Juliet Berto: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Juliet Berto en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
58
œuvres recensées
57 films · 1 série
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Née le 16 janvier 1947 à Grenoble sous le nom d’Annie Lucienne Marie Louise Jamet, Juliet Berto s’impose à la fin des années 1960 comme l’un des visages récurrents du cinéma d’auteur français, notamment au sein de la Nouvelle Vague. (Source : Wikipédia, 2024) Elle apparaît d’abord dans l’entourage de Jean-Luc Godard, qui lui confie des rôles dans une série de films tournés entre 1967 et 1968, période marquée par une intense effervescence politique et esthétique. (Source : New Wave Film, 2007) En 1967, elle joue ainsi dans « La Chinoise », où elle incarne Yvonne, puis dans « Deux ou trois choses que je sais d’elle », où elle figure comme « la fille avec Robert », s’inscrivant très tôt dans un cinéma qui interroge les mutations sociales de la France contemporaine. (Source : AlloCiné, 2023) La même année, elle participe à « Week-end », film manifeste de Godard, où elle interprète notamment la femme impliquée dans un accident de voiture, rôle bref mais emblématique d’un cinéma fragmenté et volontairement dissonant. (Source : AlloCiné, 2023) Ces premières collaborations la placent immédiatement dans une sphère artistique exigeante, où elle s’affirme comme interprète disponible aux expérimentations de mise en scène et aux formes narratives non conventionnelles. (Source : New Wave Film, 2007)
Années Godard et ancrage dans la Nouvelle Vague
La collaboration entre Juliet Berto et Jean-Luc Godard se prolonge au tournant des années 1970, période durant laquelle elle devient l’une des présences féminines les plus reconnaissables du cinéma militant et essayiste de ce dernier. (Source : New Wave Film, 2007) En 1967, elle apparaît dans « Le Gai Savoir », où elle incarne le personnage de Patricia Lumumba, figure symbolique d’un dispositif pédagogique et politique qui détourne les codes de la fiction classique. (Source : AlloCiné, 2023) En 1970, elle tourne dans « Vladimir et Rosa », coréalisé par Godard et Jean-Pierre Gorin, où elle est créditée sous le prénom Juliet et interprète une militante hippie, participant à l’exploration d’une veine plus explicitement politique du Groupe Dziga Vertov. (Source : AlloCiné, 2023) Parallèlement, elle est présente dans des œuvres périphériques comme le court métrage publicitaire « Publicité Schick », qui témoigne de la circulation des acteurs de la Nouvelle Vague entre cinéma de recherche et productions plus utilitaires. (Source : AlloCiné, 2023) Cet ensemble de collaborations, concentré sur quelques années, contribue à associer durablement son nom à un cinéma en rupture avec les standards de la production française dominante. (Source : New Wave Film, 2007)
Travail avec Jacques Rivette et cinéma d’auteur des années 1970
Au-delà de Godard, Juliet Berto trouve dans l’univers de Jacques Rivette un champ d’expérimentation décisif pour son parcours d’actrice. (Source : Wikipédia, 2024) Elle collabore avec lui sur le projet fleuve « Out 1 : Noli me tangere », tourné en 1970 et décliné en plusieurs épisodes, où elle interprète le personnage de Frédérique, rôle qui lui permet de traverser différentes strates narratives et de s’inscrire dans une structure ouverte, quasi improvisée. (Source : AlloCiné, 2023) Une version condensée, « Out 1 : Spectre », sortie en 1971, resserre ce matériau, mais maintient la place centrale de son personnage dans l’entrelacs des intrigues. (Source : AlloCiné, 2023) En 1974, Rivette lui confie l’un des rôles-titres de « Céline et Julie vont en bateau », où elle incarne Céline, partenaire de Jeanne Balibar… pardon, de Dominique Labourier, dans un récit labyrinthique mêlant fantaisie, jeu théâtral et réécriture ludique des codes du récit. (Source : AlloCiné, 2023) Sur ce film, Berto intervient également comme scénariste, participant à l’élaboration d’une œuvre qui deviendra l’un des titres de référence du cinéma d’auteur des années 1970. (Source : AlloCiné, 2023)
Filmographie marquante au cinéma
Entre la fin des années 1960 et le milieu des années 1980, Juliet Berto construit une filmographie dense, où se côtoient productions d’auteur et films plus classiques du paysage français. (Source : AlloCiné, 2023) En 1969, elle apparaît dans « Slogan » de Pierre Grimblat, aux côtés de Serge Gainsbourg, dans un rôle de secrétaire, ce qui marque une première incursion dans un cinéma plus grand public. (Source : AlloCiné, 2023) Au début des années 1970, elle joue dans « Un été sauvage » (1970), « Camarades » (1970) et « La Cavale » (1971), puis enchaîne avec « Sex-shop » (1972) de Claude Berri, où elle interprète Isabelle, et « Les Caïds » (1972), confirmant son ancrage dans le cinéma français de cette décennie. (Source : AlloCiné, 2023) En 1974, elle tient un rôle dans « Le milieu du monde » d’Alain Tanner, où elle est créditée sous le prénom Juliette, ainsi que dans « Le Protecteur » et « Le Mâle du siècle », ce qui illustre son passage régulier entre productions françaises et coproductions européennes. (Source : AlloCiné, 2023) À la fin des années 1970, elle participe à « L’Argent des autres » (1978) et, en 1976, à « Monsieur Klein » de Joseph Losey, où elle interprète Janine, confirmant sa présence dans des films portés par une distribution prestigieuse et une forte dimension politique. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1967 : « La Chinoise », rôle d’Yvonne. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1967 : « Deux ou trois choses que je sais d’elle », rôle de la fille avec Robert. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1967 : « Week-end », rôle de la femme dans l’accident de voiture / membre du FLSO. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1970-1971 : « Out 1 : Noli me tangere » et « Out 1: Spectre », rôle de Frédérique. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1972 : « Sex-shop », rôle d’Isabelle. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1974 : « Céline et Julie vont en bateau », rôle de Céline. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1976 : « Monsieur Klein », rôle de Janine. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1978 : « L’Argent des autres », rôle d’Arlette Rivière. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1980 : « Mur, murs », rôle de la visiteuse. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1985 : « La Vie de famille », rôle de Mara. (Source : AlloCiné, 2023)
Passage à l’écriture et à la réalisation
Au début des années 1980, Juliet Berto élargit son champ d’activité en se tournant vers l’écriture de scénarios et la réalisation, tout en demeurant interprète. (Source : Wikipédia, 2024) En 1981, elle coréalise avec Jean-Henri Roger le long métrage « Neige », dont elle cosigne également le scénario et dans lequel elle tient le rôle principal d’Anita, vendeuse de bar plongée dans un milieu parisien marqué par la marginalité et la petite délinquance. (Source : AlloCiné, 2023) Le film est présenté au Festival de Cannes, où il reçoit le Prix du jeune cinéma en 1981, ce qui consacre l’entrée de Berto dans le champ de la mise en scène. (Source : Wikipédia, 2024) En 1983, elle retrouve Jean-Henri Roger pour « Cap Canaille », dont elle est à nouveau coréalisatrice et coscénariste, et dans lequel elle interprète Paula Baretto, confirmant un intérêt pour des récits urbains aux contours souvent noirs. (Source : AlloCiné, 2023) En 1984, elle réalise « Havre », film pour lequel elle est créditée comme réalisatrice et scénariste, prolongeant ainsi une démarche d’autrice qui associe étroitement écriture, direction d’acteurs et ancrage dans des espaces sociaux précis. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1981 : « Neige », coréalisation et coscénario, rôle d’Anita. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1983 : « Cap Canaille », coréalisation et coscénario, rôle de Paula Baretto. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1984 : « Havre », réalisation et scénario. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1974 : contribution au scénario de « Céline et Julie vont en bateau ». (Source : AlloCiné, 2023)
Travaux au théâtre et engagements dans les années 1970–1980
Le parcours de Juliet Berto ne se limite pas au cinéma, puisqu’elle s’inscrit également dans le champ théâtral, notamment à travers la création en France, en 1977, de la pièce « La Vie singulière d’Albert Nobbs », adaptée de George Moore et mise en scène par Simone Benmussa. (Source : Wikipédia, 2007) Cette participation s’inscrit dans un mouvement plus large de circulation entre scène et écran, fréquent chez les interprètes de sa génération. (Source : CNC, 2022) Par ailleurs, au cours des années 1980, elle poursuit un travail d’exploration des marges urbaines et des territoires populaires à travers ses propres films, prolongeant au cinéma une sensibilité déjà perceptible dans ses choix d’interprétation. (Source : CNC, 2022) En parallèle, elle apparaît dans des documentaires et projets de réflexion sur le métier d’actrice, comme « Sois belle et tais-toi ! » (1977), où elle intervient en son propre nom, participant à un discours collectif sur la condition des comédiennes dans l’industrie cinématographique. (Source : AlloCiné, 2023) Ces engagements témoignent d’une volonté constante d’interroger le cadre de production des images, qu’il s’agisse du théâtre, du cinéma de fiction ou du discours critique sur les pratiques professionnelles. (Source : CNC, 2022)
Récompenses, festivals et reconnaissance institutionnelle
La reconnaissance institutionnelle de Juliet Berto se manifeste au tournant des années 1980, essentiellement à travers ses activités de réalisatrice et de scénariste. (Source : AlloCiné, 2023) « Neige », son premier long métrage coréalisé avec Jean-Henri Roger, obtient en 1981 le Prix du jeune cinéma au Festival de Cannes, ce qui souligne l’attention portée par le festival à cette proposition ancrée dans les marges parisiennes. (Source : Wikipédia, 2007) La même année, le film est également remarqué dans le paysage critique français, qui insiste sur la singularité de son regard sur les quartiers populaires. (Source : CNC, 2022) En 1983, « Cap Canaille » est sélectionné au 33e Festival international du film de Berlin, renforçant la visibilité internationale de Berto en tant que cinéaste. (Source : IMDb, 2024) Quelques années plus tard, en 1987, elle est invitée à siéger au jury du 37e Festival international du film de Berlin, ce qui marque une forme de reconnaissance institutionnelle de son parcours et de son expérience dans le cinéma européen. (Source : Wikipédia, 2024) Par ailleurs, en France, elle fait l’objet d’une nomination aux César en 1982, dans la catégorie de la meilleure première œuvre pour « Neige », confirmant l’intérêt des instances professionnelles pour son passage à la réalisation. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1981 : Prix du jeune cinéma au Festival de Cannes pour « Neige ». (Source : Wikipédia, 2007)
- 1982 : Nomination au César de la meilleure première œuvre pour « Neige ». (Source : AlloCiné, 2023)
- 1983 : « Cap Canaille » en sélection officielle au 33e Festival de Berlin. (Source : IMDb, 2024)
- 1987 : membre du jury du 37e Festival de Berlin. (Source : Wikipédia, 2024)
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