Robert Dhéry: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert Dhéry en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
43
œuvres recensées
43 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1941
- Dernière année recensée
- 1987
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1941, Remorques inscrit Robert Dhéry à l’écran dans un rôle non crédité, celui d’un matelot au mariage. Deux ans plus tard, la guerre n’interrompt pas ce début de présence au cinéma, et Les Enfants du Paradis l’installe en 1945 sous les traits de Célestin.
Robert Dhéry, des planches au cinéma
Né le 27 avril 1921 à La Plaine Saint-Denis, Robert-Léon-Henri Fourrey prend plus tard le nom de Robert d’Héry, puis Robert Dhéry. À Paris, au conservatoire Maubel, il reçoit l’enseignement de Georges Dorival, puis croise René Simon en 1938. Le directeur du Cours Simon le fait jouer, au point de lui ouvrir une voie où le comique prend le dessus sur la révérence scolaire.
En 1939, Jean Marchat et Marcel Herrand le repèrent lors d’une audition chez Simon et l’installent au théâtre des Mathurins pour deux ans. Il y obtient de petits rôles, tout en préparant l’entrée au Conservatoire. Cette période le met aussi au contact de Jean Carmet et d’Odette Joyeux, et le place dans un réseau de jeunes interprètes où son goût du burlesque trouve vite sa place.
Le cinéma lui offre d’abord des apparitions discrètes, avant une reconnaissance plus nette avec Les Enfants du Paradis en 1945. Le théâtre reste pourtant son terrain d’organisation principal. En 1948, avec Colette Brosset, il fonde la troupe des Branquignols et en écrit la plupart des textes. Louis de Funès, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Jacqueline Maillan, Michel Serrault, Micheline Dax, Pierre Olaf, Jacques Legras, Gérard Calvi, Robert Rollis et Pierre Tornade y circulent, autour d’un esprit de troupe qui nourrit aussi son travail d’auteur, de metteur en scène et de réalisateur.
Les Branquignols et la satire de troupe
Dans Ah ! Les belles bacchantes, sorti en 1954, Robert Dhéry signe le texte, les dialogues et la mise en scène, tout en tenant un rôle de musicien. Le film porte la marque de cette mécanique collective née avec les Branquignols. L’écriture, la scène et l’écran se répondent sans séparation nette, et la fantaisie se construit par assemblage plus que par démonstration solitaire.
En 1956, il apparaît dans En direct de... comme lui-même, passage bref mais utile dans une activité où la présence publique compte autant que les rôles. Cette visibilité se prolonge dans La Belle Américaine, en 1961, où il interprète Marcel Perrignon. Le film ajoute une autre étape à une filmographie qui avance par blocs associés au même goût du décalage et du jeu collectif.
La scène reste un moteur décisif. À la radio puis à la télévision, le nom circule dans des formats variés, et Le Grand Échiquier en 1972 le montre en invité. Le passage rappelle combien son image s’est liée à une certaine idée du divertissement français, faite de troupe, de sketches et d’un sens du rythme hérité du théâtre de variétés.
Le Petit Baigneur, sommet populaire
En 1968, Robert Dhéry réalise et écrit Le Petit Baigneur, où il joue André Castagnier. Le film concentre plusieurs de ses fonctions en un seul objet : auteur, metteur en scène, interprète. La même année, cette superposition dessine un travail où la fabrication du film importe autant que le résultat visible, avec une attention particulière au tempo comique et au geste d’ensemble.
Ce long métrage prolonge une veine déjà installée par La Belle Américaine et Ah ! Les belles bacchantes, mais il fixe plus nettement encore son nom dans la mémoire du cinéma français. Le lien avec les Branquignols demeure perceptible dans la circulation des personnages, des situations et des répliques, comme si la troupe continuait d’exister à l’intérieur du film.
Quelques années plus tard, le nom de Robert Dhéry revient sur Le Grand Échiquier, puis dans les souvenirs critiques attachés à ce cinéma d’adresse et de désordre calculé. Le 5 décembre 2004, il meurt à 83 ans. Reste une silhouette de comédien et d’auteur qui aura longtemps mêlé scène, écriture et réalisation sans dissocier ces trois gestes.
- 1941 : Remorques de Jean Grémillon, Un matelot au mariage.
- 1945 : Les Enfants du Paradis, Célestin.
- 1954 : Ah ! Les belles bacchantes, texte, dialogues, mise en scène, Un musicien.
- 1956 : En direct de..., lui-même.
- 1961 : La Belle Américaine, Marcel Perrignon.
- 1968 : Le Petit Baigneur, André Castagnier, réalisation et scénario.
- 1972 : Le Grand Échiquier, lui-même.
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