Lindsay Duncan: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lindsay Duncan en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
128
œuvres recensées
67 films · 61 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1976, à Londres, Lindsay Duncan entre sur scène dans « Dom Juan » mis en scène par Robert Cordier, après une formation à la Central School of Speech and Drama. Elle est née le 7 novembre 1950 à Édimbourg et a grandi dans une famille passée par Leeds puis Birmingham. Son premier terrain d’expression reste le théâtre, avec des passages au Hampstead Theatre, au Royal Exchange Theatre de Manchester et au National Theatre.
Lindsay Duncan, de la scène anglaise aux grands rôles
À Bristol, elle accompagne Kevin Elyot quand il part étudier le théâtre. Elle monte alors sa propre production de « Funeral Games » de Joe Orton tout en vivant de petits travaux. Après un refus à la Royal Academy of Dramatic Art, elle rejoint la Central School of Speech and Drama à 21 ans, avant d’entrer dans le métier par la porte des plateaux londoniens.
En 1978, elle joue dans « Plenty » de David Hare au National Theatre. Deux ans plus tard, elle se produit pour la première fois aux États-Unis avec « Top Girls » de Caryl Churchill, reprise au Public Theater de New York après sa création au Royal Court Theatre. Cette pièce lui vaut un OBIE Award.
L’année suivante, elle tient son premier rôle important au cinéma dans « Loose Connections » de Richard Eyre, aux côtés de Stephen Rea. Elle travaille ensuite avec la Royal Shakespeare Company en 1985 pour « Troilus and Cressida », où elle joue Hélène de Troie, puis en 1986 dans « Les Liaisons dangereuses » de Christopher Hampton, dans le rôle de la marquise de Merteuil. La pièce passe de Stratford-upon-Avon à l’Ambassadors Theatre, puis à Broadway en 2007.
Les années Royal Shakespeare Company
Le rôle de Merteuil lui apporte une nomination aux Tony Awards, un Olivier Award et un Theatre World Award. Son nom circule ensuite parmi les interprètes de prédilection d’Harold Pinter, Alan Bleasdale et Stephen Poliakoff. En 1988, elle reçoit un London Evening Standard Award pour Maggie dans « La Chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams.
Elle retrouve la Royal Shakespeare Company en 1994 et 1995 pour « Le Songe d’une nuit d’été », où elle joue Hippolyte et Titania. La production part en tournée aux États-Unis l’année suivante, avant qu’une opération ne l’oblige à céder sa place de janvier à mars 1997. Sur un autre registre, Al Pacino lui demande de jouer son épouse dans « City Hall » de Harold Becker, après l’avoir vue dans « The Cryptogram » de David Mamet.
En 2001 et 2002, elle revient à « Private Lives » de Noel Coward avec Alan Rickman. Le rôle d’Amanda Prynne lui vaut un Tony Award et un nouvel Olivier Award. La même période la voit nommée à l’Olivier de la meilleure actrice pour « Mouth To Mouth » de Kevin Elyot.
Télévision, cinéma et fiction historique
En 1999, elle prête sa voix à l’androïde TC-14 dans « Star Wars, épisode I : La Menace fantôme ». Elle ne prend pas le rôle recherché au départ, celui de la mère d’Anakin Skywalker, mais accepte cette voix mécanique. Quelques années plus tard, elle rejoint la série « Rome » en 2005, séduite par la réputation de HBO et sans lecture préalable du scénario.
Dans « Rome », elle interprète Servilia des Junii pendant deux saisons, face à Jules César et Atia des Julii. Après cinq ans loin des planches, elle revient au théâtre en 2007 avec « That Face » de Polly Stenham, aux côtés de Matt Smith. Son rôle de mère alcoolique et quasi incestueuse lui vaut une nomination à l’Olivier Award de la meilleure actrice.
En 2009, elle apparaît dans l’épisode spécial « La Conquête de Mars » de « Doctor Who » sous les traits d’Adelaide Brooke, compagne du 10 e Docteur. La même année, elle joue Margaret Thatcher dans le téléfilm « Margaret » de la BBC, librement adapté des livres de John Campbell. L’année suivante, elle devient Helen Kingsleigh dans « Alice au pays des merveilles » de Tim Burton, puis retrouve ce personnage dans « Alice de l’autre côté du miroir » en 2016.
Des années 2010 aux rôles plus tardifs
En 2011, elle collabore pour la quatrième fois avec Alan Bleasdale dans « The Sinking of the Laconia », téléfilm en deux épisodes inspiré d’un épisode de la Deuxième Guerre mondiale. Elle revient aussi à l’Abbey Theatre puis à la Brooklyn Academy of Music avec « John Gabriel Borkman », dans une nouvelle version de Frank McGuinness, où elle retrouve Alan Rickman et Fiona Shaw.
La même année, elle fait une apparition dans la quatrième saison de « Merlin » avec le rôle de la reine Annis. Elle ouvre 2011 comme invitée de l’épisode du nouvel an d’« Absolutely Fabulous », où elle joue Jeanne Durand, actrice française imaginée entre Marlene Dietrich et Catherine Deneuve. À Londres, elle tient ensuite le rôle principal de « Hay Fever » de Noël Coward sous la direction de Howard Davies.
En 2012, elle joue la duchesse d’York dans « Richard II », premier volet d’une série de quatre pièces historiques de Shakespeare produites par BBC 2. En 2013, elle est la mère de Dom dans « Il était Temps ». Deux ans plus tard, elle apparaît dans « Birdman » en Tabitha, puis dans « Mary » en 2017 sous les traits d’Evelyn Adler. En 2018, elle retrouve l’univers de l’imaginaire avec « Le Livre perdu des sortilèges », où elle joue Ysabeau de Clermont.
Récompenses et distinction publique
En 2009, Lindsay Duncan reçoit le titre de commandeur de l’ordre de l’Empire britannique pour services rendus à l’art dramatique. Cette distinction s’ajoute à un ensemble de prix déjà marqué par deux Olivier Awards, un OBIE Award, un London Evening Standard Award, un Theatre World Award et un Tony Award. Ses rôles de théâtre ont fait circuler son nom dans les grandes maisons londoniennes et new-yorkaises.
Née Lindsay Vere Duncan, elle est aussi créditée sous les noms Lindsay Vere Duncan, Линдси Дункан et 린제이 던칸. Son accent de Received Pronunciation, hérité de son éducation à Birmingham, a souvent servi des personnages issus de la haute société britannique, même quand elle prenait des détours vers l’histoire romaine, Shakespeare, le fantastique ou la science-fiction. Un seul rôle lui fait adopter l’accent écossais, dans « AfterLife » en 2004.
Elle a rencontré Hilton McRae à la Royal Shakespeare Company en 1985, et leur fils Cal naît en 1991. Le théâtre reste le socle de ses apparitions à l’écran, de « Les Liaisons dangereuses » à « Private Lives », de « Rome » à « Doctor Who », de « Alice au pays des merveilles » à « Le Livre perdu des sortilèges ».
Films et séries avec Lindsay Duncan
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Lindsay Duncan
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Lindsay Duncan
4 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.
























