Shima Iwashita: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Shima Iwashita en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
142
œuvres recensées
126 films · 16 séries
- Première année recensée
- 1960
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, Shima Iwashita apparaît dans « Jeunesse en furie » de Masahiro Shinoda, après un premier passage par « La Rivière Fuefuki » de Keisuke Kinoshita et « Fin d’automne » de Yasujirō Ozu la même année. Elle a alors 19 ans et vient d’une formation entamée à la faculté d’art de l’université de Seijo, qu’elle quitte avant l’obtention du diplôme.
Les années Seijo et l’entrée chez Shinoda
Née le 3 janvier 1941 à Tokyo, dans le quartier de Ginza, Shima Iwashita passe son enfance à Musashino. Le cadre de ses débuts reste lié à la jeune génération japonaise du début des années 1960, avec des rôles déjà nombreux avant ses 25 ans. Son nom circule d’abord dans des seconds rôles, puis chez des cinéastes qui installent une relation durable avec elle.
Masahiro Shinoda la choisit dès 1960 pour « Jeunesse en furie », puis la retrouve dans « Mon visage embrasé au soleil couchant » et « Voyage de mon amour » en 1961. Cette même année, elle tourne encore « Un homme bon » de Minoru Shibuya. Le lien avec Shinoda s’installe très tôt, avant même les rôles qui feront date dans les années suivantes.
Ozu, Kobayashi, Kinoshita
En 1962, elle passe de « Le Goût du saké » de Yasujirō Ozu à « Hara-kiri » de Masaki Kobayashi. Les deux films donnent la mesure d’une présence déjà sollicitée par plusieurs cinéastes de premier plan, sans enfermement dans un seul type de personnage. Le même début de décennie la voit travailler encore avec Keisuke Kinoshita pour « La Légende du combat à mort » en 1963.
L’année 1963 la mène aussi à « Kyoto » de Noboru Nakamura, où elle tient le rôle de Chieko / Naeko. En 1964, Shinoda la dirige à nouveau dans « Assassinat », puis elle tourne « Le Radis et la Carotte » et « Le Camélia à cinq pétales » en 1965. La même période la voit rejoindre Hideo Gosha pour « Le Sabre de la bête », où elle interprète Taka.
Des années 1960 très denses
En 1966 et 1967, elle revient chez Noboru Nakamura avec « La Rivière Kii » puis « Portraits de Chieko », où elle interprète Chieko Takamura. Elle apparaît aussi dans « Captive's Island », « Le Banquet », « Akane-gumo » et « Onna no isshō » en 1967. Cette continuité dessine une actrice sollicitée sur plusieurs fronts, sans interruption visible dans la cadence des tournages.
Masahiro Shinoda la retrouve en 1969 pour « Double suicide à Amijima », où elle joue Koharu / Osan, puis pour « Silence » en 1971, dans le rôle de Kiku. Elle change encore de registre avec « Himiko » en 1974, où elle tient le personnage-titre. En 1975, elle est dans « Sous les cerisiers en fleurs », où son personnage est crédité comme Shrewish Wife.
De Orin aux femmes de yakuzas
En 1977, Shima Iwashita retrouve Masahiro Shinoda pour « Orin la proscrite », où elle joue Orin. Le film s’ajoute à une série de collaborations qui traversent plus de 15 ans et gardent une forte cohérence de casting autour de Shinoda. Elle tourne l’année suivante « L’Été du démon » de Yoshitarō Nomura, dans le rôle d’Oume, la femme de Sokichi.
Le début des années 1980 la replace dans plusieurs films marqués par des figures féminines centrales, sans répétition mécanique des mêmes auteurs. En 1982, elle est Ritsuko Sahara dans « Giwaku » de Yoshitarō Nomura et Uta Kiryūin dans « Dans l’ombre du loup » de Hideo Gosha. Deux ans plus tard, elle apparaît dans « Les Enfants de Mac Arthur » et « Fireflies in the North », avant « Ma no toki » en 1985, où elle joue Ryoko, la mère de Fukashi.
La même année, elle tourne aussi « Le Sang du dragon » et « La Table vide ». En 1986, elle retrouve Shinoda pour « Gonza le lancier », puis Hideo Gosha pour « Femmes de yakuzas », où elle incarne Migiwa Awazu. Le début des années 1990 la montre encore dans Gokudō no onna-tachi: Saigo no tatakai, « Childhood Days » et Shin gokudō no onna-tachi.
Les dernières apparitions repérées
En 1993, elle figure dans Shin gokudō no onna-tachi: Kakugoshiiya dans le rôle d’Atsumi Nogi, puis dans « Akuma no Kiss ». Deux ans plus tard, elle apparaît dans « Yakuza Ladies Blood Ties », où elle joue Kiwa Domoto. La continuité de ses apparitions montre une activité qui s’étend de 1960 à 2006, sur près de 120 films.
Son nom reste associé à des titres qui vont d’« Hara-kiri » à « Orin la proscrite », de « Le Goût du saké » à « Dans l’ombre du loup ». Le lien le plus long demeure celui avec Masahiro Shinoda, présent dès les débuts et repris à plusieurs reprises jusqu’aux années 1980. Il traverse des films de samouraïs, des drames familiaux et des œuvres littéraires, sans rupture de ton dans les collaborations qui jalonnent sa filmographie.
Films et séries avec Shima Iwashita
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