Susumu Terajima: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Susumu Terajima en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
284
œuvres recensées
236 films · 48 séries
- Première année recensée
- 1985
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1985, Susumu Terajima apparaît au générique de Ran d’Akira Kurosawa, crédité comme soldat. Deux ans plus tard, il joue dans A-hōmansu de Yūsaku Matsuda, puis revient chez Takeshi Kitano avec Violent Cop en 1989. Né le 12 novembre 1963 à Tokyo, il construit ensuite une présence régulière dans le cinéma japonais des années 1990 et 2000, avec des réalisateurs comme Sabu, Hirokazu Kore-eda, Takashi Miike ou Kiyoshi Kurosawa.
Les premiers films avec Takeshi Kitano
En 1989, Violent Cop lance une série de collaborations avec Takeshi Kitano. Terajima revient dans A Scene at the Sea en 1991, Sonatine, mélodie mortelle en 1993, puis Getting Any? en 1994. Le même mouvement se prolonge avec Kids Return en 1996, Hana-bi en 1997 et Aniki, mon frère en 2000, où il tient le rôle de Kato.
Ces titres dessinent une relation suivie avec Kitano sur plus d’une décennie. Terajima y traverse des univers très différents, du film de gangsters à un récit plus épuré, sans quitter cet espace de tension que Kitano travaille par fragments. Le lien se poursuit jusque dans Brother, sorti en 2000, où son nom reste associé à cette galaxie d’interprètes que le cinéaste réunit fréquemment.
À la même période, il passe d’un cinéaste à l’autre sans rupture visible. En 1994, il figure aussi au générique de La Chanson de l’éléphant de Gō Rijū, puis de Marks de Yōichi Sai en 1995, avant Deux voyous de Shinji Aoyama en 1996.
Années 1990, du polar à l’errance
La décennie suivante voit Terajima circuler dans des films où dominent la violence sèche, les marges urbaines et les récits de fuite. En 1997, il joue dans Postman Blues de Sabu, puis dans Hana-bi de Takeshi Kitano. L’année suivante, il se retrouve dans After Life de Hirokazu Kore-eda, où il interprète Satoru Kawashima, puis dans Shark Skin Man and Peach Hip Girl de Katsuhito Ishii et Eyes of the Spider de Kiyoshi Kurosawa.
En 1999, il rejoint Dead or Alive de Takashi Miike, Black Angel Vol. 2 de Takashi Ishii et Tabou de Nagisa Ōshima. La même année, son nom figure aussi sur Monday de Sabu, film où le montage du quotidien et du déraillement devient central. Cette série de titres le place dans un cinéma japonais alors très mobile, où l’action brute côtoie des formes plus elliptiques.
En 2000, Aniki, mon frère et Brother prolongent le lien avec Kitano, avant Distance de Hirokazu Kore-eda en 2001. Terajima y est crédité dans un récit centré sur des survivants en retrait du monde, puis il rejoint Ichi the Killer de Takashi Miike la même année, où il joue Suzuki. Le passage de Kore-eda à Miike montre une aisance à traverser des cadres très différents sans modifier sa présence à l’écran.
Kore-eda, Miike, Sabu
En 2002, Terajima apparaît dans Harmful Insect d’Akihiko Shiota, DRIVE de Sabu, A Snake of June de Shin'ya Tsukamoto, Asakusa Kid de Makoto Shinozaki et Blessing Bell de Sabu. Cette même année, il tient encore un rôle dans L'Été d'un garçon en 1945 de Kazuo Kuroki et dans Wild Berries de Miwa Nishikawa.
La fréquence de ces apparitions indique une forte densité de travail dans le cinéma japonais du début des années 2000. Terajima passe d’un film à l’autre avec des réalisateurs qui, chacun à leur manière, explorent la solitude, la dérive ou la brutalité sociale. Il ne s’en tient pas à un seul registre et revient volontiers dans les films de Sabu, qui le dirige encore dans Hard Luck Hero en 2003 puis dans DRIVE un an plus tôt.
La même saison, il est distribué dans Thirteen Steps et Moon Child en 2003, avant une nouvelle série de présences en 2004. Il joue dans Jump de Masao Takeshita, Te o nigiru dorobō no hanashi d’Isshin Inudō, Flower and Snake de Takashi Ishii, Casshern de Kazuaki Kiriya, Nobody Knows de Hirokazu Kore-eda et The Taste of tea de Katsuhito Ishii. Dans Nobody Knows, il est Shinichi Izawa.
Voix, télévision et rôles des années 2010
En 2004, Terajima prête aussi sa voix à Alfred Smith dans Steamboy de Katsuhiro Otomo. La même année, il figure dans Fleur Secrète, titre français de Flower and Snake, et dans The Taste of tea, où il incarne un homme tatoué. L’activité de doublage revient en 2014 avec Souvenirs de Marnie, où il interprète Kiyomasa Oiwa.
En 2012, il apparaît dans Helter Skelter de Mika Ninagawa, dans le rôle de Keita Tsukahara. Quatre ans plus tard, il entre dans la série IQ246〜華麗なる事件簿〜 en tenant le rôle de Kenjou, puis dans Dōbutsu Sentai Zyuohger en 2016, où il joue Mario Mori. Ces titres le conduisent vers un espace plus vaste, celui de la télévision japonaise de prime time, sans l’éloigner du cinéma.
L’année 2016 le voit aussi dans IQ246〜華麗なる事件簿〜, tandis que 2023 l’amène à Dō suru Ieyasu, où il interprète Mizuno Nobumoto. Cette présence tardive dans une production historique s’inscrit dans une continuité nette avec ses apparitions antérieures, du cinéma d’auteur aux séries télévisées.
Une place durable dans le cinéma japonais
Les rôles de Terajima s’étendent de la figuration au personnage nommé, du soldat non crédité de Ran aux figures plus identifiables de Ichi the Killer, Brother, Nobody Knows ou Helter Skelter. Cette amplitude de présence, visible sur plusieurs décennies, repose sur une circulation constante entre cinéastes d’auteurs et productions télévisées.
Son nom reste associé à des réalisateurs comme Takeshi Kitano, Sabu, Hirokazu Kore-eda, Takashi Miike, Kiyoshi Kurosawa et Takashi Ishii. Ces collaborations reviennent par vagues, avec des retours réguliers qui dessinent une fidélité de travail plus qu’une image figée. Terajima appartient à cette génération d’acteurs japonais que l’on retrouve dans les marges nerveuses du polar, dans des drames plus retenus et dans des récits fantastiques ou historiques.
Né à Tokyo le 12 novembre 1963, Susumu Terajima traverse ainsi près de 4 décennies d’écrans japonais. Entre Ran en 1985 et Dō suru Ieyasu en 2023, il passe d’un tournage de Kurosawa à une série historique contemporaine, avec au milieu une suite de films qui fixent durablement son visage dans le cinéma japonais.
Films et séries avec Susumu Terajima
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Rôles de Susumu Terajima
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Galerie photos de Susumu Terajima
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