parker, relation qui se prolonge au-delà des années étudiantes. L’Abbey Theatre lui donne un cadre de travail précis, puis Dublin devient le lieu de ses premiers engagements visibles, avec la société Focus.
La télévision et le cinéma prennent ensuite le relais. En 1973, il apparaît dans « Angoisse » de Brian Clemens, épisode « K Is For Killing », où il joue Arden Buckley. En 1979, « Minder » lui confie Roddy Allan. Quelques années plus tard, les premiers longs métrages notés dans sa filmographie installent un rythme régulier, avec « Angel », « La Compagnie des loups » et « Le Docteur et les Assassins ».
En 1980, il participe à la fondation de la Field Day Theatre Company avec Tom Paulin, Brian Friel, Seamus Heaney et Seamus Deane. Cette création le relie à un théâtre pensé comme espace de travail collectif, pas comme simple prolongement d’une carrière d’écran. La même décennie, il garde ce double ancrage, entre plateau et image.
Neil Jordan, l’axe durable
En 1992, « The Crying Game » transforme la réception de Stephen Rea. Il y joue Fergus, et l’année suivante sa performance attire une nomination à l’Oscar du meilleur acteur et au BAFTA du meilleur acteur. Ce rôle ouvre une période de collaborations répétées avec Neil Jordan, devenu son interlocuteur le plus constant au cinéma.
En 1994, il retrouve Jordan dans « Entretien avec un vampire », où il interprète Santiago. La même année, « Angie » de Martha Coolidge le montre en Noel Riordan, tandis que « Prêt-à-porter » de Robert Altman lui confie Milo O’Brannigan. L’année suivante, il passe par « Citizen X » de Chris Gerolmo, puis retrouve Jordan en 1996 avec « Michael Collins », où il joue Ned Broy, et « Le Garçon boucher », dans le rôle de Benny Brady.
Cette période l’associe à plusieurs personnages d’autorité, d’ombre ou de fracture. Il surgit aussi dans « La Fin d’une liaison » en 1999, puis dans « Breakfast on Pluto » en 2005 avec le personnage de Bertie le magicien. Jordan le reprend encore en 2009 pour « Ondine », où il joue le prêtre, puis en 2018 dans « Greta » avec Brian Cody.
Les années 1990, entre cinéma d’auteur et rôles d’appui
La décennie 1990 multiplie les visages et les tonalités. En 1990, « Life Is Sweet » de Mike Leigh l’emploie dans le rôle de Patsy. L’année 1994 voit également « Angie », puis 1995 apporte « Between the Devil and the Deep Blue Sea » de Marion Hänsel, « All Men Are Mortal » d’Ate de Jong et « Citizen X ».
En 1996, la liste s’allonge avec « Trojan Eddie » de Gillies MacKinnon, « The Last of the High Kings » de David Keating, « Michael Collins » et « Le Garçon boucher ». Il passe ensuite par « Escape » en 1997, sous le nom de Sean Dowd, puis « Hacks » et « Double Frappe ». L’année 1998 apporte « Still Crazy : De retour pour mettre le feu » de Brian Gibson et « Prémonitions ».
À la fin de la décennie, il rejoint « The Life Before This », « I Could Read the Sky », « Guinevere » et « La Fin d’une liaison ». Le tempo reste soutenu, sans rupture nette entre production britannique, irlandaise ou américaine. En 2000, « La Vie à la folie » de John Carney le réunit à le Docteur Figure, puis « D’Artagnan » en 2001 lui donne Richelieu.
« V pour Vendetta » et les rôles de la maturité
En 2002, « Evelyn » de Bruce Beresford lui confie Michael, tandis que « Terreur.point.com » met en scène Alistair Pratt. La suite passe par « Memories » en 2003, « Proud » et « Bloom ». En 2004, « Le Bon pasteur » et « Control » complètent une série de rôles secondaires tenus avec régularité.
En 2005, « V pour Vendetta » de James McTeigue le montre en Inspecteur Finch. Le rôle revient plus d’une fois dans les notices qui le citent, signe de son importance dans sa filmographie, et il se déplace ici vers un registre plus politique et vigilant. La même année, « Tara Road » lui donne Colm.
L’année 2006 le retrouve dans « Sisters ». En 2007, « Stuck », « Jusqu’à la mort » et « Les Châtiments » poursuivent une présence très continue. En 2009, il joue dans « Espion(s) » de Nicolas Saada, « Nothing Personal » d’Urszula Antoniak, « Ondine » et « The Heavy ». Le rythme ne faiblit pas au passage vers les années 2010.
Télévision, séries et reconnaissance publique
La télévision reste un terrain stable. En 1996, le téléfilm « Le Crime du siècle » de Mark Rydell le voit dans la peau de Bruno Hauptmann. En 2011, « Roadkill » lui donne le rôle de Seamus, tandis que « The Shadow Line » apparaît aussi dans sa liste de crédits télévisés. En 2013, « Utopia » l’emploie en Conran Letts.
La suite garde cette circulation entre formats. En 2015, il joue Inspector Bucket dans « Dickensian ». En 2016, « Guerre & Paix » lui confie Vassily Kuragin. Puis viennent « Underworld : Nouvelle ère » en 2012 avec Dr. Jacob Lane, « The English » en 2022 avec Sheriff Robert Marshall, « Intimidation » en 2020 avec Martin Killane et « Le Club des miracles » en 2023, où il joue Frank Dunne.
En 2020, « Revelação » le fait apparaître en Fergus à partir d’images d’archives. En 2025, « Prime Target » annonce Professor James Alderman. En 2004, des doctorats honorifiques de l’Université Queen’s de Belfast et de l’Université d’Ulster viennent reconnaître sa contribution au théâtre et aux arts de la scène.
Films et séries avec Stephen Rea
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