Colin Kenny: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Colin Kenny en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
162
œuvres recensées
162 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1918
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1935, Colin Kenny apparaît dans « Capitaine Blood » de Michael Curtiz, sous le nom de Lord Chester Dyke. Le comédien né à Dublin le 3 décembre 1888 signe là l’un des premiers crédits repérables de sa présence dans le cinéma américain, avant de revenir dans des films comme « Les Aventures de Robin des Bois » en 1938.
Des rôles secondaires dans les grandes machines hollywoodiennes
À Hollywood, Colin Kenny se glisse souvent dans des emplois de passage, parfois sans être crédité. Il traverse « Ève » de Joseph L. Mankiewicz en 1950 comme invité des Sarah Siddons Awards, puis « Les hommes préfèrent les blondes » de Howard Hawks en 1953 en simple invité de mariage.
Quelques mois plus tard, il figure dans « La Blonde du Far-West » de Howard Hawks, où il apparaît comme un Chicagoan, puis dans « Règlements de comptes à O.K. Corral » de John Sturges en 1957. Ces présences brèves l’installent dans une zone très particulière du studio system, faite de silhouettes, de témoins et de convives, au service d’un récit collectif.
La décennie suivante le retrouve dans « La Mort aux trousses » d’Alfred Hitchcock en 1959, « Jugement à Nuremberg » de Stanley Kramer en 1961 et « Du silence et des ombres » de Robert Mulligan en 1962. Il y apparaît parmi les visages du tribunal, du public ou de la scène sociale, sans quitter cette économie de second plan où un plan suffit parfois à fixer une présence.
Le temps des films à costumes
Les productions historiques occupent une place nette dans sa filmographie. En 1938, il joue Sir Baldwin dans « Les Aventures de Robin des Bois », film d’aventure de Michael Curtiz où sa présence s’inscrit dans l’entourage aristocratique du récit.
Cinq ans plus tôt, il avait interprété Lord Chester Dyke dans « Capitaine Blood », autre film de Curtiz. La collaboration avec le cinéaste revient donc très tôt dans sa carrière à l’écran, autour de productions de prestige où l’élégance des costumes va de pair avec une distribution nombreuse.
Cette veine se prolonge avec « My Fair Lady » de George Cukor en 1964, où il tient un bref rôle d’Ad Lib at Church. Le film, sorti à la toute fin de sa vie, résume une manière de traverser le cinéma de studio sans jamais quitter les marges du cadre narratif.
Les tribunaux, les salons, les passants
Colin Kenny revient plusieurs fois dans des scènes de tribunal. Il figure comme Juror dans « Témoin à charge » de Billy Wilder en 1957, puis comme Courtroom Spectator dans « Jugement à Nuremberg » en 1961 et « Du silence et des ombres » en 1962. Le motif judiciaire court d’un film à l’autre, sans se répéter sous une forme identique.
D’autres apparitions le placent dans des lieux de sociabilité mondaine. Dans « Ève », il devient un invité de cérémonie, tandis que « Les hommes préfèrent les blondes » le situe dans l’assemblée d’un mariage. Ces rôles, réduits à une fonction, dessinent un usage très concret de son visage dans les films de studio.
Le même principe vaut pour « La Mort aux trousses », où il est crédité comme Man at Auction, et pour « Un crime dans la tête » de John Frankenheimer en 1962, où il apparaît comme Senator. Le cinéma d’Hitchcock et le cinéma politique des années 1960 lui offrent ici des fragments de présence qui se répondent sans se confondre.
Un nom, deux identités
L’acteur est aussi connu sous le nom d’Oswald Joseph Collins. Ce second patronyme accompagne une existence professionnelle qui s’étend sur plusieurs décennies et qui le mène de Dublin aux studios américains, sans qu’aucun effet d’annonce ne vienne encadrer ses apparitions.
Né le 3 décembre 1888, il meurt le 2 décembre 1968. Entre ces deux dates, son nom circule dans des productions de genres très différents, du film d’aventure au drame de prétoire, du mélodrame mondain au grand récit historique.
Cette diversité tient moins à une progression qu’à une manière de s’inscrire dans le tissu des films. Colin Kenny y occupe souvent des places brèves, mais toujours utiles, dans une distribution où les silhouettes donnent de la tenue aux scènes de groupe.
- « Capitaine Blood » (1935) — Lord Chester Dyke
- « Les Aventures de Robin des Bois » (1938) — Sir Baldwin
- « Ève » (1950) — Sarah Siddons Awards Guest
- « Les hommes préfèrent les blondes » (1953) — Wedding Guest
- « La Blonde du Far-West » (1953) — Chicagoan
- « Témoin à charge » (1957) — Juror
- « Règlements de comptes à O.K. Corral » (1957) — Barfly
- « La Mort aux trousses » (1959) — Man at Auction
- « Jugement à Nuremberg » (1961) — Courtroom Spectator
- « Un crime dans la tête » (1962) — Senator
- « Du silence et des ombres » (1962) — Courtroom Spectator
- « My Fair Lady » (1964) — Ad Lib at Church
Films et séries avec Colin Kenny
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