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Hermine Karagheuz - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
19
Né
02/12/1938
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
30/04/2021 (82 ans)

Hermine Karagheuz: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Hermine Karagheuz en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

16

œuvres recensées

14 films · 2 séries

Première année recensée
1967
Dernière année recensée
2016

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Hermine Karagheuz naît le 2 décembre 1938 à Paris, où elle grandit avant de se tourner vers les arts du spectacle, dans un contexte marqué par la présence d’une diaspora arménienne active sur le plan culturel (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011). Dès le milieu des années 1960, elle apparaît au cinéma dans le film documentaire-fiction Le Désordre à vingt ans de Jacques Baratier, tourné autour du milieu étudiant parisien et sorti en 1966 (Source : Wikipédia, 2011). Cette première expérience filmique s’inscrit dans un moment de bouillonnement artistique et politique, qui nourrit de nombreux projets mêlant expérimentation formelle et observation sociale (Source : Wikipédia, 2011). Parallèlement, elle découvre la scène théâtrale, où elle commence à travailler avec des metteurs en scène qui s’intéressent à des formes contemporaines et à des écritures engagées (Source : Nouvel Hay, 2021). Elle choisit rapidement un parcours où se combinent jeu d’actrice, écriture et, plus tard, photographie, construisant ainsi une trajectoire pluridisciplinaire (Source : Nouvel Hay, 2021 ; Théâtre du blog, 2021).

En 1967, elle débute comme comédienne de théâtre dans Monsieur Fugue de Liliane Atlan, mis en scène par Roland Monod, spectacle qui aborde la mémoire de la Shoah et s’inscrit dans un théâtre de texte fortement politique (Source : Nouvel Hay, 2021 ; Instagram, 2023). Cette même année, elle apparaît à la télévision britannique dans la collection The Wednesday Play avec l’épisode Pitchi Poi ou la parole donnée, écrit par François Billetdoux, qui interroge les mécanismes de la parole et de la promesse dans un contexte marqué par la Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipédia, 2011). Ce double ancrage, entre un théâtre de recherche et des productions audiovisuelles exigeantes, oriente durablement son parcours (Source : Wikipédia, 2011). Dès ses débuts, elle fréquente des auteurs et metteurs en scène portés vers des écritures modernes, ce qui lui ouvre un espace singulier dans le paysage théâtral et cinématographique français (Source : Nouvel Hay, 2021 ; Wikipédia, 2011).

Carrière cinématographique et collaboration avec Jacques Rivette

Au tournant des années 1970, Hermine Karagheuz entame une collaboration déterminante avec Jacques Rivette, figure majeure du cinéma d’auteur français, qui la dirige dans plusieurs de ses films (Source : Wikipédia, 2011 ; IMDb, 2021). Elle joue d’abord Marie dans le projet-fleuve Out 1, tourné en 1970-1971, puis dans sa version remontée Out 1 : Spectre, qui condense le matériau original et circulera davantage en salles et en festivals (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011). Dans ces œuvres, elle s’inscrit au cœur d’un dispositif de jeu fondé sur l’improvisation, la durée et la circulation des acteurs dans un récit éclaté, emblématique de la démarche de Rivette (Source : Wikipédia, 2011). Quelques années plus tard, elle retrouve le cinéaste pour Duelle (1976), où elle interprète le rôle de Lucie, personnage pris dans une intrigue mêlant fantastique, polar et motif mythologique (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011).

En parallèle de cette collaboration, elle tourne dans plusieurs films de cinéma d’auteur français des années 1970. En 1976, elle apparaît dans Mr. Klein de Joseph Losey, où elle interprète une jeune ouvrière dans un récit situé pendant l’Occupation, porté par Alain Delon et centré sur les mécanismes de persécution et d’identification administrative (Source : IMDb, 2021 ; Nouvel Hay, 2024). La même année, elle joue Camille dans Lumière de Jeanne Moreau, film choral consacré à la trajectoire de plusieurs femmes, qui marque la carrière de la réalisatrice-actrice (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011). Toujours en 1976, elle figure dans Mon cœur est rouge de Michèle Rosier, où elle interprète une motocycliste, s’inscrivant dans une œuvre attentive aux personnages féminins et aux transformations sociales de l’époque (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011). Cette présence dans des films d’auteurs majeurs contribue à inscrire son nom dans un réseau de productions exigeantes, souvent présentées dans les festivals internationaux (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011).

Travaux télévisuels et rôles marquants à l’écran

En parallèle de son travail au cinéma, Hermine Karagheuz développe une activité régulière à la télévision française à partir des années 1970 (Source : Wikipédia, 2011). En 1972, elle incarne Éponine dans le feuilleton Les Misérables réalisé par Marcel Bluwal, adaptation en plusieurs épisodes du roman de Victor Hugo, diffusée à la télévision publique et saluée pour sa direction d’acteurs et son ambition dramaturgique (Source : Nouvel Hay, 2021 ; Wikipédia, 2011). Cette interprétation lui offre une visibilité accrue auprès d’un large public, tout en s’inscrivant dans une tradition de dramatiques télévisées faisant appel à des comédiens de théâtre (Source : Nouvel Hay, 2021). En 1973, elle participe à la série Les Thibault, adaptation de l’œuvre de Roger Martin du Gard, où elle interprète Alfreda dans deux épisodes, poursuivant son exploration de personnages liés à de grandes fresques romanesques (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011).

La fin de la décennie et le début des années 1980 la voient encore présente dans plusieurs fictions télévisées. Elle apparaît dans la série Docteur Erika Werner en 1978, où elle incarne Josée dans deux épisodes, dans le cadre d’un format feuilletonnant qui met en scène les enjeux médicaux et sociaux de l’époque (Source : IMDb, 2021). En 1982, elle tient le rôle-titre d’Électre dans un téléfilm adapté de Jean Giraudoux, prolongeant ainsi son lien avec le répertoire théâtral au médium télévisuel (Source : IMDb, 2021 ; Nouvel Hay, 2021). Cette même année, elle est au générique de la mini-série Deuil en vingt-quatre heures, dont la diffusion s’inscrit dans une programmation dramatique centrée sur les crises familiales et sociales (Source : IMDb, 2021). Plus tard, elle figure encore dans Secret Défense de Jacques Rivette en 1998, où elle interprète une infirmière, et dans Nocturama de Bertrand Bonello en 2016, où elle joue Patricia, témoignant de la continuité de ses collaborations avec des cinéastes d’auteur sur plusieurs décennies (Source : IMDb, 2021 ; ElCinema, 2021).

Parcours théâtral et collaborations scéniques

Le théâtre occupe une place centrale dans la carrière d’Hermine Karagheuz, qui s’impose comme comédienne sur les scènes françaises à partir de la fin des années 1960 (Source : Nouvel Hay, 2021 ; Wikipédia, 2025). En 1967, elle joue dans Monsieur Fugue de Liliane Atlan, mis en scène par Roland Monod, pièce qui interroge la mémoire de la destruction des Juifs d’Europe à travers un dispositif mêlant réalisme et onirisme (Source : Nouvel Hay, 2021). Deux ans plus tard, en 1969, elle apparaît dans Je ne veux pas mourir idiot de Georges Wolinski, mis en scène par Claude Confortès, spectacle emblématique d’un théâtre politique et satirique issu de la presse et du dessin (Source : Nouvel Hay, 2021). La même année, elle participe à Syllabaire pour Phèdre de Maurice Ohana, dirigé par Daniel Chabrun et mis en scène par Roger Kahane, qui propose un travail musical et textuel autour du mythe de Phèdre (Source : Nouvel Hay, 2021).

Au début des années 1970, elle multiplie les collaborations, notamment avec Patrice Chéreau, qui la dirige dans La Dispute de Marivaux en 1973 au Théâtre de la Musique à Paris (Source : Wikipédia, 2025 ; Nouvel Hay, 2021). Cette relation artistique se poursuit avec Les Paravents de Jean Genet, montée en 1983, où Chéreau réinvestit la pièce dans un contexte post-colonial toujours sensible (Source : Nouvel Hay, 2021). Elle joue également dans Les larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder en 1979, mise en scène par Dominique Quéhec, puis dans Électre de Jean Giraudoux en 1981 sous la direction de Simone Turck (Source : Nouvel Hay, 2021). En 1986, elle participe aux Élégies de Duino de Rainer Maria Rilke présentées au Festival d’Avignon, dans une forme scénique conçue comme une lecture-spectacle, moment marquant de la manifestation dirigée par Alain Crombecque (Source : Nouvel Hay, 2021 ; Wikipédia, 2025).

Écriture dramatique, radio et activités littéraires

Au-delà du jeu, Hermine Karagheuz développe un travail d’autrice dramatique et de créatrice radiophonique, qui prolonge ses préoccupations poétiques et politiques (Source : Nouvel Hay, 2021). Elle écrit la pièce De quelle falaise ?, présentée au Festival du Marais, qu’elle met également en scène, affirmant ainsi une position d’artiste complète sur le plateau (Source : Nouvel Hay, 2021). En 1982, elle reprend ce matériau dans De quelle falaise dites-vous ?, qu’elle met en scène au théâtre et dans lequel elle joue, spectacle porté notamment par le comédien Marcel Bozonnet (Source : Nouvel Hay, 2021). Elle est par ailleurs l’autrice de La lune avait l’épaisseur d’un cil, pièce publiée chez Lansman, diffusée sur Radio Suisse Romande et présentée au Festival de la Francophonie entre Limoges et Bruxelles, ce qui inscrit son travail dans un réseau francophone international (Source : Nouvel Hay, 2021).

Son activité radiophonique se poursuit avec la pièce 31/12/99 – élégie, diffusée sur France Culture, qui prolonge son intérêt pour la poésie et les formes hybrides entre texte, voix et paysage sonore (Source : Nouvel Hay, 2021). Elle collabore aussi à la revue L’Autre Journal, mensuel où elle signe des articles et présente certaines de ses photographies, articulant écriture, regard documentaire et réflexion sur l’image (Source : Nouvel Hay, 2021). En 2002, elle publie chez Séguier-Archimbaud l’ouvrage Roger Blin – Une dette d’amour, consacré au metteur en scène et acteur, qui retrace son parcours artistique et son importance dans l’histoire du théâtre du XXe siècle (Source : Nouvel Hay, 2021). À travers ces différentes activités, elle s’inscrit dans une tradition d’artistes qui conjuguent pratique scénique, écriture dramatique et contribution critique aux débats culturels (Source : Nouvel Hay, 2021).

Photographie, engagements culturels et fin de carrière

La photographie constitue un autre volet important de l’activité d’Hermine Karagheuz, qui accompagne son travail de comédienne et d’écrivaine (Source : Nouvel Hay, 2021). Elle participe par ses photographies à l’exposition Mémoires arméniennes au parc de la Villette en 2006, projet qui interroge l’histoire, la mémoire et la transmission au sein de la communauté arménienne et au-delà (Source : Nouvel Hay, 2021). Son travail d’images s’articule avec un engagement pour la culture arménienne, qu’elle défend en tant que descendante de cette diaspora, notamment par des voyages en Arménie et des projets documentaires liés au pays (Source : Nouvel Hay, 2021). Sa pratique photographique, tournée vers les nuages et les paysages, est mentionnée comme un prolongement visuel de son intérêt pour la poésie et la contemplation (Source : Nouvel Hay, 2021 ; Théâtre du blog, 2021).

Sur la fin de sa carrière, Hermine Karagheuz continue d’apparaître ponctuellement au cinéma, comme dans Secret Défense (1998) de Jacques Rivette, puis dans Nocturama (2016) de Bertrand Bonello, film qui explore la question de la violence politique et des attentats dans la France contemporaine (Source : IMDb, 2021). Sa filmographie compte au total une vingtaine de rôles à l’écran, auxquels s’ajoutent de nombreuses participations théâtrales et radiophoniques, ainsi qu’une présence dans le domaine de la photographie et de l’édition (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011). Elle meurt le 30 avril 2021 à Paris, à l’âge de 82 ans, laissant l’image d’une artiste aux multiples facettes, active sur plusieurs fronts de la création contemporaine française (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2011). Ses collaborations avec des metteurs en scène et cinéastes comme Jacques Rivette, Patrice Chéreau, Joseph Losey ou Bertrand Bonello attestent d’un parcours traversant plusieurs générations de l’art du spectacle en France (Source : IMDb, 2021 ; Wikipédia, 2025).

Filmographie sélective

  • 1966 : Le Désordre à vingt ans de Jacques Baratier – rôle non précisé (Source : Wikipédia, 2011).
  • 1971 : Out 1 de Jacques Rivette – Marie (Source : IMDb, 2021).
  • 1972 : Out 1 : Spectre de Jacques Rivette – Marie (Source : IMDb, 2021).
  • 1972 : Les Misérables de Marcel Bluwal (télévision) – Éponine (Source : Nouvel Hay, 2021).
  • 1973 : Les Thibault (série TV) – Alfreda, 2 épisodes (Source : IMDb, 2021).
  • 1976 : Duelle de Jacques Rivette – Lucie (Source : IMDb, 2021).
  • 1976 : Mr. Klein de Joseph Losey – la jeune ouvrière (Source : IMDb, 2021 ; Nouvel Hay, 2024).
  • 1976 : Lumière de Jeanne Moreau – Camille (Source : IMDb, 2021).
  • 1976 : Mon cœur est rouge de Michèle Rosier – la motocycliste (Source : IMDb, 2021).
  • 1978 : Docteur Erika Werner (série TV) – Josée, 2 épisodes (Source : IMDb, 2021).
  • 1980 : Merry-Go-Round de Jacques Rivette – L’Autre (Source : IMDb, 2021).
  • 1982 : Électre (téléfilm) – Électre (Source : IMDb, 2021).
  • 1998 : Secret Défense de Jacques Rivette – l’infirmière (Source : IMDb, 2021).
  • 2016 : Nocturama de Bertrand Bonello – Patricia (Source : IMDb, 2021).

Principales œuvres et activités littéraires

  • De quelle falaise ?, pièce de théâtre, présentée au Festival du Marais (Source : Nouvel Hay, 2021).
  • De quelle falaise dites-vous ?, texte et mise en scène pour le théâtre, créé avec Marcel Bozonnet (Source : Nouvel Hay, 2021).
  • La lune avait l’épaisseur d’un cil, pièce éditée chez Lansman, diffusée sur Radio Suisse Romande, présentée au Festival de la Francophonie Limoges-Bruxelles (Source : Nouvel Hay, 2021).
  • 31/12/99 – élégie, pièce radiophonique diffusée sur France Culture (Source : Nouvel Hay, 2021).
  • Articles et photographies pour le mensuel L’Autre Journal (Source : Nouvel Hay, 2021).
  • Roger Blin – Une dette d’amour, essai biographique, éditions Séguier-Archimbaud, 2002 (Source : Nouvel Hay, 2021).
  • Participation photographique à l’exposition Mémoires arméniennes, parc de la Villette, 2006 (Source : Nouvel Hay, 2021).

Films et séries avec Hermine Karagheuz

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Merry-Go-Round (1981) - Affiche
7.2 / 10
Merry-Go-Round
The other one
Out 1 (1990) - Affiche
7.2 / 10
Out 1
Marie
Guns (1980) - Affiche
6 / 10
Guns
Katrin
Mon cœur est rouge (1977) - Affiche
4.4 / 10
Mon cœur est rouge
La motocycliste
La Mémoire courte (1982) - Affiche
5.3 / 10
La Mémoire courte
Irene Jaucourt

Rôles de Hermine Karagheuz

Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.

Galerie photos de Hermine Karagheuz

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Nocturama (2016) - Affiche
Patricia
2016
Secret défense (1998) - Affiche
L'infirmière
1998
Out 1 (1990) - Affiche
Marie
1990
La Mémoire courte (1982) - Affiche
Irene Jaucourt
1982
Merry-Go-Round (1981) - Affiche
The other one
1981
Guns (1980) - Affiche
Katrin
1980
Mon cœur est rouge (1977) - Affiche
La motocycliste
1977
Mr. Klein (1976) - Affiche
Young Worker
1976
Lumière (1976) - Affiche
Camille
1976
Les Misérables (1972) - Affiche
Éponine
1972
Les Misérables (1972) - Affiche
Inconnu
•
S01E02
•
Éponine
•
S01E01
•
Éponine
1972
Out 1 : Noli me tangere (1971) - Affiche
Marie
1971

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.