Lyndon B. Johnson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lyndon B. Johnson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
31
œuvres recensées
28 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1963
- Dernière année recensée
- 1968
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1937, quand il entre à la Chambre des représentants pour le 10e district du Texas, Lyndon B. Johnson arrive à Washington après une jeunesse déjà tendue vers la politique. Né le 27 août 1908 à Stonewall, il a d’abord enseigné la rhétorique, puis servi comme secrétaire parlementaire avant de se lancer lui-même dans la course électorale. Son nom circule ensuite dans les cercles démocrates du Sud, où il apprend vite à manier les réseaux, les alliances et la discipline de travail qui vont lui ouvrir les portes du Sénat, puis de la vice-présidence et de la Maison-Blanche.
Stonewall, Johnson City, puis l’université d’État du Texas
Johnson naît dans une ferme près de la rivière Pedernales, au centre du Texas. Sa famille vit modestement et son père, homme d’affaires autant que fermier, doit vendre la ferme après l’épuisement des terres. En 1913, la famille s’installe à Johnson City, petite bourgade baptisée d’après un parent paternel. Il y fréquente l’école publique, où il est élu plusieurs fois président de classe, et se fait remarquer par son aisance à parler en public.
À l’adolescence, il obtient son diplôme de fin d’études secondaires en 1924. Peu après, il part en Californie, devient secrétaire au cabinet d’avocats de son cousin Tom Martin, puis revient au Texas. En février 1927, il s’inscrit à l’université d’État du Texas et décroche une licence en 1930. Il y travaille aussi comme secrétaire du président de l’université, chargé de nettoyage, et anime le journal du campus. Entre 1928 et 1929, il enseigne à Cotulla, où il est seul professeur et dirige l’école primaire de la ville.
Les premiers postes politiques
En 1930, lors d’un meeting pour la campagne du gouverneur Pat Morris Neff, Johnson prend la parole au nom de ce dernier. Sa prestation attire l’attention du représentant Richard M. Kleberg, qui l’engage comme secrétaire après son élection. En décembre 1931, il arrive à Washington et y reste jusqu’à son départ de la Maison-Blanche en 1969.
Comme secrétaire parlementaire, il travaille de longues journées et découvre de l’intérieur les rouages du Congrès. Il noue alors des liens avec des proches de Franklin Delano Roosevelt, avec John Nance Garner et avec Sam Rayburn, qui devient son mentor. En 1935, Roosevelt le nomme directeur d’une agence du Texas chargée de la jeunesse. Il y propose des formations et des emplois à des jeunes, et reste en poste deux ans avant de viser la Chambre des représentants.
En 1937, il brigue le siège du 10e district du Texas, laissé vacant par la mort de James P. Buchanan. Sa campagne s’appuie sur le New Deal et bénéficie de l’aide de Lady Bird Johnson, qu’il a épousée en 1934. Après une crise d’appendicite en pleine campagne, il remporte l’élection partielle et entre au Congrès. Affecté au Comité des affaires navales, il obtient aussi que des chantiers de travaux publics soient lancés dans son État et dans sa circonscription.
Sénateur, chef des démocrates, vice-président
En 1941, Johnson tente de rejoindre le Sénat face à Wilbert Lee O'Daniel. La campagne tourne à son désavantage, mais le recomptage le maintient dans la course jusqu’à une défaite serrée dans une élection marquée par des fraudes des deux camps. Il reste à la Chambre, où il dépose sa première proposition de loi la même année. L’entrée en guerre des États-Unis après Pearl Harbor l’amène à s’engager dans la marine de réserve avec le grade de lieutenant commander.
En 1949, il devient sénateur du Texas. Il prend ensuite la tête des démocrates au Sénat, d’abord comme chef de la minorité puis comme chef de la majorité à partir de 1955. Il accumule aussi les fonctions de président du groupe démocrate et de whip de la majorité. Cette maîtrise des règles parlementaires lui donne une place décisive dans l’appareil du parti.
En 1960, il accepte d’être le colistier de John Fitzgerald Kennedy. Le ticket démocrate l’emporte de justesse face à Richard Nixon. Le 20 janvier 1961, Johnson devient 37e vice-président des États-Unis. Après l’assassinat de Kennedy, il prête serment dans un avion auprès de Jacqueline Kennedy et termine le mandat. En 1964, il bat largement Barry Goldwater et accède à la présidence à part entière.
La présidence et la Grande société
Le 22 novembre 1963, Johnson hérite d’une Maison-Blanche frappée par le meurtre de Kennedy. Il lance ensuite le programme de la « Grande société », qui comprend des mesures sur les droits civiques, la radiodiffusion publique, l’environnement et l’éducation. Il signe le Voting Rights Act en 1965, puis fait adopter Medicare et Medicaid dans le cadre de la guerre contre la pauvreté.
Son mandat est aussi marqué par des assassinats politiques, par les émeutes raciales et par l’escalade américaine au Viêt Nam. Sa popularité recule à mesure que la guerre s’intensifie et que les tensions intérieures s’aggravent. Au printemps 1968, mis en difficulté aux primaires démocrates, il renonce à briguer un nouveau mandat.
Richard Nixon l’emporte ensuite sur Hubert Humphrey à l’élection présidentielle. Johnson quitte la présidence le 20 janvier 1969 et se retire dans son ranch de Johnson City. Il reste à l’écart de la vie publique jusqu’à sa mort, survenue le 22 janvier 1973, à 64 ans.
Présence dans les arts et la culture populaire
Johnson apparaît dans de nombreux films et programmes à travers des images d’archives. Dans « Forrest Gump » de Robert Zemeckis, sorti en 1994, il figure parmi les séquences historiques intégrées au récit. On le retrouve aussi dans « Las Vegas Parano » de Terry Gilliam, en 1998, sous forme de photographie d’archive, puis dans « Nous étions soldats » de Randall Wallace en 2002.
Sa présence se prolonge dans des documentaires et des séries historiques, de « World in Action » à « Race for the White House », en passant par « Une Autre histoire de l'Amérique », « Vietnam », « Da Five Bloods » et « Bill Russell: Légende de la NBA ». Ces usages d’archives le maintiennent dans l’imaginaire visuel du XXe siècle américain, moins comme personnage de fiction que comme visage de l’histoire politique filmée.
- 1937: Représentant des États-Unis pour le 10e district du Texas
- 1949: Sénateur des États-Unis pour le Texas
- 1955: Chef de la majorité au Sénat
- 1961: 37e vice-président des États-Unis
- 1963: 36e président des États-Unis
- 1980: Médaille présidentielle de la Liberté, à titre posthume
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