Bokuzen Hidari: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bokuzen Hidari en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
235
œuvres recensées
235 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 1971
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1950, Akira Kurosawa retient Bokuzen Hidari pour « Scandale ». Le nom de l’acteur japonais apparaît alors dans une série de films où Kurosawa l’utilise de nouveau, de « L’Idiot » en 1951 à « Barberousse » en 1965.
Des films de Kurosawa à la reconnaissance
Né le 20 février 1894 à Tokorozawa, dans la préfecture de Saitama, Bokuzen Hidari s’impose d’abord par sa présence chez Kurosawa. Dans « Scandale », puis dans « L’Idiot » et « Vivre », il rejoint des distributions où l’écriture des personnages repose sur des gestes précis, des silences et des écarts de ton.
Cette même année 1952, il est aussi au générique de « La Belle et le Voleur » de Keigo Kimura. Deux ans plus tard, « Les Sept Samouraïs » lui donne le rôle de Yohei, dans un film qui le relie à l’un des sommets du cinéma japonais des années 1950. Il revient chez Kurosawa en 1957 avec « Les Bas-fonds », puis en 1965 avec « Barberousse », où il interprète un Patient A.
L’acteur tourne dans plus de 160 films entre 1950 et 1971. Ce volume place sa présence dans une continuité rare, avec des passages chez Seiji Hisamatsu, Kaneto Shindō, Kinuyo Tanaka, Shirō Toyoda, Mikio Naruse, Hiroshi Inagaki, Ishirō Honda, Kazuo Ikehiro, Yasuharu Hasebe, Kihachi Okamoto et Azuma Morisaki.
Les années 1950, un socle de rôles
En 1955, Bokuzen Hidari apparaît dans « Journal d’un policier » de Seiji Hisamatsu, « Les Loups » de Kaneto Shindō et « Maternité éternelle » de Kinuyo Tanaka, où il joue le mari de Hide. La même année, son nom circule dans des productions très différentes, du drame au récit social, sans qu’il soit enfermé dans un seul type de présence.
L’année 1956 le mène vers « L’Étrange amour de la femme blanche » de Shirō Toyoda. En 1957, il revient chez Mikio Naruse avec « Une femme indomptable », avant de retrouver Kurosawa dans « Les Bas-fonds ». Il traverse ensuite « L’Homme au pousse-pousse » de Hiroshi Inagaki en 1958, puis « Le Sifflement de Kotan » de Naruse en 1959.
Cette décennie le voit aussi dans des œuvres comme « The Human Vapor » d’Ishirō Honda en 1960. Il est présent la même saison dans « Salaryman Mejiro Sanpei: Teishu no Tameiki no Maki », puis dans « サラリーマン弥次喜多道中 » en 1961. Le déplacement entre drame, comédie et film de genre nourrit une filmographie qui épouse le rythme des studios japonais de l’après-guerre.
Les années 1960, du film de genre au retour chez Kurosawa
En 1964, il tient un rôle dans « La Légende de Zatoïchi: La Lame » de Kazuo Ikehiro. L’année suivante, Kurosawa le convoque pour « Barberousse », où sa partition de Patient A s’inscrit dans un ensemble de personnages hospitaliers et anonymes.
La décennie suivante, Hidari apparaît dans « Les Tueuses en collants noirs » de Yasuharu Hasebe en 1966. Il figure aussi dans « Akage » de Kihachi Okamoto en 1969, puis dans « Shakokken ai Yori: Maruhi Sei to Seikatsu » la même année. En 1970, « Le grand amour » lui confie Toku, dans un film d’Azuma Morisaki.
Les titres tardifs prolongent une présence très mobile dans le cinéma japonais de l’époque. Il passe de récits de studio à des productions plus directement liées aux mutations du genre, avec une régularité qui traverse plus de deux décennies et plusieurs cinéastes.
Une présence durable jusqu’en 1971
Bokuzen Hidari naît sous le nom d’Ichirō Mikashima. Son travail couvre la période 1950-1971, jusqu’à sa mort le 26 mai 1971. Entre ces deux dates, il apparaît dans des films qui le placent auprès d’Akira Kurosawa à plusieurs reprises, mais aussi auprès de réalisateurs comme Naruse, Honda, Inagaki ou Tanaka.
Son alias russe, Бокудзэн Хидари, rappelle une circulation internationale du nom plus qu’une simple mention de générique. Son activité reste liée à l’interprétation, sans détour vers la mise en scène ou l’écriture, et sans que sa notoriété dépende d’un seul rôle.
La silhouette de Yohei dans « Les Sept Samouraïs », le Patient A de « Barberousse » et Toku dans « Le grand amour » dessinent trois moments distincts d’une présence qui accompagne le cinéma japonais des années 1950 et 1960. Hidari meurt à 77 ans, après avoir traversé cette période sans quitter l’écran.
Films et séries avec Bokuzen Hidari
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