Orry-Kelly: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Orry-Kelly en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
269
œuvres recensées
269 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1930
- Dernière année recensée
- 1963
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 31 décembre 1897, à Kiama, en Nouvelle-Galles du Sud, Orry George Kelly grandit dans une petite bourgade du littoral australien. Sous le nom de Jack Kelly, il apprend le métier de tailleur avant de quitter l’Australie pour New York, où son détour par les ateliers, les scènes de Broadway et les studios le conduit vers la création de costumes.
De Kiama à Broadway
Son père, William Kelly, travaille comme drapier et tailleur à Kiama. Orry Kelly devient apprenti tailleur et étalagiste à Sydney, avant de tenter sa chance aux États-Unis. À New York, il partage une chambre avec Charlie Spangles et Cary Grant, alors Archibald Leach, qui vend aussi dans la rue des cravates peintes par Kelly.
Il travaille d’abord comme peintre mural dans une discothèque. Les Fox East Coast studios l’engagent pour illustrer des génériques, puis il conçoit des costumes et des décors pour les spectacles de la famille Shubert à Broadway et pour George White's Scandals. Cette période fixe ses gestes, entre dessin, coupe et sens de la scène.
En 1932, il s’installe à Hollywood et travaille pour Universal, RKO, 20th Century Fox et MGM. Cette même année, il signe les costumes de Le Harpon rouge, puis de plusieurs films, au moment où il devient l’un des créateurs sollicités par les grands studios.
Hollywood, 1932
L’année 1932 le voit intervenir sur Mon grand, The Rich Are Always with Us, Tout au vainqueur, Crooner, À tour de brasses, Two Against the World, La vie commence et Le Harpon rouge. Le rythme est celui d’un atelier qui répond à des productions rapides, souvent différentes, et à des actrices de premier plan.
L’année suivante, il signe des costumes pour Masques de cire, Le Tombeur, Sa douce maison, Les Veuves de La Havane, Female, College Coach, Meurtre au chenil, Goodbye Again, Capturé, Voltaire, Mary Stevens, M.D., She Had to Say Yes, Un coin perdu, Liliane, Le Bataillon des sans-amour, Héros à vendre et Private Detective 62. La liste dit l’ampleur d’un travail qui occupe les studios au quotidien.
En 1934, il signe The Key, un titre qui appartient à cette première séquence hollywoodienne. Orry-Kelly circule alors d’un plateau à l’autre, au service de productions qui demandent des silhouettes nettes, adaptées à l’image et aux vedettes.
Les années Warner et les visages féminins
À partir du milieu des années 1930, ses costumes accompagnent des films qui restent dans la mémoire du cinéma classique. Il travaille pour Les Anges aux figures sales en 1938, puis pour Le Faucon maltais en 1941, L'homme qui vint dîner en 1941 et Casablanca en 1943. Ces titres montrent un artisanat réglé sur des univers très différents, du crime à la comédie, de la guerre au mélodrame.
Les interprètes qu’il habille appartiennent alors aux noms les plus en vue du moment, de Bette Davis à Olivia de Havilland, Katharine Hepburn, Ava Gardner, Ann Sheridan, Barbara Stanwyck, Marilyn Monroe et Merle Oberon. Il conçoit pour elles des costumes qui servent la silhouette, la fonction dramatique et la présence à l’écran, sans jamais réduire le vêtement à un simple accessoire.
En 1944, il signe Arsenic et vieille dentelle, puis Maman était new-look en 1947. Le passage par la comédie ne l’éloigne pas des grandes productions, et l’année 1947 ajoute un titre qui confirme sa place dans les studios majeurs.
Des Oscars à Certains l'aiment chaud
Orry-Kelly reçoit trois Oscars de la meilleure création de costumes, pour Un Américain à Paris, Les Girls et Certains l'aiment chaud. Il obtient aussi une nomination pour Gypsy, Vénus de Broadway. Ces distinctions marquent une reconnaissance officielle de son travail dans un métier souvent relégué au second plan.
En 1955, il signe les costumes de Oklahoma!. Quatre ans plus tard, il retrouve Billy Wilder pour Certains l'aiment chaud, puis réalise en 1959 les costumes de La Colline des potences. La même année, il obtient l’Oscar pour Les Girls, preuve d’une reconnaissance qui traverse les genres et les styles de production.
Le début des années 1960 le voit encore actif sur Irma la douce en 1963. Il continue d’écrire ses mémoires, intitulées Women I've Undressed, sur les dix dernières années de sa vie, sans qu’elles paraissent de son vivant.
Les dernières années
Orry-Kelly meurt le 27 février 1964 à Hollywood, à 66 ans. Après sa disparition, Cary Grant, Tony Curtis, George Cukor et Billy Wilder portent son cercueil, et Jack Warner prononce son éloge funèbre. Son inhumation a lieu au Forest Lawn Memorial Park de Hollywood Hills.
Son œuvre accompagne une large part du cinéma américain de studio, des productions de 1932 aux comédies musicales de la fin des années 1950 et du début des années 1960. Entre les plateaux, Broadway et les studios, Orry-Kelly a occupé une place durable dans la fabrication visuelle des films qu’il habillait.
Les costumes de Casablanca, Le Faucon maltais ou Certains l'aiment chaud restent associés à son nom, tandis que ses trois Oscars fixent la portée de son travail dans l’histoire du cinéma américain.
Filmographie de Orry-Kelly
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Galerie photos de Orry-Kelly
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