Philippe Garrel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Philippe Garrel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
59
œuvres recensées
58 films · 1 série
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1967, Philippe Garrel tourne « Marie pour mémoire », premier long métrage mentionné dans son œuvre et point d’appui d’une filmographie qui restera longtemps liée à l’avant-garde. Né le 6 avril 1948 à Boulogne-Billancourt, il signe ensuite des films où reviennent la jeunesse contestataire, l’autobiographie et des figures proches, souvent filmées sans apprêt.
Des débuts dans le cinéma d’avant-garde
À 16 ans, il travaille comme stagiaire sur « Le Vieil Homme et l’Enfant » de Claude Berri. À la fin du tournage, il rachète des chutes de pellicule et réalise en 3 jours « Les Enfants désaccordés », court métrage où Maurice Garrel joue le père. Ce geste inaugural fixe une méthode rapide, artisanale, fondée sur des moyens réduits et une économie de tournage qui restera visible dans ses premiers films.
Il rejoint ensuite le groupe Zanzibar aux côtés de Bernadette Lafont, Jackie Raynal, Pierre Clémenti, Daniel Pommereulle, André Weinfeld et Jean-Pierre Kalfon. Fondé et financé par Sylvina Boissonnas, cet ensemble rassemble de jeunes artistes engagés dans un cinéma expérimental. Garrel y trouve un cadre proche de ses envies formelles, en marge des modes de production dominants.
En 1968, à la fin du mois de mai, il part à Munich pour tourner « Le Révélateur » avec Bernadette Lafont et Laurent Terzieff. La période s’ouvre aussi sur « Anémone », où il figure sous le nom de Philippe, le réalisateur. Ces films dessinent un cinéma réduit à l’essentiel matériel, avec des décors, des dialogues et une dramaturgie volontairement resserrés.
Nico, la rupture et l’autobiographie
La rencontre avec Nico oriente plusieurs films auxquels elle associe sa musique. Entre 1970 et 1972, Garrel tourne « La Cicatrice intérieure » au Nouveau-Mexique, en Islande, en Italie et en Égypte, puis « Les Hautes Solitudes », « Un ange passe » et « Le Berceau de cristal ». L’ampleur des déplacements compte moins que la relation entre les corps, les visages et les silences.
De sa séparation avec Nico naît « L’Enfant secret », récompensé par le prix Jean-Vigo en 1982. Le film marque aussi l’arrivée d’un autre temps dans son travail, avec Anne Wiazemsky et Henri de Maublanc. À partir des années 1980, Garrel revient vers le récit après une période plus expérimentale, et cette inflexion se lit dans « Liberté, la nuit » en 1984, où il confie le rôle masculin à son père et les rôles féminins à Emmanuelle Riva et Christine Boisson.
La même année, « Rue Fontaine », court métrage pour « Paris vu par... 20 ans après », le montre lui-même à l’écran aux côtés de Jean-Pierre Léaud et Christine Boisson. En 1987, « Les Ministères de l’art » réunit Jacques Doillon, Chantal Akerman, André Téchiné, Benoît Jacquot, Leos Carax, Juliet Berto et Werner Schroeter autour d’un entretien télévisé. Garrel revient ensuite sur l’histoire qu’il a vécue avec Nico dans « J’entends plus la guitare ».
Un cinéma du je
Son travail reste lié à une forme de récit autobiographique où les personnages prennent souvent son âge ou son horizon intime. Dans « Les Baisers de secours », il filme son fils Louis Garrel. Avec « La Naissance de l’amour », il aborde la vie de famille et les rapports amoureux depuis le point de vue d’un homme de 45 ans. Les Cahiers du cinéma y lisent une étape qui relance son travail après une impasse esthétique repérée à la fin des années 1970.
Dans ce même mouvement, Garrel tourne « Elle a passé tant d’heures sous les sunlights », puis fait appel à des scénaristes comme Jean-François Goyet ou à des écrivains comme Muriel Cerf et Marc Cholodenko. Les équipes de tournage et de montage deviennent plus structurées qu’à ses débuts. Peu après, « Le Vent de la nuit » en 1999 devient son plus important résultat en salles, avec 95 000 entrées.
Dans « Les Amants réguliers » en 2005, récit lié aux événements de mai 68, il confie le premier rôle masculin à Louis Garrel et assure aussi le montage et le scénario. Le film passe sur Arte devant 180 000 téléspectateurs puis rassemble 38 000 entrées en salles. Garrel y concentre plusieurs lignes de son travail, du souvenir politique à l’écriture familiale, sans quitter une mise en scène tenue par des plans fixes et des décors très peu chargés.
Récompenses, télévision et derniers films
La Mostra de Venise lui remet deux fois le Lion d’argent du meilleur réalisateur, en 1991 pour « J’entends plus la guitare » et en 2005 pour « Les Amants réguliers ». En recevant le prix en 2005, il dit se reconnaître dans l’idée d’un cinéaste français indépendant, heureux d’être distingué en Italie. Son travail garde pourtant une audience modeste, malgré l’attention régulière de la critique.
En 2007, il apparaît dans « Golem, l’esprit de l’exil » sous le nom de Le Fiancé d’Opra, puis dans « Zanzibar à Saint-Sulpice ». « Souvenirs souvenirs » paraît en 2008, avant « Un été brûlant » en 2011, pour lequel il signe aussi le scénario. L’année 2013 voit « La Jalousie », avec Louis Garrel et Anna Mouglalis.
En juin 2014, il tourne à Paris « L’Ombre des femmes » avec Clotilde Courau et Stanislas Merhar. Le film ouvre la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes 2015. Garrel donne aussi des cours de comédie au Conservatoire national supérieur d’art dramatique et dirige à plusieurs reprises ses élèves, prolongeant un rapport pratique au jeu et au plateau qui accompagne son travail de cinéaste.
Films et séries réalisés par Philippe Garrel
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Philippe Garrel
6 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.































































