Marcel Hanoun: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marcel Hanoun en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
83
œuvres recensées
83 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 2012
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1955, Gérard de la nuit ouvre la filmographie de Marcel Hanoun, qui signe déjà le scénario et la réalisation. Le cinéaste né à Tunis le 26 octobre 1929 y installe une pratique où l’écriture, l’image et le montage se touchent de près. Cette méthode restera visible dans Octobre à Madrid, tourné entre 1960 et 1964, où il assume aussi la prise de vues, le montage et la production.
Les premières années de réalisation
En 1956, Croquis d’Islande et Des hommes qui ont perdu racine prolongent cette activité du côté du court métrage et du téléfilm. Hanoun y travaille la durée brève, le noir et blanc, et un rapport serré aux moyens de tournage. En 1957-1958, Une simple histoire lui vaut le Grand prix Eurovision à Cannes en 1959.
Le Huitième Jour, réalisé en 1959, poursuit cette période où chaque film porte plusieurs fonctions à la fois. Hanoun enchaîne ensuite avec le cycle des « Fresques espagnoles » entre 1960 et 1964, où figurent La muerte del toro, Le Christ dans la cité, Feria ou Gaudi opera. Octobre à Madrid appartient à ce moment, et la multiplicité des postes y dessine une manière de faire où la fabrication du film compte autant que le résultat visible.
Octobre à Madrid et la période des formes longues
Octobre à Madrid, en 1965, concentre plusieurs fonctions confiées au même homme. Hanoun y est réalisateur, directeur de la photographie, monteur, producteur et scénariste. Le film compte parmi ses œuvres les plus nettement identifiées par cette concentration des gestes techniques, où l’organisation du tournage devient visible dans la signature même.
En 1966-1967, L’Authentique Procès de Carl-Emmanuel Jung reprend cette logique de contrôle du film dans ses différentes strates, avec la réalisation et le montage. Viennent ensuite les titres du cycle « Les Saisons », amorcé en 1968 et poursuivi jusqu’en 1972: L’Été, L’Hiver, Le Printemps et L’Automne. L’Automne reçoit le Prix spécial du jury du Festival du film francophone de Dinard en 1972.
Sur la même période, La Vérité sur l’imaginaire passion d’un inconnu paraît en 1973. Hanoun y poursuit une ligne où le film se construit comme un espace de recherche plutôt que comme un produit formaté. Le Regard, présenté en 1977 dans la sélection D’autres films à Cannes, obtient une médaille d’argent à Figueira da Foz la même année.
Revue, autoportrait, travail du cinéma
En 1976, Hanoun fonde la revue Changer le cinéma, qui ne comptera que 4 numéros. Le geste compte autant que le support: il place la réflexion sur le cinéma au même niveau que la réalisation elle-même. La Nuit claire, en 1978, prolonge cette activité de cinéaste hors des cadres attendus, avec un film qui garde sa place dans une série d’essais et de formes instables.
Un film, tourné entre 1981 et 1983, prend la forme d’un autoportrait. Hanoun y cumule scénario et réalisation, et y revient à une écriture cinématographique centrée sur sa propre pratique. La même période voit La Geste du potier, coréalisé avec Joseph Morder, puis Peu d’hommes, quelques femmes, tous deux datés de 1980-83. Ces titres installent une continuité de travail où le film reste un objet de fabrication, de reprise et de variation.
En 1984, Le Soleil bas apparaît comme un film disparu, tandis que Cela s’appelle l’amour, réalisé de 1984 à 1989, mêle Super 8 et vidéo 8 transférées en U-matic BVU. Hanoun y poursuit un usage très libre des supports, sans hiérarchie apparente entre formats, matériaux et temporalités de tournage.
Les années 1990 et la reprise des formes brèves
À partir de 1989, Otage ouvre une suite de films de durées courtes ou intermédiaires: De mémoire d’eau en 1990, La ville qui traverse le temps et L’art silencieux en 1991, puis Regard/passion/mémoire et Le cri de l’arbre en 1992. Hanoun travaille alors sur des formats variés, du film de 12 minutes au métrage plus ample, sans abandonner la même exigence de fabrication.
En 1992-1994, Je meurs de vivre prolonge cette ligne, suivi de Loin près de la mort, loin près de l’amour (les amants de Sarajevo) en 1993 et Un château en hiver en 1993-1994. A flor encarnada date aussi de 1993-1994, tandis que Le regard blessé paraît en 1994. Le titre Un arbre fou d’oiseaux, en 1995-1996, annonce un nouveau passage vers des œuvres plus ramassées.
En 1996, La boulangère et la cosmonaute s’ajoute à cet ensemble, puis 1997 voit Chemin d’humanité, Les Amants de Sarajevo, Bruit d’amour et de guerre, Visage et Le cinéma au travail comme la mort, reportage sur Roland Topor. Jeanne, aujourd’hui paraît en 2000, avant Le cri en 2001, coréalisé avec Estelle Courtois, puis Y voir, identité en 2003 et L’étonnement en 2004.
Derniers films, apparitions et livres
Le ravissement de Natacha et Insaisissable image datent de 2007, tandis que Libertad et Déconstruction paraissent en 2008 et 2009. La même année, Futur antérieur revient comme titre de film, après l’avoir déjà porté en 1979. Hanoun participe aussi à Extraits d’une lettre de Marcel Hanoun à quelques jeunes cinéastes, film collectif de 2009 réunissant plusieurs signatures autour de son nom.
En 2012, Cello et Un corps sans visage précèdent sa mort le 22 septembre 2012 à Créteil. Après son décès, le travail sur ses films se poursuit avec Cinexpérimentaux #6: Marcel Hanoun, A Lesson in Cinema en 2003 parmi les repères recensés autour de son œuvre, et avec des éditions DVD des « Quatre saisons » mentionnées plus tard dans la presse.
Hanoun laisse aussi plusieurs livres et scénarios, parmi lesquels L’Automne, L’Insoutenable Regard de la caméra, Je meurs de vivre, Cinéma Cinéaste. Notes sur le cinéma, Libertad, Le Ravissement de Natacha et Le Cri. La photographie et l’écriture complètent cet ensemble, sans changer le noyau de son activité: faire du film un lieu de pensée et de mainmise sur chaque étape du travail.
Films et séries réalisés par Marcel Hanoun
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Marcel Hanoun
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.




























































