Victor Sjöström: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Victor Sjöström en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
87
œuvres recensées
87 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1912
- Dernière année recensée
- 1957
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 20 septembre 1879, à Silbodal dans le Värmlands län, Victor Sjöström naît dans une Suède qui le verra devenir réalisateur, scénariste et acteur. En 1912, Charles Magnusson l’engage pour jouer et diriger chez Svenska Biograph; la même année, « Trädgårdsmästaren » lui ouvre une filmographie de metteur en scène déjà lié au jeu d’acteur. Son nom circule aussi sous la forme Victor Seastrom aux États-Unis.
Des scènes d’amateur aux premiers tournages
Sjöström a 6 mois quand sa famille s’installe à New York. Sa mère meurt lorsqu’il a 7 ans, et il est renvoyé en Suède chez une tante. Il fréquente le lycée d’Uppsala et joue au théâtre en amateur, avant d’être contraint de travailler sur un chantier par son père revenu des États-Unis après une faillite. La mort de ce dernier, en 1895, lui permet d’entrer dans une troupe théâtrale en Finlande.
En 1911, il fonde sa propre compagnie. L’année suivante, Charles Magnusson l’appelle comme acteur de cinéma et réalisateur. Sjöström interprète alors quatre films de Mauritz Stiller, arrivé à Svenska Biograph en même temps que lui. Dans « Le Jardinier », tourné en 1912, il signe sa première réalisation; le film sera interdit par la censure pendant plusieurs années. Il écrit aussi « Un mariage secret » la même année.
La période suédoise et Selma Lagerlöf
En 1913, « Ingeborg Holm » devient son premier succès mondial. Sjöström y affirme une méthode qui revient souvent dans ses films suédois des années suivantes, où le drame social côtoie les récits littéraires. « Terje Vigen », en 1916, ouvre une période plus ample, prolongée par « Les Proscrits » en 1918 et « La Charrette fantôme » en 1921, qu’il réalise, écrit et dans laquelle il joue David Holm.
Sjöström travaille plusieurs fois d’après Selma Lagerlöf. Il adapte « La Fille de la tourbière » en 1917, « La Voix des ancêtres » en 1918, puis « La Montre brisée » en 1919. Le lien avec l’écrivaine compte dans sa filmographie: il transpose des récits où la fatalité, la faute et la réparation structurent le mouvement des personnages. La même logique préside à « Le Monastère de Sendomir », « Maître Samuel » et « L’Épreuve du feu », tournés autour de 1920 et 1922.
Hollywood, de « He Who Gets Slapped » à « Le Vent »
En 1924, Sjöström accepte une proposition de Louis B. Mayer et part pour Hollywood. Il s’y consacre exclusivement à la réalisation jusqu’en 1937. Cette période américaine comprend « Le Glaive de la loi » en 1924, « Larmes de clown » la même année, puis « La Lettre écarlate » en 1926. Il signe aussi « La Femme divine » et « Les Masques de Satan » en 1928, avant « Le Désir de chaque femme » en 1930 et « Les Markurell de Wadköping » en 1931.
« Le Vent », en 1928, reste l’un des titres de cette période. Sjöström y poursuit son travail de réalisateur au moment où le cinéma parlant s’installe. Il tourne aussi « Une femme à aimer », présenté comme son premier film parlant. Les difficultés liées à cette mutation le ramènent en Suède, où il réalise encore « Sous la robe rouge » en 1937.
Le retour à l’écran avec Bergman
Après son retour en Suède, Sjöström tourne quelques films puis reprend le jeu. En 1957, Ingmar Bergman lui confie le professeur Isak Borg dans « Les Fraises sauvages ». Le film marque son dernier rôle au cinéma. Bergman et Sjöström sont photographiés ensemble la même année sur le tournage à la cité du cinéma de Solna, image qui fixe la rencontre entre deux générations du cinéma suédois.
Avant ce retour final, Sjöström a aussi interprété « Leur premier né » en 1918, « La Nuit de la Saint-Jean » en 1935 et « Les Fraises sauvages » en 1957. Un autre usage de son image apparaît dans « Minns ni? » en 1993, au moyen d’archives. Sa carrière d’acteur prolonge donc un travail commencé en même temps que la mise en scène, sans rompre avec les rôles qui ont accompagné ses propres films.
Filmographie choisie et repères
Le nom de Sjöström traverse plusieurs formats et plusieurs pays, de la Suède aux États-Unis. Son travail de réalisateur se lit dans un ensemble d’œuvres dont certaines ont disparu, d’autres restent rattachées à des étapes précises de son activité. Parmi les titres attestés figurent des films suédois, des productions hollywoodiennes et des retours tardifs devant la caméra.
- « Trädgårdsmästaren » / « Le Jardinier » (1912) — réalisateur
- « Ett hemligt giftermål eller Bekännelsen på dödsbädden » (1912) — réalisateur, scénariste
- « Ingeborg Holm » (1913) — réalisateur
- « Terje Vigen » (1916) — réalisateur
- « Les Proscrits » (1918) — réalisateur, acteur, rôle de Outlaw / Kári
- « La Charrette fantôme » (1921) — réalisateur, scénariste, acteur, rôle de David Holm
- « Le Vent » (1928) — réalisateur
- « Sous la robe rouge » (1937) — réalisateur
- « La Nuit de la Saint-Jean » (1935) — acteur, rôle de Frederik Bergström
- « Les Fraises sauvages » (1957) — acteur, rôle du professeur Isak Borg
Sjöström meurt le 3 janvier 1960 à Stockholm, à 80 ans. Son nom reste lié à une période fondatrice du cinéma suédois, à ses adaptations de Lagerlöf et à une traversée du muet vers le parlant qui l’a mené de la mise en scène aux rôles d’acteur. Le titre qui revient le plus souvent dans sa mémoire publique demeure celui de « La Charrette fantôme », où il a réuni écriture, mise en scène et interprétation.
Films et séries réalisés par Victor Sjöström
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Galerie photos de Victor Sjöström
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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