Ernst Fritz Fürbringer: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ernst Fritz Fürbringer en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
184
œuvres recensées
152 films · 32 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 1987
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 30 octobre 1988, à Munich, Ernst Fritz Fürbringer s’éteint à 88 ans après une présence durable au théâtre, au cinéma et à la télévision allemands. Né le 27 juillet 1900 à Brunswick, il avait d’abord suivi un autre chemin avant de rejoindre la scène à Hambourg, où il prend des cours de théâtre. Son nom apparaît ensuite dans des productions des années 1930, puis dans une longue série de films et de téléfilms qui s’étend jusque dans les années 1980.
Des débuts à Hambourg
Après l’Abitur, Ernst Fritz Fürbringer s’engage dans la marine peu avant la fin de la Première Guerre mondiale. Après l’armistice, il rejoint un corps franc dans les pays baltes, puis suit une formation d’inspecteur des exploitations agricoles. Cette étape ne le détourne pas longtemps du théâtre.
À Hambourg, il prend des cours de théâtre et entre au Hamburger Kammerspiele en 1925. Il y reste jusqu’en 1935, avant de gagner Munich. Cette période installe une pratique scénique qui précède de peu son passage au cinéma, sans effacer son ancrage théâtral.
En 1932, il épouse Lizzi Rademacher. Le couple s’installe ensuite à Munich, où il devient également enseignant à l’Otto-Falckenberg-Schule. Cette activité pédagogique accompagne sa carrière d’interprétation et prolonge son rapport direct au jeu, sans le réduire aux seuls plateaux de tournage.
Le cinéma des années 1930 et 1940
En 1937, Ernst Fritz Fürbringer fait ses débuts au cinéma dans « Le Saut de la mort ». L’année suivante, il apparaît dans « Les étoiles brillent », puis dans plusieurs productions de la fin des années 1930. Ses emplois le conduisent vers des personnages de notables ou d’hommes de pouvoir, comme dans « Titanic » en 1943, où il joue Sir Joseph Bruce Ismay.
Au cours de ces années, il tourne aussi dans « Kameraden » en 1941. En 1940, il participe à « Der Feuerteufel » de Luis Trenker. La décennie suivante ne rompt pas ce rythme et l’emmène vers d’autres productions allemandes de l’après-guerre, où il reste sollicité pour des rôles de composition.
Après 1945, il figure dans « Le Cas Molander » en 1945, puis dans « Der Millionär » et « Spuk im Schloß » en 1947. En 1948, il joue dans « L’Homme à l’étoile changeante », avant d’apparaître dans « Die Reise nach Marrakesch » et « Der große Fall » en 1949. Cette suite de titres montre une présence régulière dans le cinéma germanophone de l’immédiat après-guerre.
Des rôles de caractère aux téléfilms
Au tournant des années 1950, il travaille dans « Kronjuwelen » en 1950, puis « Grenzstation 58 », « Die Dame in Schwarz » et « Der blaue Stern des Südens » en 1951. Les années suivantes prolongent cette présence avec « Gefangene Seele », « Zwei Menschen » et « Der weißblaue Löwe » en 1952, puis « Käpt’n Bay-Bay » et « Der Kaplan von San Lorenzo » en 1953.
En 1953, il apparaît dans « L’amour n’est pas un jeu », réalisé par Rudolf Jugert. Deux ans plus tard, il joue dans « C’est arrivé le 20 juillet ». En 1955 aussi, il participe à « Was bin ich? ». Il traverse ensuite « Pour l’amour d’une reine », « Un petit coin de paradis » et « La Nuit quand le diable venait » en 1957.
La fin des années 1950 et le début des années 1960 le voient revenir à plusieurs reprises dans des adaptations littéraires ou policières. Il figure dans « La Grenouille attaque Scotland Yard » en 1959, puis dans « Scotland Yard contre Cercle rouge » et « Scotland Yard contre le masque » en 1960. En 1963, il joue dans « Tim Frazer » et « Die Legende vom heiligen Trinker », avant « Vorsicht Mister Dodd », « La Morte de Beverly Hills » et « La Serrure aux treize secrets » en 1964.
Les années 1960 et 1970, entre cinéma et télévision
En 1965, Ernst Fritz Fürbringer apparaît dans « Der zerbrochene Krug », « Der Fall Michael Reiber », « Tante Frieda – Neue Lausbubengeschichten » et « Der arme Mann Luther ». L’année suivante, il joue dans « Commissaire X dans les griffes du dragon d’or » et surtout dans « Paris brûle-t-il? », où il interprète le général von Boineburg. Ce film le place dans un grand ensemble historique international, sans le détourner de ses autres engagements.
En 1967, il figure dans « Der Tod läuft hinterher » pour la télévision, puis dans « Willst Du nicht das Lämmlein hüten? ». L’année 1968 l’emmène vers « Othello », « König Richard II », « Novemberverbrecher - Eine Erinnerung » et « Der Reformator ». Il y revient en 1969 avec « L’extraordinaire évasion », où il tient les rôles de Kellerman et Elephant Keeper Kellermann, puis avec « Der Kommissar » dans l’épisode « Keiner hörte den Schuß ».
Au début des années 1970, il apparaît dans « Sir Henri Deterding » en 1970, puis dans « Commissaire X contre Tiger-Gang » et « Die heilige Johanna » en 1971. Il participe aussi à « Opération Walkyrie » la même année. En 1973, il joue dans « L’Éducation sentimentale » dans le rôle de Dambreuse, mais aussi dans « Tatort » avec l’épisode « Kressin und die zwei Damen aus Jade », dans « Le Serpent » et dans « Black Coffee », où il incarne Lord Amery.
Les dernières apparitions
En 1976, Ernst Fritz Fürbringer figure dans « Sperrmüll » dans le rôle de Johannes Gander. Il est encore présent en 1977 dans « Der Privatsekretär » et « Ein Tisch zu viert », puis dans « Wallenstein » en 1978. La télévision lui offre ensuite « Die Magermilchbande » en 1979, « Die Alten kommen » en 1980 et « L’Âge d’or » en 1981.
Il apparaît encore dans « Rom ist in der kleinsten Hütte » en 1982, puis dans « Kontakt bitte... », « Inspecteur Derrick » avec l’épisode « L’Intrus », « Martin Luther » et « Konsul Möllers Erben » en 1983. Suivent « Helga und die Nordlichter » en 1984, « Der Sonne entgegen » en 1985, puis « Lauter Glückspilze » et « La Clinique de la Forêt-Noire » en 1986 et 1986-1987.
Cette fin de carrière s’inscrit dans un rapport constant à la télévision allemande, sans abandon du cinéma ni du théâtre. Ernst Fritz Fürbringer laisse une présence étendue, bâtie sur des emplois de notables, de diplomates, de fonctionnaires ou de personnages historiques, de « Titanic » à « Paris brûle-t-il? », de « L’Éducation sentimentale » à « Black Coffee ».
Films et séries avec Ernst Fritz Fürbringer
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