George C. Scott: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de George C. Scott en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
99
œuvres recensées
81 films · 18 séries
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 1999
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1964, Stanley Kubrick choisit George C. Scott pour le général « Buck » Turgidson dans « Docteur Folamour ». Le rôle le place aussitôt dans un cinéma de personnages d’autorité, nerveux, mordants, souvent au bord de la rupture. L’année suivante, son nom circule avec une autre image : celle du général George S. Patton Jr. dans « Patton », film de Franklin J. Schaffner sorti en 1970.
George C. Scott, de Wise aux Marines
George Campbell Scott naît le 18 octobre 1927 à Wise, en Virginie. Mort le 22 septembre 1999 à Westlake Village, en Californie, il passe d’abord par le Corps des Marines, où il sert de 1945 à 1949. Cette expérience militaire nourrit ensuite ses compositions de gradés, de chefs et de responsables secoués par leurs fonctions.
À la fin de son service, il entame des études de journalisme à l’université du Missouri grâce au G.I. Bill. Le futur acteur y arrive après la guerre, avec un rapport déjà concret à la discipline, au commandement et aux silhouettes d’uniforme. Ce socle revient dans nombre de ses rôles, sans le réduire pour autant à un simple spécialiste des militaires.
Son nom complet apparaît ensuite sous plusieurs formes, George Campbell Scott ou George C. Scott, et la fiche française garde surtout l’appellation courte. La période qui suit l’installe dans la télévision puis le cinéma, avec un premier crédit recensé dès 1951 à « Hallmark Hall of Fame » comme producteur. En 1958, il se montre aussi dans « Kraft Music Hall » en tant que lui-même.
Les années Preminger, Rossen, Huston
En 1959, Delmer Daves le dirige dans « La Colline des potences », où il joue le Dr. George Grubb. La même année, Otto Preminger lui confie le rôle de l’AAG Claude Dancer dans « Autopsie d’un meurtre ». Deux films qui installent sa présence dans des récits dominés par les rapports de force, le droit et la parole comme instrument.
Robert Rossen lui donne en 1961 le rôle de Bert Gordon dans « L’Arnaqueur ». La composition marque une étape nette dans sa filmographie, où le visage fermé et la tension verbale prennent le pas sur toute démonstration. John Huston le retrouve ensuite dans « Le Dernier de la liste » en 1963, sous les traits d’Anthony Gethryn.
La télévision accompagne ce mouvement. En 1960, il apparaît dans « Don Juan in Hell » comme Le Diable, puis dans « The Power and the Glory » en 1961. Il joue John Proctor dans « The Crucible » en 1967, Edward Rochester dans « Jane Eyre » en 1970, et plus tard plusieurs figures centrales de téléfilms et feuilletons. Cette circulation entre formats lui permet d’occuper des rôles de premier plan sans dépendre du cinéma de salle.
Patton, le refus et la mise à distance
Franklin J. Schaffner le confie en 1970 au général George S. Patton Jr. dans « Patton ». Le rôle lui vaut l’Oscar du meilleur acteur, récompense qu’il refuse. Son refus tient à une idée très ferme du métier : chaque performance resterait irréductible aux comparaisons et aux classements.
La composition de Patton domine durablement son image publique. En 1986, il retrouve ce personnage dans le téléfilm « Les Derniers Jours de Patton ». Entre les deux, le général demeure un repère dans sa galerie de chefs militaires, de stratèges et d’hommes de commandement que le cinéma lui propose régulièrement.
L’année 1970 le voit aussi dans « L’Hôpital » d’Arthur Hiller, où il joue le Dr. Bock. Le film ne relève pas du même imaginaire que Patton, mais il repose pareillement sur une parole sous pression et des rapports institutionnels tendus. George C. Scott y déplace son autorité vers le milieu médical, sans abandonner une manière de jouer frontalement les rapports hiérarchiques.
Du cinéma au téléfilm, une présence continue
La décennie 1970 lui offre des personnages nombreux. Anthony Harvey le dirige dans « Le Rivage oublié » en 1971, Richard Fleischer dans « Les Complices de la dernière chance » la même année, puis encore dans « Les flics ne dorment pas la nuit » en 1972. Stanley Kramer lui confie Noble « Mase » Mason dans « L’Or noir de l’Oklahoma » en 1973, Mike Nichols le choisit pour Dr. Jake Terrell dans « Le Jour du dauphin ».
Il passe aussi à la réalisation avec « Rage » en 1972, où il tient le rôle de Dan Logan. En 1974, il met en scène « The Savage Is Loose » et joue John. Cette activité de réalisateur reste ponctuelle dans la chronologie fournie, mais elle signale une volonté de ne pas rester cantonné à l’interprétation.
Le téléfilm demeure un terrain régulier. Il joue Louis Nizer dans « Fear on Trial » en 1975, The Beast dans « Beauty and the Beast » en 1976, puis Thomas Hudson dans « L’Île des adieux » en 1977. En 1978, Stanley Donen le distribue dans « Folie Folie », où il tient deux personnages, Gloves Malloy et Spats Baxter. Paul Schrader lui donne ensuite Jake VanDorn, alias Jake DeFreese, dans « Hardcore » en 1979.
Années 1980 et derniers rôles
Peter Medak le dirige dans « L’Enfant du diable » en 1980, où il joue John Russell. Le film s’ajoute à une série de rôles où le personnage traverse des événements qui le dépassent, sans quitter une forme de retenue dans l’expression. La même période le voit dans « La Formule » de John G. Avildsen, puis dans « Taps » en 1981, où il incarne le général Harlan Bache.
Il reste présent sur le petit écran avec « Mister Lincoln » en 1981, « Casey Stengel » la même année, « Oliver Twist » en 1982, « China Rose » en 1983, puis « Un chant de Noël » en 1984, où il joue Ebenezer Scrooge. Le feuilleton « Mussolini: The Untold Story » en 1985 lui confie Benito Mussolini, et « Choices » en 1986 le met dans la peau d’Evan Granger.
La fin de sa filmographie connue le retrouve dans « L’Exorciste III » en 1990 comme le lieutenant William « Bill » Kinderman, dans « Malice » en 1993 comme le Dr. Martin Kessler, dans « Le Titanic » en 1996 comme le capitaine Edward J. Smith, puis dans « Douze hommes en colère » en 1997 comme Juror 3. Entre-temps, « New York News » en 1995 lui donne Ollie Herman. La ligne reste la même : un acteur constamment ramené vers des rôles de commandement, de confrontation ou de décision.
Films et séries avec George C. Scott
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