Adolphe Menjou: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Adolphe Menjou en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
143
œuvres recensées
140 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1962
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1923, Charlie Chaplin choisit Adolphe Menjou pour « L'Opinion publique », où il tient le rôle de Pierre Revel. L'année suivante, Ernst Lubitsch le dirige dans « Comédiennes », puis dans « Paradis défendu ». Ces apparitions fixent une présence régulière dans le cinéma américain muet, souvent dans des personnages français.
Adolphe Menjou, de Pittsburgh aux studios
Né le 18 février 1890 à Pittsburgh, Adolphe Jean Menjou est un acteur américain d'origine française. Son père, Jean Adolphe Menjou, venait d'Arbus, et sa mère, Nora Joyce, était née à Galway.
Il grandit dans un milieu bilingue. Avec son frère Henri Menjou, il parle français et anglais, une donnée qui oriente durablement les emplois qu'il reçoit à Hollywood.
En 1914, il apparaît dans « The Acid Test », de Maurice Costello et Robert Gaillard, puis dans « The Man Behind the Door », de Wally Van. Quelques années plus tard, il est encore présent dans « The Scarlet Runner » et « A Parisian Romance », avant de tourner dans « The Price of Happiness » et « The Kiss » en 1916.
Cette suite de rôles l’installe dans des emplois de mondain, de comte, de baron ou de reporter. Les titres se succèdent vite, et l’acteur passe des courts métrages aux productions plus visibles sans changer de terrain de jeu.
Les années muettes et les rôles français
En 1921, Fred Niblo le distribue dans « Les Trois Mousquetaires », où il joue Louis XIII. La même année, George Melford lui confie Raoul de Saint-Hubert dans « Le Cheik », tandis qu’« Par l'entrée de service » et « Courage » l’installent encore dans des partitions de société.
L'année 1922 le voit dans « L'Accordeur », « La Duchesse de Langeais » et « Arabian Love ». Il y joue des hommes nommés Hubert Stein, le duc de Langeais ou le capitaine Fortine, autant de figures qui prolongent un même imaginaire de distinction et d'accent.
En 1923, il retrouve William C. de Mille pour « The World's Applause », puis George Fitzmaurice dans « Bella Donna ». Charlie Chaplin le retient la même année pour « L'Opinion publique », où Pierre Revel concentre l'un des emplois les plus identifiables de cette période.
Le milieu des années 1920 confirme cette continuité avec « Le Cygne », « Un baiser dans la nuit » et « Le Roi de Main Street ». En 1926, il apparaît encore dans « The Grand Duchess and the Waiter », puis dans « The Ace of Cads », où une image de l'époque le montre en 1926.
Du parlant à Hollywood
En 1931, il retrouve le premier plan avec « The Front Page », de Lewis Milestone, dans le rôle de Walter Burns. L'année suivante, il tient Major Rinaldi dans « L'Adieu aux armes », de Frank Borzage.
Cette même année, il figure encore dans « The Silver Lining » et « The Washington Masquerade ». Le passage au parlant ne le détourne pas des personnages raffinés ou stratèges qu'il avait déjà fréquentés dans le muet.
En 1937, « Une étoile est née » lui donne le rôle d'Oliver Niles. Deux ans plus tard, « Golden Boy » le place dans la peau de Tom Moody, puis « Golden Boy » s'ajoute à une série qui fait alterner drame, comédie et films de studio.
Les années 1940 le ramènent dans « Ô toi ma charmante », où il joue Eduardo Acuña en 1942. La décennie suivante prolonge cette présence avec « L'homme à l'affût » en 1952, puis « Pollyanna » en 1960, où il interprète Mr. Pendergast.
Télévision, interviews et fin de carrière
En 1953, il apparaît dans « Your Favorite Story » comme présentateur, puis dans « The George Gobel Show » en 1954. En 1962, il passe par « The Merv Griffin Show », signe d'une visibilité toujours active à la fin de sa vie.
Ces participations tardives s'ajoutent à un ensemble de plus d'une centaine de films américains. Menjou meurt le 29 octobre 1963 à Beverly Hills, à 73 ans.
Son nom reste associé à des personnages français dans les productions hollywoodiennes. La filmographie retenue ici en garde l'empreinte la plus nette, depuis Pierre Revel jusqu'à Mr. Pendergast, en passant par Walter Burns et Major Rinaldi.
Filmographie sélective
- « The Acid Test » (1914) de Maurice Costello et Robert Gaillard
- « The Man Behind the Door » (1914) de Wally Van
- « The Scarlet Runner » (1916) de Wally Van et William P. S. Earle
- « A Parisian Romance » (1916) de Frederick A. Thomson
- « The Price of Happiness » (1916) d'Edmund Lawrence
- « Les Trois Mousquetaires » (1921) de Fred Niblo
- « Le Cheik » (1921) de George Melford
- « L'Opinion publique » (1923) de Charlie Chaplin
- « Comédiennes » (1924) d'Ernst Lubitsch
- « Paradis défendu » (1924) d'Ernst Lubitsch
- « The Ace of Cads » (1926)
- « The Front Page » (1931) de Lewis Milestone
- « L'Adieu aux armes » (1932) de Frank Borzage
- « Une étoile est née » (1937)
- « Golden Boy » (1939)
- « Ô toi ma charmante » (1942)
- « L'homme à l'affût » (1952)
- « Your Favorite Story » (1953)
- « The George Gobel Show » (1954)
- « Les Sentiers de la gloire » (1957) de Stanley Kubrick
- « Pollyanna » (1960)
- « The Merv Griffin Show » (1962)
Films et séries avec Adolphe Menjou
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