Julius Falkenstein: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Julius Falkenstein en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
124
œuvres recensées
124 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1933
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1904, Julius Falkenstein obtient son premier engagement à Berlin, ville où il naît le 25 février 1879 et où il meurt le 9 décembre 1933. L’acteur allemand passe par plusieurs scènes berlinoises, travaille aussi à Düsseldorf entre 1908 et 1910, puis à Vienne en 1911 et au Theater an der Wien en 1912.
Julius Falkenstein, du théâtre berlinois au cinéma
Au théâtre, Julius Falkenstein joue le plus souvent à Berlin. Il se produit aussi au Lustspielhaus de Düsseldorf, puis au Wiener Bürgertheater et au Theater an der Wien. Son nom circule dans les tournées, nourri par des apparitions répétées sur des scènes différentes, dans des distributions où il tient des emplois comiques.
L’arrivée au cinéma survient en 1914 avec « Die geheimnisvolle Villa ». Il tourne ensuite « Arme Eva Maria » et « Quand j’étais mort » d’Ernst Lubitsch en 1916, puis « Pension Trudchen », « Else und ihr Vetter » et « Die Prinzessin von Neutralien » en 1917. Ces titres installent une présence régulière à l’écran au moment où le cinéma muet allemand s’organise autour de productions rapides et nombreuses.
Dès 1918, il apparaît dans « Der Rodelkavalier », où il tient le rôle de Liebhaber, puis dans « Der geprellte Don Juan ». L’année suivante, « La Princesse aux huîtres » lui donne le rôle de Josef, a friend of Nucki. Sa filmographie de cette période fait apparaître des noms de personnages parfois très brefs, mais toujours insérés dans une présence abondante dans les productions berlinoises.
Les années 1920 et la mécanique du muet
En 1921, Falkenstein figure dans « La Découverte d’un secret » dans le rôle de Ängstlicher Herr. Il joue aussi dans « Der Gang durch die Hölle » et « Der Roman der Christine von Herre », tandis que son nom revient l’année suivante dans « Docteur Mabuse le joueur » de Fritz Lang, où il incarne Karsten. Ce film compte parmi les titres les plus connus de sa période allemande et le place dans un ensemble de productions majeures du cinéma de la République de Weimar.
Il apparaît ensuite dans « Les Finances du grand-duc » en 1924, où il tient le rôle de Mr. N. Isaaks, puis dans « Rêve de valse » en 1925. L’année 1926 le voit dans « Die Warenhausprinzessin » et « Les Frères Schellenberg ». En 1927, il figure dans « À huis clos » de Conrad Wiene et dans « Das tanzende Wien » de Friedrich Zelnik, deux titres qui prolongent une activité soutenue dans le cinéma germanophone de la seconde moitié de la décennie.
La fin des années 1920 le retrouve dans « Shéhérazade » d’Alexandre Volkoff en 1928, puis dans « Moral », où il joue Fürst Emil von Gerolstein. La même année, il apparaît dans « Les Espions » et « La Souris bleue ». En 1929, son nom figure au générique de « Besondere Kennzeichen », « À quoi rêve une femme au printemps », « Adieu, Mascotte » et « Die Nacht gehört uns ».
Les années 1930 et le passage au parlant
En 1930, Julius Falkenstein apparaît dans « Anny... Music-Hall » de Karel Lamač, où il est crédité sous le titre allemand « Die vom Rummelplatz ». Il figure aussi dans « Das lockende Ziel », « Liebe im Ring », « Tingel-Tangel » et « Der Andere ». Cette même année, son activité se poursuit dans un cinéma parlant encore instable, où les visages issus du muet doivent se recalibrer sans perdre leurs marques de jeu.
L’année 1931 l’emmène dans « Nie wieder Liebe » d’Anatole Litvak, « Die Faschingsfee » de Hans Steinhoff, « Der wahre Jakob », « Autour d’une enquête » de Robert Siodmak, « Le congrès s’amuse » d’Erik Charell et Jean Boyer, « Sur le pavé de Berlin » de Phil Jutzi et « Tumultes » de Robert Siodmak. Il figure encore dans « Victoria et son hussard », ce qui montre sa circulation dans plusieurs productions de langues et d’équipes différentes au début de la décennie.
En 1932, il joue dans « Le Vainqueur » de Hans Hinrich et Paul Martin, « Das Lied einer Nacht » d’Anatole Litvak, « Un homme sans nom » de Gustav Ucicky et Roger Le Bon, « Unmögliche Liebe », « À moi le jour, à toi la nuit » de Ludwig Berger et Claude Heymann, puis « Pile ou Face » de Hanns Schwarz. En 1933, il apparaît dans « Großstadtnacht », « Hände aus dem Dunkel » d’Erich Waschneck, « Lachende Erben » de Max Ophüls, « Moi et l’Impératrice » et « The Only Girl » de Friedrich Hollaender, « Spione am Werk », « Ein Lied für Dich » de Joe May et « Manolesco, prince des sleepings » de Victor Tourjanski.
Écriture, scènes et fin de vie
Julius Falkenstein écrit une comédie intitulée « Julie », donnée comme ayant rencontré un certain succès. Il est aussi présent à l’Opéra-Comique de Berlin et au Theater am Kurfürstendamm, deux lieux qui prolongent son activité en dehors des plateaux de tournage.
En 1933, l’arrivée au pouvoir des nazis interrompt brutalement sa carrière. Il n’apparaît alors que dans un film après avoir obtenu un permis, avant de mourir la même année d’une méningite. Il est enterré au cimetière juif de Berlin.
Son nom reste attaché à une période allemande traversée par le théâtre, le muet puis les premières années du parlant, avec des apparitions dans des titres de Fritz Lang, Ernst Lubitsch, Conrad Wiene, Robert Siodmak, Anatole Litvak ou Max Ophüls. Ce réseau de collaborations donne la mesure d’une présence régulière dans le cinéma germanophone entre 1914 et 1933.
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