Frank Capra: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Frank Capra en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
95
œuvres recensées
93 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1919
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, « New York - Miami » ouvre à Frank Capra une place au premier plan à Columbia. Le film, sorti la même année, le montre aussi comme producteur, après un premier passage par l’écriture de scénario et des travaux plus modestes dans les années précédentes.
Frank Capra, de Bisacquino à Hollywood
Le 18 mai 1897, Francesco Rosario Capra naît à Bisacquino, en Sicile. Sa famille part pour les États-Unis en 1903 et s’installe à Los Angeles après un long voyage.
En février 1915, il entre au California Institute of Technology, à Pasadena, pour préparer un diplôme d’ingénieur chimiste. Il l’obtient en 1918, puis s’engage dans l’armée.
Le front européen ne vient pas. Il est envoyé à Fort Mason, à San Francisco, pour enseigner la balistique, puis peine à retrouver du travail après la guerre.
À la fin de 1921, il arrive à San Francisco et trouve un emploi d’ingénieur chimiste qu’il abandonne rapidement. Une annonce croisée par hasard le mène vers un comédien qui veut adapter des poèmes à l’écran.
Il se fait passer pour un jeune réalisateur de Hollywood et obtient la commande de The Ballad of Fisher's Boarding House, d’après Rudyard Kipling. Le court film reçoit un accueil favorable dans la presse lors de sa projection.
Les années Mack Sennett
Mack Sennett l’embauche ensuite comme gagman. Il travaille avec Harry Langdon, puis entre dans le circuit des studios par le biais du montage et du scénario.
Chez Hal Roach, il rencontre Will Rogers. Six mois plus tard, sa recommandation l’amène à tenter sa chance auprès de Sennett, où il retrouve le travail d’écriture comique.
En 1925, il signe le scénario de « Caught in the Rain » et en assure la réalisation sans crédit. La même année, il passe à la mise en scène de « The Strong Man » avec Harry Langdon, puis de « The Johnstown Flood » en 1926.
Ces films le rapprochent d’un travail plus personnel sur le rythme et le jeu des comédiens. Le lien avec Langdon se rompt ensuite, mais Capra reste dans l’orbite des studios et poursuit sa collaboration avec des producteurs puissants.
La période Columbia
Grâce à Harry Cohn, Frank Capra participe à l’essor de Columbia. Dans les années 1930, il devient l’un des metteurs en scène les plus importants du cinéma américain.
En 1933, il réalise « New York - Miami », qu’il produit aussi. Le film trouve un large écho et fixe une méthode de travail fondée sur la liberté artistique que le studio lui accorde souvent.
En 1934, « New York - Miami » marque aussi sa présence à l’écran dans un petit rôle de chanteur de bus, non crédité. L’année suivante, « L’Extravagant Mr. Deeds » confirme cette ligne et lui vaut un Oscar du meilleur réalisateur.
En 1936, « Vous ne l’emporterez pas avec vous » poursuit cette période, puis « Les Horizons perdus » en 1937. Le personnage de l’homme ordinaire confronté aux institutions traverse ces titres sans se figer dans une formule unique.
Avec « Monsieur Smith au Sénat » en 1939, il remporte un nouvel Oscar du meilleur réalisateur. « L’Homme de la rue », sorti en 1941, prolonge cette séquence avec un autre Oscar, le troisième de sa carrière dans cette catégorie.
De « Arsenic et vieille dentelle » à « La vie est belle »
En 1944, il signe « Arsenic et vieilles dentelles », qu’il produit aussi. L’année suivante, il participe à la guerre par une série de films de propagande réunis sous le titre « Pourquoi nous combattons ».
En 1946, « La vie est belle » réunit ses fonctions de réalisateur, producteur et scénariste. Le film occupe une place à part dans sa filmographie connue et reste associé à la période où il disposait d’une large autonomie de création.
Capra tente aussi de fonder sa propre société, Liberty Films, sans y parvenir durablement. Cette volonté d’indépendance accompagne une carrière menée sous contrat, mais avec des marges de manœuvre rares à Hollywood.
Au-dessus des affiches, son nom figure parfois avant celui des vedettes. Ce détail dit sa place dans l’industrie, rare pour un réalisateur de studio à cette époque.
Au début des années 1960, il prend sa retraite. En 1971 paraît The Name Above the Title: An Autobiography, retour écrit sur une vie professionnelle commencée loin du cinéma.
Hommages et héritage filmique
En 1973, The Men Who Made the Movies le cite parmi les grands artisans du cinéma américain. Plus tard, « Cinq hommes et une guerre » en 2017 et « Le Siècle des icônes » en 2022 utilisent des images d’archives le concernant.
Le 3 septembre 1991, Frank Capra meurt à La Quinta, en Californie, à 94 ans. Son nom reste associé à une période où un réalisateur pouvait peser sur le studio, signer le scénario, produire ses films et imposer sa présence jusque sur l’affiche.
- 1925: « Caught in the Rain »
- 1925: « The Strong Man »
- 1926: « The Johnstown Flood »
- 1934: « New York - Miami »
- 1938: « Vous ne l’emporterez pas avec vous »
- 1939: « Monsieur Smith au Sénat »
- 1941: « L’Homme de la rue »
- 1944: « Arsenic et vieilles dentelles »
- 1946: « La vie est belle »
Films et séries réalisés par Frank Capra
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Galerie photos de Frank Capra
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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