Noriko Sengoku: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Noriko Sengoku en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
137
œuvres recensées
133 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, Noriko Sengoku apparaît dans « L'Ange ivre » d'Akira Kurosawa, dans le rôle de Gin. Elle a alors 26 ans et entre dans une période où les cinéastes japonais la sollicitent régulièrement pour des emplois secondaires, souvent brefs mais nettement identifiables. Née le 29 mai 1922 à Setagaya, Tokyo, sous le nom de Reiko Mori, elle prendra le nom de Noriko Sengoku pour sa carrière d'actrice.
Les années Kurosawa
La relation professionnelle avec Akira Kurosawa traverse plusieurs titres majeurs du cinéma japonais. En 1949, elle joue dans « Le Duel silencieux » puis dans « Chien enragé », avant de revenir dans « Scandale » en 1950. Ces apparitions dessinent une présence régulière dans l’entourage du réalisateur, sans effet de vedette, mais avec une continuité rare sur une courte période.
Elle retrouve Kurosawa en 1951 avec « L'Idiot », où elle interprète Takako, puis en 1954 dans « Les Sept Samouraïs », où elle joue la femme de la famille Gono. En 1955, « Vivre dans la peur » lui confie le rôle de Kimie Nakajima. Cette série de collaborations place Sengoku au cœur d’un ensemble de films qui comptent parmi les repères du cinéma japonais d’après-guerre.
Mikio Naruse, Ozu et les autres
L’année 1950 la voit aussi chez Mikio Naruse avec « La Bête blanche » et « La Bataille de roses », puis en 1955 dans « Nuages flottants ». La même décennie l’amène chez Yasujirō Ozu dans « Les Sœurs Munakata » en 1950, puis chez Kenji Mizoguchi dans « La Dame de Musashino » en 1951 et « La Vie d'O'Haru femme galante » en 1952. Ces passages d’un cinéaste à l’autre montrent une circulation constante dans le cinéma japonais de studio.
En 1955, elle apparaît aussi dans « Journal d'un policier » de Seiji Hisamatsu. Deux ans plus tard, elle rejoint Shirō Toyoda pour « Pays de neige » et Mikio Naruse pour « Une femme indomptable ». En 1960, Naruse lui donne encore un rôle dans « Quand une femme monte l'escalier », puis Kinuyo Tanaka la fait tourner dans « La Nuit des femmes » en 1961. La diversité des metteurs en scène dit une actrice appelée pour des silhouettes précises, souvent dans des récits de couple, de maison ou de voisinage.
Du fantastique aux récits populaires
En 1964, Noriko Sengoku passe chez Masaki Kobayashi avec « Kwaïdan », où elle figure dans le segment « La Femme des neiges » comme villageoise. La même année, elle joue dans « Le Sabre » de Kenji Misumi, dans le rôle de Kiuchi. Deux titres très différents, l’un travaillé par le fantastique stylisé, l’autre ancré dans le film de sabre, prolongent une filmographie déjà traversée par plusieurs genres.
En 1965, elle apparaît dans « Invasion Planète X » d'Ishirō Honda comme déléguée. En 1969, Yasuzō Masumura lui confie le rôle de mère dans « La Bête aveugle ». Plus tard, « C'est dur d'être un homme: Tora-san à la rescousse » de Yōji Yamada, sorti en 1995, la ramène à l’écran dans le rôle de la mère de Lily. Ce retour tardif dans une production populaire atteste une longévité qui dépasse de loin la période des studios des années 1950 et 1960.
Une présence prolongée jusqu’en 2007
La filmographie de Sengoku s’étend sur près de 125 films entre 1948 et 2007. Cette amplitude ne repose pas sur des rôles de premier plan, mais sur une suite de présences nettes dans des œuvres de réalisateurs comme Kurosawa, Naruse, Mizoguchi, Ozu, Kobayashi, Honda ou Yamada. Son nom circule dans des productions de prestige comme dans des films de genre, avec une constance qui dure plus d’un demi-siècle.
En 2003, elle figure dans « La Clinique du Dr Koto » dans le rôle de 内つる子. Quatre ans plus tard, elle apparaît dans « Tokyo Tower: Mom and Me, and Sometimes Dad ». Le dernier jalon repérable de son activité cinématographique montre qu’elle continue d’être distribuée bien après la disparition du studio system japonais. Elle meurt à Tokyo le 27 décembre 2012, à 90 ans.
Films et séries avec Noriko Sengoku
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