Theo Lingen: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Theo Lingen en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
254
œuvres recensées
244 films · 10 séries
- Première année recensée
- 1930
- Dernière année recensée
- 1978
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1931, « M le maudit » de Fritz Lang place Theo Lingen au générique dans le rôle de Bauernfänger. Deux ans plus tard, il retrouve Lang pour « Le Testament du docteur Mabuse », où il joue Karetzky. Entre ces deux films, son nom circule déjà entre la scène et l’écran, avec une présence qui se prolonge jusque dans les années 1970.
Hanovre, les planches, puis l’écran
Theo Lingen naît à Hanovre le 10 juin 1903. Élève au Goethegymnasium, il passe par la troupe de théâtre de l’école, où il croise Gretha von Jeinsen. Il quitte l’établissement avant l’Abitur, après avoir été repéré lors de répétitions au Schauburg de Hanovre.
Il adopte alors son nom de scène, formé à partir de son deuxième prénom et du lieu de naissance de son père, Lingen en Basse-Saxe. Il joue dans les théâtres de Hanovre, Halberstadt, Münster, Bad Oeynhausen, Recklinghausen et Francfort-sur-le-Main, puis s’installe dans des répertoires qui vont de L’Importance d’être Constant à « L’Opéra de quat’sous », monté au Theater am Schiffbauerdamm en 1929 sous l’impulsion de Bertolt Brecht.
Cette même année, il commence sa carrière à l’écran et partage souvent les affiches avec Hans Moser. La voix nasale devient vite un trait d’identification dans les rôles de composition qu’il obtient alors, sans le cantonner à un seul format. Il apparaît dans « Le Concert de flûte de Sans-Souci » en 1930, puis dans « Nie wieder Liebe », « Ronny » et « M le maudit » en 1931.
Fritz Lang et la comédie des années 1930
Le lien avec Fritz Lang se prolonge en 1933 avec « Le Testament du docteur Mabuse ». La même année, il figure aussi dans «...und wer küßt mich? », autre titre de cette période allemande où son jeu repose sur une mobilité très vite repérable par les réalisateurs. Il travaille ensuite avec Géza von Bolváry dans « Fête à bord » en 1936, puis dans « Première » en 1937.
En 1938, il apparaît dans « Es leuchten die Sterne ». Un an plus tard, il est au générique de « Marionette » de Carmine Gallone, puis d’« Années de poisse » en 1940. Ces titres dessinent une activité continue dans le cinéma germanophone, avec des rôles qui s’installent dans le paysage des productions populaires de l’époque.
En 1940, il joue aussi Riccaut de la Marlinière dans « Das Fräulein von Barnhelm ». L’année suivante, il réalise « Frau Luna » et y tient le rôle de Lepke, avant de retrouver ce titre plus tard dans d’autres mentions de sa filmographie. Il dirige encore « Hauptsache glücklich » en 1941, où figure Heinz Rühmann, puis apparaît dans « Sieben Jahre Glück » en 1942.
Entre mise en scène et écrans d’après-guerre
En 1944, Theo Lingen quitte Berlin pour Vienne. Après la guerre, il est naturalisé autrichien et reprend place au Burgtheater de Vienne, tout en continuant à jouer sur les scènes allemandes. Il apparaît souvent dans les satires de Carl Sternheim mises en scène par Rudolf Noelte, un terrain où sa diction et son sens du rythme trouvent un usage régulier.
Au cinéma, il reste présent dans les années 1950. Il joue dans « Heidi » de Luigi Comencini en 1952, puis dans « La Voleuse de Bagdad » la même année. En 1953, il est distribué dans « Bravo, je suis papa! ». L’année 1955 le voit passer à la réalisation avec « Comment devenir vedette de cinéma », crédité sous son nom.
La décennie suivante le ramène à des productions comme « Sans tambour ni trompette » de Helmut Käutner et « Le Lion de Babylone » en 1959. Dans « Der Teufel hat gut lachen » en 1960, il joue le Hoteldirektor. Sa présence à l’écran ne se limite plus au cinéma, puisque la télévision s’installe aussi dans sa fin de carrière.
Télévision, retours et dernières apparitions
La télévision le montre dans « Die Rudi Carrell Show » à partir de 1965. Il y revient encore dans « Klimbim » en 1973, puis dans « Am laufenden Band » en 1974, où il apparaît comme invité. Ces interventions tardives prolongent une présence déjà ancienne dans le paysage du divertissement germanophone.
Ses dernières décennies restent liées au théâtre et à l’image. Il continue à jouer après la guerre au Burgtheater, sans rompre avec le cinéma, et garde une place dans les productions populaires des années 1960 et 1970. Son activité s’étend ainsi de 1929 à 1978, avec plus de 230 films et 21 films réalisés dans l’ensemble de sa vie professionnelle.
Theo Lingen meurt le 10 novembre 1978 à Vienne. Il est enterré au Cimetière central de Vienne. Sa filmographie conserve l’empreinte de Fritz Lang, de la comédie allemande d’avant-guerre et des productions télévisées de l’après-guerre, sans que l’une de ces étapes n’efface les autres.
Films et séries avec Theo Lingen
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