Margarete Kupfer: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Margarete Kupfer en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
168
œuvres recensées
168 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1951
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, Margarete Kupfer apparaît au générique de « Die Konservenbraut », de Robert Wiene. Née le 10 avril 1881 à Freystadt in Schlesien, morte le 11 mai 1953 à Berlin-Est, elle traverse les années du muet puis les premières décennies du parlant dans le cinéma allemand.
Les années Robert Wiene et Ernst Lubitsch
En 1916, Robert Wiene lui confie encore un rôle dans « Frau Eva ». La même période l’emmène vers Ernst Lubitsch, qui la dirige en 1918 dans « Je ne voudrais pas être un homme », « Les Yeux de la momie » et « Carmen ». Ces films la placent au contact d’un cinéma déjà attentif aux codes du jeu et aux silhouettes secondaires qui structurent un récit sans occuper le centre de l’affiche.
Kupfer travaille encore avec Victor Janson et Eugen Illés sur « Le Passeport jaune » en 1918. Dans la foulée, elle apparaît dans « Keimendes Leben », de Georg Jacoby, puis dans « Vendetta » en 1919. La décennie suivante commence pour elle au sein d’un réseau de cinéastes où reviennent Robert Wiene, Ernst Lubitsch et Georg Jacoby, sans que son nom se fixe à un seul atelier de production.
En 1920, elle rejoint de nouveau Lubitsch pour « Sumurun ». Les années 1921 et 1922 la voient passer par « Die Rache einer Frau », « Julot, l’Apache », « Der Graf von Charolais » et « Nathan le Sage ». Ces titres dessinent une présence régulière, étendue sur plusieurs cinéastes et plusieurs registres de production allemande.
Du muet au parlant
En 1925, Margarete Kupfer figure dans « Die Motorbraut » de Richard Eichberg. Deux ans plus tard, elle apparaît dans « Le Fauteuil 47 » de Gaston Ravel, puis dans « L’Amour de Jeanne Ney » de Georg Wilhelm Pabst et « Funkzauber » de Richard Oswald en 1927. Le passage d’un cinéma à l’autre ne se lit pas ici comme une rupture, mais comme une circulation entre réalisateurs allemands et productions qui accompagnent la fin du muet.
Le tournant sonore l’amène dans « La Femme sur la Lune », de Fritz Lang, en 1929. L’année suivante, elle joue dans « Anny... music-hall » de Karel Lamač et « Cyankali ». En 1931, elle figure au générique de « Le congrès s’amuse », puis en 1932 de « Das Blaue vom Himmel ». Cette séquence l’installe dans un cinéma où les seconds rôles féminins portent souvent la texture sociale des scènes domestiques, des salons, des pensions ou des foyers.
L’année 1933 concentre « Das lustige Kleeblatt », «...und wer küßt mich? » et « Tout mon cœur Veronika ». Kupfer y traverse un moment où le cinéma allemand change de rythme, mais elle reste présente dans des productions de circulation large, aux côtés de cinéastes comme E. W. Emo et Carl Boese. Le nom de l’actrice continue d’apparaître dans des distributions qui recherchent des figures maternelles, domestiques ou de voisinage, sans rabattre son travail sur une seule fonction.
Les années 1937 à 1947
En 1937, Kupfer joue dans « Andere Welt », de Marc Allégret et Alfred Stöger, puis dans « Frauenliebe - Frauenleid » d’Augusto Genina. Ces participations montrent une présence qui franchit les frontières de la production strictement allemande et s’inscrit dans des œuvres dont la circulation européenne reste lisible à travers leurs équipes de réalisation.
En 1940, elle apparaît dans « Der Sündenbock » dans le rôle de Malvine Pfeiffer. Quatre ans plus tard, « Ein schöner Tag » lui donne le rôle de Frau Marunde. L’écart entre ces deux titres n’efface pas sa continuité de présence à l’écran dans la première moitié des années 1940, au moment où le cinéma allemand conserve ses cadres de production et ses types de personnages récurrents.
En 1947, elle figure dans « Kein Platz für Liebe » de Hans Deppe. Cette apparition prolonge une activité commencée plus de 30 ans plus tôt et maintient Kupfer dans des rôles de soutien au sein d’un cinéma redevenu plus centralisé à l’après-guerre. Le fil de sa filmographie tient moins à des ruptures visibles qu’à une tenue régulière dans des productions successives, du muet tardif aux débuts des années 1950.
Les dernières apparitions et la reconnaissance
En 1951, Margarete Kupfer joue dans « Zugverkehr unregelmäßig », où elle tient le rôle de Muttchen Kühn. Cette présence tardive fixe une date précise à la fin d’une activité commencée en 1915, sur un intervalle de 36 ans. Le passage à l’après-guerre ne l’éloigne pas de l’écran et montre une actrice encore mobilisée dans des productions allemandes du début des années 1950.
Le texte biographique rattaché à son nom mentionne un Prix national de la République démocratique allemande. Aucune autre distinction n’apparaît ici. Kupfer meurt le 11 mai 1953 à Berlin-Est, à 72 ans, après une présence durable dans le cinéma allemand, depuis les films de Robert Wiene jusqu’aux productions de l’après-guerre.
Son nom reste attaché à une suite de rôles secondaires précisément identifiés, de Frau Hippolt dans « La Femme sur la Lune » à Frau Niedlich dans « Das lustige Kleeblatt », en passant par Anny's mother dans « Anny... Music-Hall ». Cette accumulation de personnages, répartis sur plusieurs périodes du cinéma allemand, compose une présence continue plus qu’une image figée, et laisse voir une actrice qui traverse les mutations du médium sans quitter ses plateaux de tournage.
Films et séries avec Margarete Kupfer
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Rôles de Margarete Kupfer
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Galerie photos de Margarete Kupfer
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