Gertrude Astor: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Gertrude Astor en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
225
œuvres recensées
223 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1911, Gertrude Astor apparaît dans The Ne'er-Do-Well, un court métrage qui ouvre une présence appelée à durer plus d’un demi-siècle. Née le 9 novembre 1887 à Lakewood, dans l’Ohio, elle traverse le muet puis le parlant sans quitter les marges actives du plateau, souvent dans des rôles sans crédit. Elle meurt le 9 novembre 1977 à Los Angeles, le jour de ses 90 ans.
Gertrude Astor, des débuts au muet
En 1917, Gertrude Astor figure dans plusieurs films de Jack Ford et de Jack Conway, dont « À l'assaut du boulevard » et « Cheyenne's Pal ». Elle passe alors d’un titre à l’autre dans un Hollywood encore gouverné par la cadence industrielle des courts et des moyens métrages.
L’année 1918 la voit dans « Violence » de Tod Browning, sous le nom de Mrs. Augusta Van Ruysdael. En 1919, elle tourne « Fleur sans tache » du même réalisateur, puis « What Am I Bid? » de Robert Z. Leonard. Ces films fixent une habitude de travail déjà nette: elle circule d’un metteur en scène à l’autre, de la comédie au mélodrame, sans s’arrêter sur un type unique de personnage.
Au début des années 1920, elle apparaît dans « Par l'entrée de service » d’Alfred E. Green et Jack Pickford, puis dans « Un derby sensationnel », « Le Droit d'aimer » et « Lorna Doone ». La même période la mène chez Maurice Tourneur, Sam Wood, Allen Holubar ou Rupert Hughes, avec des rôles comme Louise Reeves, Helen Gordon, Morella Winmarleigh ou Phyllis Fairfield.
Des années 1920 à l’âge des studios
En 1924, Gertrude Astor se retrouve dans « The Silent Watcher » de Frank Lloyd et « Secrets » de Frank Borzage. Ces titres s’inscrivent dans une zone où les seconds rôles féminins structurent l’espace du récit sans occuper le centre de l’affiche.
L’année 1925 la place dans « La Fille de Négofol » de John Ford, « La Charmeuse » de Sidney Olcott et « Vedette » d’Allan Dwan. En 1926, elle rejoint Clarence Brown dans « Kiki », Frank Capra dans « L'Athlète incomplet » et Leo McCarey dans « Tell 'Em Nothing ». Elle passe alors par des équipes où se croisent des styles très différents, du burlesque à la romance urbaine.
La fin de la décennie la retrouve dans « Taxi-girl » de Harry F. Millarde, puis dans « La Volonté du mort » de Paul Leni, où elle tient le rôle de Cecily. En 1928, elle ajoute « Rose-Marie » à sa liste de tournages, avant « Indomptée » et « L'Iceberg vengeur » en 1929. Le passage au parlant ne rompt pas sa présence, il la déplace vers des apparitions plus brèves et plus disséminées.
Le parlant, puis les apparitions fugitives
En 1931, Gertrude Astor figure dans « Toute la vérité » de James W. Horne, où elle joue Mrs Hardy. Deux ans plus tard, elle apparaît dans « Le Bateau des fugitifs » de Lewis D. Collins, sous le nom de Vera. La décennie avance avec « Northern Frontier » en 1935, puis « Empty Saddles » en 1936, où elle tient le rôle d’Eloise Hayes.
En 1939, elle passe dans « Femmes » de George Cukor, créditée comme Mud Bath Nurse. La même logique de présence parcellaire continue dans « Misbehaving Husbands » en 1940 et « La Péniche de l'amour » en 1942. En 1944, elle figure dans « La Passion du Docteur Holmes », puis dans « Dick Tracy » en 1945.
L’après-guerre la ramène vers des productions très connues du moment. Elle apparaît dans « Les Plus Belles Années de notre vie » en 1946, puis dans « Ma chère secrétaire » en 1948. En 1950, elle se montre dans « Boulevard du crépuscule » de Billy Wilder et « Ève » de Joseph L. Mankiewicz. Dans les deux cas, sa présence relève de l’instant bref, de la silhouette qui inscrit une adresse sociale ou mondaine dans la scène.
Les années 1950 et 1960, entre cinéma et télévision
En 1952, Gertrude Astor apparaît dans un épisode de I Love Lucy, « Ricky Looses his Voice », sous la mention Chorus Girl. Quatre ans plus tard, elle figure dans « Around the World in Eighty Days » de Michael Anderson, avant de revenir en 1959 dans Rescue 8, épisode « Walking Death ».
L’année 1962 la remet dans un long métrage avec « L'Homme qui tua Liberty Valance » de John Ford, où elle joue une townswoman. Deux ans plus tard, elle est au générique de « La Mélodie du bonheur », puis, en 1965, de « Une maman pas comme les autres ». La même saison, elle apparaît encore dans un épisode de Une mère pas comme les autres en 1966, signe d’une présence qui continue à se faufiler dans les formats les plus divers.
Ces apparitions tardives ferment une filmographie qui traverse 1911 à 1966. Gertrude Astor passe d’un cinéma muet dominé par les studios en formation à la télévision des années 1950 et 1960, sans changer de méthode: une présence brève, souvent anonyme, mais régulière.
Films et séries avec Gertrude Astor
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