Haskell Wexler: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Haskell Wexler en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
92
œuvres recensées
92 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 2015
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1967, « Dans la chaleur de la nuit » place Haskell Wexler au centre d’un film qui capte immédiatement l’attention des jurys. Cette année-là, il reçoit l’Oscar de la meilleure photographie pour « Qui a peur de Virginia Woolf? », sorti en 1966. Le nom du directeur de la photographie circule déjà sur plusieurs productions américaines des années 1960, de « L’Affaire Thomas Crown » à « Vol au-dessus d’un nid de coucou ».
Chicago, puis les plateaux de cinéma
Haskell Wexler naît le 6 février 1926 à Chicago, dans l’Illinois. Il meurt le 27 décembre 2015 à Santa Monica, en Californie. Entre ces deux dates, son nom reste attaché à l’image, avec des fonctions de directeur de la photographie, de réalisateur, de producteur, de scénariste et d’acteur.
Après une année à l’Université de Californie Berkeley, il s’engage dans la marine marchande pendant la Seconde Guerre mondiale. De retour dans l’Illinois, il transforme avec son père une armurerie de Des Plaines en studio de cinéma, une entreprise qui ferme en 1947. Il apprend alors la production de films en commençant comme cadreur, avant de signer ses premiers travaux comme directeur de la photographie dans les années 1950.
« Stakeout on Dope Street », en 1958, marque son premier film comme directeur de la photographie non crédité. La décennie suivante l’amène vers des titres où sa présence devient plus visible, à partir de « America, America » en 1963 puis de « Qui a peur de Virginia Woolf? » en 1966.
Les années 1960, du studio au scandale politique
« Qui a peur de Virginia Woolf? » installe Wexler parmi les opérateurs les plus sollicités de sa génération, et l’Oscar obtenu en 1967 vient couronner ce travail. L’année suivante, il signe « Dans la chaleur de la nuit », puis « L’Affaire Thomas Crown » en 1968. Ces films forment un axe net dans sa filmographie de directeur de la photographie, avec des commandes de studio et des mises en scène très différentes.
En 1969, il réalise, produit et scénarise « Medium Cool », tout en y tenant aussi un rôle d’acteur comme Cameraman on Scaffold. La même année, ce film s’ajoute à son travail d’image et prolonge une pratique où les fonctions se croisent. Il tourne par ailleurs « The Bus » en 1965 comme réalisateur, producteur et scénariste, puis « Brazil: A Report on Torture » en 1971, « Introduction to the Enemy » en 1974 et « Underground » en 1976.
Cette séquence documentaire et politique occupe une place visible dans son travail des années 1970. Le titre « The Trial of the Catonsville Nine » apparaît en 1972 dans sa filmographie comme directeur de la photographie, tandis que « Introduction to the Enemy » revient en 1974 comme film qu’il réalise, produit et éclaire. Wexler n’abandonne pas pour autant les grandes fictions, puisque « Vol au-dessus d’un nid de coucou » sort en 1975 avec sa signature à l’image.
Une attention constante aux films de confrontation
« En route pour la gloire » lui donne en 1976 une autre étape importante comme directeur de la photographie, après « Vol au-dessus d’un nid de coucou ». La même période voit passer « Le Retour » en 1978, puis « Les Moissons du ciel » la même année, où il figure au titre d’additional photography. En 1980, « No Nukes » s’ajoute à cette série de travaux liés à des sujets collectifs ou à fort ancrage social.
Les années 1980 le ramènent vers des comédies et des récits plus commerciaux avec « Cœurs d'occasion » en 1981, « Lookin' to Get Out » en 1982, « L’Homme à femmes » en 1983 et « Matewan » en 1987. Il réalise aussi « Bus II » en 1983 et « Latino » en 1985, qu’il scénarise également. L’année 1988 le retrouve comme directeur de la photographie sur « Colors », puis 1989 sur « Trois fugitifs » et « Blaze ».
À cette époque, sa signature ne se limite pas aux longs métrages les plus exposés. Il intervient aussi sur « Richard Pryor Live on the Sunset Strip » en 1982, « Uncle Meat » en 1987, « Larry le liquidateur » en 1991 et « Le Secret de Roan Inish » en 1994. « Les Hommes de l’ombre », en 1996, prolonge cette présence au sein d’un cinéma américain très varié dans ses formes et ses formats.
Derniers travaux et reconnaissance
En 1996, Haskell Wexler reçoit une étoile sur le Hollywood Walk of Fame et un prix au festival Camerimage pour l’ensemble de son travail de directeur de la photographie. L’hommage vient après des décennies où il a alterné films de fiction, documentaires et travaux de télévision, dont « 61* » en 2001. La suite le voit encore à l’image de « Silver City » en 2004 et « Who Needs Sleep? » en 2006.
Il figure aussi dans des projets comme « The Big Empty » en 2005, cette fois comme acteur dans le rôle de Bookstore Customer, puis dans « Bataille à Seattle » en 2007. Ces participations tardives gardent sa présence liée à l’écran et à la fabrication des films. Son nom demeure donc associé à une suite d’œuvres où la photographie tient la première place, sans exclure la réalisation, la production ou l’écriture.
La récompense de 1967 pour « Qui a peur de Virginia Woolf? » reste la distinction la plus immédiatement liée à son nom dans les grandes cérémonies. Elle s’inscrit dans une série de titres où apparaissent aussi « Dans la chaleur de la nuit », « L’Affaire Thomas Crown », « Vol au-dessus d’un nid de coucou » et « Colors ». Chez Wexler, l’image ne sert pas seulement des récits de studio: elle traverse aussi des films politiques, documentaires et engagés, jusqu’aux dernières années de sa vie.
Filmographie de Haskell Wexler
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