Jun Tazaki: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jun Tazaki en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
204
œuvres recensées
195 films · 9 séries
- Première année recensée
- 1948
- Dernière année recensée
- 1985
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1953, Jun Tazaki apparaît dans « La Porte de l'enfer » de Teinosuke Kinugasa, où il tient le rôle de Kogenta. Né le 28 août 1913 à Aomori et mort le 18 octobre 1985, il est crédité sous le nom de naissance Minoru Tanaka.
Des débuts au début des années 1950
En 1948, il figure dans « Basha monogatari » de Nobuo Nakagawa puis dans « La Porte de la chair » de Masahiro Makino et Masafusa Ozaki. Les années suivantes le voient passer d’un film à l’autre sans rupture visible dans les crédits retenus ici, avec des titres comme « Quatre sœurs » de Yutaka Abe, « Tokyo dossier 212 » de Dorrell McGowan et Stuart E. McGowan, ou « Les Bateaux pirates » d’Hiroshi Inagaki.
La même période le place chez plusieurs cinéastes japonais, dont Kon Ichikawa avec « Bungawan Solo » et Nobuo Nakagawa avec « Sasurai no tabiji » et « Kōgen no eki yo sayōnara ». En 1952, il tourne aussi pour Mikio Naruse dans « Okuni et Gohei », où il joue Iori, l’époux d’Okuni.
Un autre jalon de cette période est « La Porte de l'enfer », où Kinugasa lui confie Kogenta. Jun Tazaki se retrouve là au contact d’un cinéma historique et codifié, avant d’entrer dans une décennie où les productions se succèdent à un rythme plus serré.
Kurosawa, Honda, Okamoto
En 1955, Daisuke Itō le dirige dans « La Tête du serviteur ». Trois ans plus tard, Kunio Watanabe le retrouve pour « La Vengeance des loyaux serviteurs », où il joue Ikkaku Shimizu. Le milieu des années 1950 fixe ainsi sa présence dans des productions historiques et d’époque, avec des réalisateurs attachés à des formes très différentes du récit classique.
À partir de là, les années 1960 installent son nom chez Akira Kurosawa, Ishirō Honda et Kihachi Okamoto. En 1961, il apparaît dans « Aux Enfers tu festoieras » de Kihachi Okamoto, puis dans « Astronaut 1980 » d’Ishirō Honda, où il joue Raizō Sonoda. En 1962, Honda le distribue dans « King Kong contre Godzilla » en général Masami Shinzo, avant de lui confier Kamiya dans « Entre le ciel et l'enfer » d’Akira Kurosawa en 1963.
Cette même année, il figure aussi dans « Du rififi chez les samouraïs » de Kihachi Okamoto et dans « Atragon » d’Ishirō Honda, où il incarne le capitaine Hachiro Jinguji. Le cinéma de genre lui ménage ensuite des rôles nets et fonctionnels: Arota dans « Mothra contre Godzilla » en 1964, puis le conseiller militaire dans « Frankenstein vs. Baragon » et le Dr. Sakurai dans « Invasion Planète X » en 1965.
Les années kaijū
En 1966, Jun Tazaki retrouve l’équipe de Jun Fukuda pour « Godzilla, Ebirah et Mothra: Duel dans les mers du sud », où il joue le chef du Bambou rouge. La même année, il apparaît encore dans « La Guerre des monstres » d’Ishirō Honda. Puis, en 1968, Honda le retrouve dans « Les envahisseurs attaquent », où il tient le rôle du Dr. Yoshido.
Ces titres dessinent un passage régulier par le cinéma de créatures et de catastrophes, avec des personnages de commandement, de science ou d’autorité. Jun Tazaki y travaille dans un cadre collectif dominé par des mécaniques de studio bien réglées, sans quitter pour autant les récits historiques ou policiers qui jalonnent la décennie.
En 1965, il apparaît brièvement dans « Kwaïdan » de Masaki Kobayashi, dans le segment In a Cup of Tea, sous la mention Kannai’s Colleague #1. Ce rôle non crédité montre sa circulation entre grands projets d’auteurs et productions de genre, au sein d’une même période de grande activité.
Jusqu’à Ran
En 1974, il est présent à la télévision dans « Kamen Rider X », où il joue Keitarō Jin. Ce passage confirme une présence qui ne se limite pas au cinéma et qui le mène aussi vers un autre format populaire de la production japonaise. Peu après, son nom réapparaît au cinéma avec un rôle inscrit dans un film majeur de la fin de sa vie.
En 1985, Akira Kurosawa lui donne Seiji Ayabe dans « Ran ». Le film sort la même année que sa mort, survenue le 18 octobre 1985. Cette ultime apparition referme une filmographie qui s’étend sur plus de 200 films entre 1948 et 1985, d’après les repères réunis par les archives de référence japonaises.
Jun Tazaki a aussi utilisé les alias Minoru Tanaka et Urushi Tazakai. Son nom reste lié à des collaborations répétées avec Honda, Kurosawa, Okamoto et Nakagawa, dans des films où les fonctions d’officier, de savant ou de responsable administratif reviennent souvent, sans qu’il quitte les récits historiques qui l’avaient installé dès les années 1950.
Films et séries avec Jun Tazaki
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