Rudolf Carl: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rudolf Carl en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
155
œuvres recensées
154 films · 1 série
- Première année recensée
- 1932
- Dernière année recensée
- 1986
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 19 juin 1899, à Břeclav, Rudolf Carl naît dans l’Autriche-Hongrie. Orphelin très jeune, il grandit à l’orphelinat impérial de Vienne, apprend le métier de quincaillier, puis sert comme simple fantassin pendant la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il rejoint le théâtre amateur Dilettantenverein Nestroybühne Brno et obtient un engagement au théâtre allemand de Brno, où il trouve rapidement sa place dans les rôles de caractère. Un premier passage au cinéma suit en 1922.
Du théâtre de Brno aux premiers films
En 1934, Rudolf Carl joue au Theater an der Wien et à l’Opéra populaire de Vienne, dans la section d’opérette, tout en travaillant davantage pour le cinéma. Cette année-là, il figure au générique de « Polnisches Blut », où il tient le rôle de Bronio von Popiel, et de « Ein Stern fällt vom Himmel ». Le même mouvement l’amène vers des comédies musicales et des vaudevilles filmés, où il occupe des emplois de second plan immédiatement identifiables. Son nom revient en 1935 dans « … nur ein Komödiant », « Tanzmusik » et « Die Fahrt in die Jugend », puis en 1936 dans « Rendezvous in Wien » et « Le Postillon de Longjumeau ».
La décennie suivante le voit s’installer dans un répertoire de personnages comiques et facilement reconnaissables. En 1937, il apparaît dans « Die Landstreicher » et « Pat und Patachon im Paradies », deux titres qui annoncent une présence régulière dans les productions populaires de langue allemande. En 1938, il participe à « Der Optimist », « Rote Rosen - blaue Adria » et « Le Mystère de la treizième chaise ». L’année 1939 le retrouve dans « Liebe streng verboten », « Frau im Strom » et « Unsterblicher Walzer ». Son jeu se construit alors dans des rôles de naïfs, d’employés ou de petits notables, sans jamais quitter le registre comique qui lui est associé.
Les années 1940 et la reconnaissance populaire
En 1940, Rudolf Carl figure dans « Die lustigen Vagabunden », où il joue Franz, Vagabund, puis dans « Les Rothschilds », où il interprète Rubiner. Le même groupe d’années le rattache à « Cora Terry », « Ihr Privatsekretär » et « L’Oiseleur ». En 1941, il tourne dans « La Belle Diplomate » de Georg Jacoby, puis dans « Ehe man Ehemann wird », « Oh, diese Männer » et « Hochzeitsnacht ». Sa présence s’inscrit dans un cinéma de divertissement très codé, où les seconds rôles structurent la mécanique comique autant que les personnages principaux.
En 1942, il joue dans « Die heimliche Gräfin » et « Liebeskomödie ». L’année suivante, il apparaît dans « Reisebekanntschaft », « Rêve blanc », «...und die Musik spielt dazu », « Abenteuer im Grandhotel » et « Alles aus Liebe ». Puis viennent « Romantische Brautfahrt » en 1944 et « Leuchtende Schatten » en 1945. Cette série de titres atteste une activité soutenue pendant toute la période, avec une fidélité nette aux opéras filmés, aux farces et aux intrigues sentimentales.
Après 1945, il revient dans « Die Schatztruhe », « Der Herr Kanzleirat », « La Tache de rousseur » et « Mann gehört ins Haus » en 1948. En 1950, il joue dans « Skandal in der Botschaft », « Auf der Alm, da gibt's koa Sünd », « Kind der Donau » et « Die Kreuzlschreiber ». Cette période le maintient dans les marges bavardes des récits, là où un visage, une manière de parler ou une silhouette suffisent à faire exister un personnage.
L’apogée des années 1950
En 1951, Rudolf Carl apparaît dans « Eva erbt das Paradies », où il joue Zacherl Tschurtschentaler, mais aussi dans « Gangsterpremiere », « Le Paysan allègre », « Das Herz einer Frau », « Stadtpark » et « Le Vieux Pécheur ». L’année 1952 lui apporte plusieurs rôles précisément nommés: « Der Obersteiger » avec Obersteiger, « Die Wirtin von Maria Wörth » avec Alois Kögerl, Bürgermeister, « Hallo Dienstmann » avec Scheidl, puis « Ich hab’ mich so an Dich gewöhnt », « Ideale Frau gesucht » et « Der Mann in der Wanne ». Le cœur de sa présence tient alors dans ces figures de village, de service ou d’autorité locale, immédiatement lisibles pour le spectateur.
En 1953, il participe à « Die fünf Karnickel », « Auf der grünen Wiese », « Junges Herz voll Liebe », « Knall und Fall als Detektive », « Die Junggesellenfalle », « Die Perle von Tokay » et « Seesterne ». L’année suivante, il figure dans « Schützenliesel » et « Bruder Martin ». En 1955, il joue dans « Die Sennerin von St. Kathrein », « Zwei Herzen und ein Thron », « Sa fille Pierre », « Ja, so ist das mit der Liebe », « An der schönen blauen Donau » et « Le Secret d’une doctoresse ». Les titres de cette période dessinent un espace dominé par la comédie rurale, l’opérette filmée et le divertissement sentimental.
En 1956, il est à l’affiche de « Zwei Bayern in St. Pauli », « Försterliesel », « Wenn Poldi ins Manöver zieht », « Lumpazivagabundus », « Rosmarie kommt aus Wildwest », « Le Pantalon volé », «...und wer küßt mich? », « Dort oben, wo die Alpen glühen », « Husarenmanöver », « Liebe, Schnee und Sonnenschein », « Lügen haben hübsche Beine » et « Der Schandfleck ». En 1957, il joue dans « Der Pfarrer von St. Michael », « Der Jungfrauenkrieg », « Ober, zahlen! » et « Heiratskandidaten », tandis que « Dort in der Wachau » le conduit aussi à la réalisation. Deux ans plus tard, il revient dans « Le Labyrinthe de l’amour » de Rudolf Jugert, après « La Forêt d’argent » en 1957.
Derniers écrans, chanson et réalisation
En 1942, la chanson « Liebe kleine Schaffnerin » connaît un succès pour Rudolf Carl, qui est aussi chanteur. Cette activité musicale s’ajoute à son travail d’acteur sans le détourner de l’écran, où il reste présent pendant toute la décennie 1950 et au début de la suivante. En 1960, il apparaît dans « Schlußakkord », « L’Auberge du Cheval-Blanc » et « Das Dorf ohne Moral », puis en 1961 dans « Autofahrer unterwegs », « Im schwarzen Rößl » et «... und du mein Schatz bleibst hier ». En 1962, il joue dans « Vor Jungfrauen wird gewarnt », « Das ist die Liebe der Matrosen », « Drei Liebesbriefe aus Tirol », « Ende schlecht - Alles gut », « Lang, lang ist’s her », « La Chauve-Souris », « Hochzeitsnacht im Paradies », « Tanze mit mir in den Morgen » et «...und ewig knallen die Räuber ».
L’année 1963 le voit dans « Les filles aiment ça! », « Unsere tollen Nichten », « La Marraine de Charley », « Maskenball bei Scotland Yard », « Der Musterknabe », « Ferien vom Ich » et « Die ganze Welt ist himmelblau ». En 1964, il participe à « Hilfe, meine Braut klaut », puis à « Das ist mein Wien » et « An der Donau, wenn der Wein blüht » en 1965. Sa présence se prolonge encore avec « Das Mädchen mit dem sechsten Sinn » en 1966, « Die Landstreicher » à la télévision en 1968, « Wenn die kleinen Veilchen blühen » la même année, « Die ungarische Hochzeit » à la télévision en 1969 et « Seifenblasen » en 1984. Rudolf Carl meurt le 15 janvier 1987 à Graz, après une longue présence dans le cinéma populaire autrichien et germanophone.
Films et séries avec Rudolf Carl
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Galerie photos de Rudolf Carl
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Personnalités en relation
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