Franco Nero: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Franco Nero en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
244
œuvres recensées
216 films · 28 séries
- Première année recensée
- 1962
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1966, « Django » de Sergio Corbucci propulse Franco Nero au centre d’un western qui déborde vite le cadre italien. Le film fixe une silhouette, un nom et un type de présence qui circuleront longtemps dans le cinéma de genre européen. Né le 23 novembre 1941 à San Prospero Parmense, en Émilie-Romagne, il apparaît d’abord sous le nom de Francesco Clemente Giuseppe Sparanero.
De l’Émilie-Romagne au Piccolo Teatro
Franco Nero grandit à Bedonia puis à Milan. Il suit brièvement des études à la faculté d’économie et de commerce avant d’entrer au Piccolo Teatro de Milan, dirigé par Giorgio Strehler. Cette adresse théâtrale lui donne un cadre de formation avant ses premiers tournages, au début des années 1960.
Le cinéma l’attire très tôt, et ses premiers emplois l’amènent vers des productions italiennes de série B. « La Célestine » de Carlo Lizzani figure parmi ces débuts. Le nom de Franco Nero se fixe alors dans un espace où le décor, les corps et les postures comptent autant que le dialogue, avec une circulation fréquente entre les genres et les pays de production.
L’onde « Django »
« Django », en 1966, lui ouvre une place durable dans le western spaghetti. Le film de Sergio Corbucci installe un personnage principal devenu l’un des repères de sa filmographie publique. La même année, « La Bible » de John Huston l’emploie dans un registre biblique, signe d’une mobilité rapide entre les formes du cinéma populaire.
L’année suivante, « Camelot » l’amène vers une production anglo-saxonne, puis « La Mafia fait la loi » en 1968 le retrouve dans un polar italien. « El mercenario » suit la même année avec Jack Palance, avant « La Bataille de la Neretva » en 1969. Sur cette période, le western, le film de guerre et le policier cohabitent sans cloison nette autour de lui.
En 1970, « Tristana » de Luis Buñuel le conduit vers un autre horizon, puis « Compañeros » et « Confession d'un commissaire de police au procureur de la république » arrivent dans la foulée. Les années 1970 gardent cette ligne de circulation entre productions italiennes et collaborations avec des cinéastes venus d’ailleurs, parmi lesquels Carlo Lizzani, Damiano Damiani, Giuliano Montaldo, Elio Petri, Duccio Tessari, Marco Bellocchio, Claude Chabrol ou Pupi Avati.
Western, polar, péplum
Au milieu des années 1970, « Kéoma » de Enzo G. Castellari lui confie un rôle de métis libre et rebelle. Le film reste l’un des titres les plus cités autour de son nom, avec « Un citoyen se rebelle » en 1974 et « Le Témoin à abattre » en 1973. Franco Nero travaille alors dans un paysage dominé par les westerns, les films policiers, les films de guerre et quelques incursions dans l’horreur ou la science-fiction.
Son visage passe aussi par des figures historiques ou légendaires. Il joue Lancelot dans « Camelot », puis Don José dans « L'Homme, l'Orgueil et la Vengeance », version western de Carmen. Il interprète encore Rudolph Valentino en 1975, Jésus Christ dans « Stridulum », Garibaldi, Toscanini, Versace en 1998, Léonard de Vinci dans « Le Visionarium » et Saint Augustin en 2010. Cette suite de rôles montre une attirance persistante pour les figures déjà chargées d’images.
Il traverse aussi des productions étrangères comme « La Vierge et le Gitan » de Christopher Miles, « Le Moine » d’Ado Kyrou, « Amélia Lopez O'Neill » de Valeria Sarmiento ou « Sweet Country » de Michel Cacoyannis en 1987. Le passage d’une langue à l’autre, d’un pays à l’autre, devient une constante de ses choix de tournage.
Des productions américaines aux années 2000
« 58 minutes pour vivre », en 1990, le place face à Bruce Willis dans un film d’action à large circulation. Franco Nero y joue le général Ramon Esperanza. Quelques années plus tard, il apparaît dans « Viva el lunes » en 1995, puis dans « Ulisse - Il piacere della scoperta » en 2001 et « Au cœur de la nuit » en 2002.
En 2005, il réalise « Forever Blues ». Ce passage à la mise en scène s’inscrit sans rupture affichée avec ses activités d’interprétation, qu’il reprend ensuite dans des œuvres très diverses. En 2011, il prête sa voix à Topolino dans « Cars 2 ». L’année suivante, « Django Unchained » le retrouve dans le rôle d’Amerigo Vessepi, puis la mention de son nom accompagne aussi le film dans ses crédits de remerciement.
En 2017, il apparaît dans « John Wick Pacto de sangre » sous le nom de Julius. « L'Exorciste du Vatican » en 2023 le place dans la figure du Pape, et « Django » en 2023 lui confie un rôle de Reverend. « In the Hand of Dante », annoncé pour 2026, le crédite comme Don Lecco.
Un nom qui revient
Franco Nero circule aussi dans des formats télévisés et des émissions, avec « Der große Preis » en 1974, « Les Derniers Jours de Pompéi » en 1984, « Le Pirate » en 1978 ou encore « New York, unité spéciale » pour un épisode de la saison 13. Cette présence étendue renforce un rapport souple aux formats, sans l’enfermer dans une seule catégorie.
Sa filmographie croise des noms comme Lee J. Cobb, Claudia Cardinale, Klaus Kinski, Tomás Milián, Martin Balsam, Eli Wallach, Anthony Quinn, Telly Savalas, Sterling Hayden, Ben Gazzara, Michel Constantin, Fabio Testi, John Saxon ou Don Johnson. Il travaille aussi à plusieurs reprises avec Vanessa Redgrave, croisée lors du tournage de « Camelot ». Ce jeu de retours, d’écarts et de passages entre continents donne à son nom une continuité rare dans le cinéma européen de l’après-guerre.
Films et séries avec Franco Nero
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Galerie photos de Franco Nero
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