Billy Wilder: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Billy Wilder en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
87
œuvres recensées
87 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1929
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1944, Assurance sur la mort place Billy Wilder au centre du film noir hollywoodien. Le cinéaste, né Samuel Wilder le 22 juin 1906 à Sucha, en Galicie austro-hongroise, a déjà quitté Vienne, Berlin puis Paris avant de rejoindre les États-Unis. À Hollywood, il a d’abord écrit pour d’autres, puis il a obtenu la mise en scène et a gardé ce double rôle de scénariste et de réalisateur.
De Sucha à Berlin, puis l’exil
Samuel Wilder grandit à Vienne après un départ précoce de sa ville natale. Son père l’imaginait avocat ou médecin, mais il quitte rapidement l’université pour le journalisme. Il travaille dans un quotidien viennois, rédige des articles de sport, des faits divers et des critiques de spectacles, puis s’intéresse au cinéma.
En 1926, il s’installe à Berlin. Il y survit en jouant le gigolo et le danseur mondain à l’hôtel Eden, tout en écrivant récits, ébauches d’histoires et romans-feuilleton. Il publie dans la Berliner Zeitung am Mittag puis dans un tabloïd, où il livre des textes policiers ou burlesques. Cette fréquentation de milieux variés nourrit plus tard ses films.
À l’époque du cinéma muet, il travaille souvent comme nègre pour des scénaristes à succès. Il côtoie Fred Zinnemann, alors opérateur, et Robert Siodmak. Le succès des Hommes le dimanche en 1930 lui vaut un contrat avec l’UFA en 1929. L’arrivée d’Adolf Hitler le pousse à l’exil. Il passe par Paris, à l’hôtel Ansonia, rue de Saïgon, au milieu d’autres exilés allemands et autrichiens.
Le passage par Hollywood
À Paris, Billy Wilder coréalise Mauvaise Graine avec Alexandre Esway. Joe May emporte ensuite un de ses scénarios à Hollywood et réussit à le placer en studio. Wilder obtient un visa de tourisme, embarque sur l’Aquitania et gagne les États-Unis, où la perspective d’une guerre le décide à rester. Il ne reverra jamais sa mère.
À son arrivée, il parle à peine anglais. Il apprend vite, écrit beaucoup de nouvelles qu’il fait traduire de l’allemand, puis les vend aux studios. Grâce à cette activité et à ses relations, dont Peter Lorre, il trouve sa place à Hollywood et signe un contrat avec la Paramount Pictures. Il travaille cinq jours et demi par semaine, rédige des scénarios originaux ou retravaille ceux d’autres auteurs.
En 1938, il entame avec Charles Brackett une collaboration prolongée. Le tandem livre La Huitième Femme de Barbe-Bleue en 1938 puis Ninotchka en 1939 pour Ernst Lubitsch, que Wilder tient pour son « seul Dieu ». Lorsque la Paramount fait appel à Gary Cooper pour Pour qui sonne le glas, Wilder et Brackett passent chez Samuel Goldwyn et écrivent Boule de feu en 1941, puis son remake Si bémol et Fa dièse pour Howard Hawks.
Le virage de la mise en scène
Wilder veut passer à la réalisation, mais l’organisation du cinéma américain freine les scénaristes qui souhaitent diriger leurs propres textes. Après une négociation serrée avec la Paramount et Arthur Hornblow Jr., il obtient enfin la mise en scène de Uniformes et Jupons courts en 1942, puis des Cinq Secrets du désert en 1943. À partir de là, il garde durablement la double fonction de réalisateur et scénariste.
Assurance sur la mort, en 1944, marque sa première grande réussite en tant que cinéaste. Le scénario, coécrit avec Raymond Chandler et adapté de James M. Cain, devient un modèle du film noir. Dans l’immédiat après-guerre, Wilder sert pendant 5 mois dans l’armée américaine pour accompagner la reconstruction du cinéma et du théâtre allemands, avec une mission de dénazification. Il retravaille aussi la première version du documentaire Death Mills, consacré à la découverte des camps de concentration nazis.
Charles Brackett produit ensuite plusieurs de ses films, parmi lesquels Les Cinq Secrets du désert, Le Poison en 1945 et Boulevard du crépuscule en 1950. Le Poison reçoit 4 Oscars, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario adapté. Boulevard du crépuscule obtient l’Oscar du meilleur scénario original avec Gloria Swanson, star du cinéma muet. Ce film met fin à la collaboration avec Brackett.
La satire et les comédies des années 1950 et 1960
Le cinéma de Billy Wilder devient plus caustique et cynique avec Le Gouffre aux chimères en 1951, qu’il considère comme son film préféré. Son regard sur l’Amérique se durcit, sans renoncer à la comédie ni aux formes plus sombres. À cette époque, il s’éloigne des alliances précédentes et prend de plus en plus la production de ses propres films en main.
En 1957, il entame une collaboration prolongée avec I. A. L. Diamond. Les deux hommes travaillent ensemble sur une dizaine de films. Parmi les titres évoqués, Certains l’aiment chaud en 1959 et La Garçonnière en 1960 comptent parmi les plus connus. Wilder y garde la main comme réalisateur, scénariste et producteur. Témoin à charge, en 1957, figure aussi parmi ses crédits comme réalisateur et scénariste.
Dans les années 1950 et 1960, il est présenté comme l’un des cinéastes les plus importants du cinéma américain du XXe siècle. Quatre de ses films figurent dans le Top 100 de l’American Film Institute. Le classement de Sight & Sound le place au 7e rang des plus grands réalisateurs. En 1986, il reçoit l’AFI Life Achievement Award remis par l’American Film Institute.
Prix, apparitions et héritage
Billy Wilder apparaît aussi à l’écran dans Cinépanorama en 1956 et dans The Kennedy Center Honors en 1978, tous deux comme lui-même. Ces présences ponctuent une activité qui reste dominée par l’écriture et la mise en scène. Son travail de scénariste et de réalisateur s’étend sur des films noirs, des comédies et des récits historiques.
Il a dirigé 14 acteurs différents nommés aux Oscars. Quatre de ses films figurent parmi les 100 retenus par l’American Film Institute, à l’image de Le Poison, Boulevard du crépuscule, Certains l’aiment chaud et La Garçonnière. Ces titres donnent la mesure d’une œuvre qui traverse l’âge d’or hollywoodien tout en gardant un ton moraliste et caustique.
Billy Wilder meurt le 27 mars 2002 à Beverly Hills, en Californie. Son nom reste attaché à une série de films où le cynisme, le rythme et la précision du dialogue importent autant que l’intrigue. L’ensemble dessine une place durable dans l’histoire du cinéma américain, depuis Berlin jusqu’aux studios de la Paramount.
- Les Hommes le dimanche (1930) — scénario lié au succès qui lui vaut un contrat avec l’UFA en 1929
- Mauvaise Graine (1934) — coréalisation avec Alexandre Esway
- Uniformes et Jupons courts (1942) — réalisation
- Les Cinq Secrets du désert (1943) — réalisation et scénario
- Assurance sur la mort (1944) — réalisation et scénario
- Le Poison (1945) — réalisation et scénario
- Boulevard du crépuscule (1950) — réalisation et scénario
- Le Gouffre aux chimères (1951) — réalisation
- Témoin à charge (1957) — réalisation et scénario
- Certains l’aiment chaud (1959) — réalisation, scénario et production
- La Garçonnière (1960) — réalisation, scénario et production
- Le Poison — Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario adapté, 4 récompenses au total
- Boulevard du crépuscule — Oscar du meilleur scénario original
- AFI Life Achievement Award — American Film Institute, 1986
Films et séries réalisés par Billy Wilder
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Galerie photos de Billy Wilder
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Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
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