Lance Henriksen: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lance Henriksen en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
232
œuvres recensées
196 films · 36 séries
- Première année recensée
- 1972
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1984, James Cameron lui confie le sergent Hal Vukovich dans « Terminator ». Lance Henriksen a déjà traversé une décennie de rôles secondaires au cinéma, après ses débuts au théâtre et ses premiers passages à l’écran au début des années 1970. Cette apparition, suivie de Bishop dans « Aliens » en 1986, place durablement son nom dans les productions de science-fiction et d’horreur. Sa voix grave, mentionnée très tôt par les sources, accompagne ensuite une activité régulière à la télévision, au doublage et dans le jeu vidéo.
Lance Henriksen, d’un Manhattan précaire aux scènes off-Broadway
Né le 5 mai 1940 à Manhattan, à New York, Lance James Henriksen grandit dans une famille précaire et instable. Le texte biographique le dit marqué par les petits boulots, la rue, les allers-retours à travers le pays et des passages par la marine comme par la prison. Il quitte très tôt l’école après 3 années de grammar school, puis vit en nomade, dormant parfois dans les rues de New York ou dans les cinémas où il trouve refuge.
Cette enfance sans stabilité le conduit aussi vers l’auto-stop et la marine des États-Unis, qu’il rejoint à 16 ans. Il en est renvoyé après un congé d’urgence de 30 jours, puis après plusieurs mois d’enfermement et un passage sur un ravitailleur de sous-marins. Sur le plan artistique, ses premiers pas passent par un figurant en 1960 dans un épisode de NBC Sunday Showcase, puis par des rôles théâtraux avant un premier vrai rôle en 1970 dans la reprise off-Broadway de Three Plays of the Sea d’Eugene O’Neill.
Le théâtre lui donne un accès à l’écriture et à la lecture qu’il n’avait pas obtenus plus tôt. La même année, il trouve au plateau un premier espace de travail régulier. En 1972, sa deuxième apparition à l’écran passe par « It Ain’t Easy », puis sa route croise Sidney Lumet, qui lui confie de petits rôles dans « Un après-midi de chien » en 1975, « Network, main basse sur la télévision » en 1976 et « Le Prince de New York » en 1981.
Les années Cameron et la bascule vers l’horreur
En 1977, Steven Spielberg le distribue dans « Rencontres du troisième type ». Quatre ans plus tard, James Cameron le dirige dans « Piranha 2 : Les Tueurs volants », première réalisation du cinéaste. Ce film ouvre une série de collaborations où Henriksen occupe des rôles plus repérables, avec Terminator en 1984 puis Aliens, le retour en 1986. Dans cette dernière, il joue l’androïde Bishop, personnage qui l’installe durablement dans l’univers des sagas Alien et Alien vs. Predator.
En 1983, il interprète l’astronaute Walter Schirra dans « L’Étoffe des héros ». L’année suivante, le sergent Hal Vukovich de « Terminator » ajoute un autre jalon à sa filmographie de genres. La décennie suivante le voit passer de la science-fiction à l’horreur et au fantastique avec « Aux frontières de l’aube » en 1987, « Pumpkinhead : Le Démon d’Halloween » en 1988 et « Powder » en 1995, où il joue le shérif Doug Barnum.
Les années 1990 le retrouvent aussi dans plusieurs thrillers, films d’action et westerns. Il apparaît dans « Jennifer 8 » en 1992, « Chasse à l’homme » en 1993, « Mort ou vif » en 1995 et « Dead Man » la même année. À cette époque, son visage fermé et ses rôles de policiers, militaires ou hommes de passage deviennent des repères de distribution pour des films de genre qui cherchent une présence immédiatement reconnaissable.
Frank Black, puis la télévision des années 2000
Entre 1996 et 1999, Henriksen tient le rôle de Frank Black dans la série « Millennium ». Le personnage revient dans un crossover avec « X-Files : Aux frontières du réel », où la série croise son propre imaginaire avec celui de l’univers de Chris Carter. Ce passage télévisuel prolonge une présence déjà bien installée dans les productions de genre, tout en fixant l’acteur dans un registre de détective ou d’enquêteur hanté par les affaires qu’il poursuit.
Les années 2000 et 2010 le voient surtout apparaître dans des rôles invités à la télévision. La fiche le mentionne dans « NCIS : Enquêtes Spéciales » en 2003, « Grey’s Anatomy » en 2005, « Esprits criminels » en 2005, « Castle » en 2009 et « Hannibal » en 2013. Il joue aussi dans « L’Agence tous risques » en 1983, « Blacklist » en 2013, où il apparaît sous deux identités, puis « DC's Legends of Tomorrow » en 2016 dans le rôle de Todd Rice, alias Obsidian.
À rebours de l’image d’un acteur cantonné aux seconds rôles de cinéma, cette période fait de la télévision son terrain le plus fréquent. Il passe d’une série procédurale à une série médicale, puis à des fictions policières et fantastiques, avec une régularité qui épouse les usages de l’invité de prestige. Le Major, Bill McCready, Sheriff Clay Boyd ou Griffin McColl comptent parmi les noms qui jalonnent ces apparitions.
Voix, animation, jeu vidéo et écriture
À partir de « Tarzan » en 1999, Henriksen ajoute au cinéma d’animation une activité plus régulière de voix. Il y prête celle de Kerchak, puis intervient dans la trilogie vidéoludique Mass Effect entre 2007 et 2012 dans le rôle de l’amiral Steven Hackett. La même logique se retrouve dans Call of Duty: Modern Warfare 2 en 2009, où il joue le lieutenant-général Shepherd, puis dans la série d’animation TRON: Uprising en 2012-2013, avec le général Tesler.
Quelques années plus tard, il prête encore sa voix à Carl Manfred dans Detroit: Become Human en 2018, puis à Jedediah dans The Quarry en 2022. Cette présence prolongée dans le doublage et le jeu vidéo répond à une caractéristique relevée dans les sources: une voix profonde, dominante, immédiatement identifiable. Elle lui permet de passer d’un médium à l’autre sans dépendre des apparitions physiques qui ont marqué ses débuts.
Henriksen publie aussi une autobiographie en 2011. Il coscénarise To Hell You Ride, comics publié entre 2012 et 2013. La même décennie, il apparaît dans « Falling » en 2020, premier long métrage de Viggo Mortensen, où sa performance est saluée. Le site de référence cité dans la page lui attribue plus de 260 œuvres, chiffre qui mesure moins une simple abondance qu’une manière de tenir longtemps des rôles de présence, de voix et de genre.
Le Saturn Award du meilleur acteur dans un second rôle figure parmi ses distinctions. Une nomination aux Golden Globe Awards apparaît aussi dans les crédits recensés. Dans son cas, la circulation entre cinéma, télévision, animation et jeu vidéo dessine moins une dispersion qu’une façon d’habiter durablement les marges actives d’Hollywood, là où les silhouettes de genre laissent souvent les carrières les plus tenaces.
Films et séries avec Lance Henriksen
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Rôles de Lance Henriksen
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Galerie photos de Lance Henriksen
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Personnalités en relation
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