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Igor Barrère - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
9
Né
17/12/1931
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
24/06/2001 (69 ans)

Igor Barrère: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Igor Harry Barère

Repères de carrière

La carrière de Igor Barrère en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

6

œuvres recensées

5 films · 1 série

Première année recensée
1954
Dernière année recensée
1980

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Igor Barrère, né le 17 décembre 1931 à Paris, suit des études de lettres puis de médecine et obtient un diplôme dans ces deux disciplines, avant de s’orienter vers l’image en mouvement plutôt que vers l’exercice clinique ou universitaire. (Source : Le Monde, 2001) Parallèlement à ce cursus, il entre dans le milieu du cinéma comme stagiaire auprès d’Orson Welles et de René Clair, expérience qui constitue sa première véritable formation pratique à la mise en scène et au langage audiovisuel. (Source : Le Monde, 2001) Cette expérience de plateau, vécue dans le sillage de cinéastes déjà reconnus, le conduit vers la télévision naissante, qu’il rejoint en 1954 à l’ORTF, où il est d’abord assistant de réalisateurs comme Claude Loursais et Pierre Sabbagh. (Source : Le Monde, 2001) Dès cette période, il s’inscrit dans la mouvance d’une télévision de service public qui cherche ses formes, entre information, reportage et divertissement. (Source : Le Monde, 2001)

Au milieu des années 1950, sa double culture médicale et cinématographique oriente rapidement ses propositions éditoriales vers des formats d’explication et de vulgarisation, dans lesquels il tente de concilier exigences scientifiques et impératifs de mise en scène. (Source : Le Monde, 2001) En 1956, il conçoit avec Étienne Lalou des émissions médicales consacrées aux progrès de la médecine et de la chirurgie, tournées avec la collaboration de grands services hospitaliers, et tournant résolument le dos à une approche purement illustratrice. (Source : Le Monde, 2001) Cette même année inaugure une pratique encore rare : l’entrée des caméras dans les blocs opératoires et les espaces de soins afin de montrer gestes, techniques et dispositifs thérapeutiques. (Source : Le Monde, 2001) Ce positionnement initial contribue à installer Barrère comme l’un des artisans d’un langage télévisuel documentaire appliqué au champ médical. (Source : Le Monde, 2001)

« Cinq colonnes à la une » et ancrage dans la télévision d’actualité

À partir de 1959, Igor Barrère devient l’un des principaux producteurs de « Cinq colonnes à la une », magazine d’actualité de la RTF puis de la première chaîne de l’ORTF, diffusé du 9 janvier 1959 au 3 mai 1968. (Source : Wikipédia, s.d.) Il travaille alors aux côtés de Pierre Lazareff, Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet, figures de proue du journalisme télévisé français, avec lesquels il cofonde et développe cette émission appelée à marquer durablement l’histoire de la télévision publique. (Source : Le Monde, 2001 ; Wikipédia, s.d.) Dans ce cadre, il contribue à une forme de reportage filmé qui articule enquêtes de terrain, portraits et analyses de l’actualité internationale, participant à forger des codes narratifs que de nombreux magazines ultérieurs reprendront. (Source : Le Monde, 2001) La période des années 1960 installe ainsi Barrère comme l’un des piliers de la télévision de magazines et de documentaires en France. (Source : Le Monde, 2001)

Le travail sur « Cinq colonnes à la une » accompagne une réflexion plus large sur les possibilités du médium, réflexion à laquelle Barrère prend part au sein de la première chaîne. (Source : Le Monde, 2001) Entre 1969 et 1972, il occupe des fonctions de conseiller pour la réalisation de cette chaîne, contribuant à des discussions sur l’évolution de la grille, des formats et de l’écriture télévisuelle. (Source : Le Monde, 2001) Cette activité s’inscrit dans une trajectoire où la production de programmes s’articule à une participation aux débats institutionnels et professionnels sur l’avenir de la télévision de service public. (Source : Le Monde, 2001) Elle préfigure son implication, deux décennies plus tard, dans une mission d’étude sur la télévision haute définition au ministère de la culture et de la communication en 1992. (Source : Le Monde, 2001)

Vulgarisation médicale et émissions de santé

Igor Barrère est souvent présenté comme l’un des inventeurs de la vulgarisation médicale à la télévision française, à travers une série de programmes qui, dès 1956, explorent les avancées de la médecine et de la chirurgie. (Source : Le Monde, 2001 ; Wikipédia, s.d.) Il crée l’émission « Médicales » en collaboration avec Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Pierre Lazareff, prolongement de leur travail commun sur « Cinq colonnes à la une », mais orienté vers les questions de santé publique. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette émission, première du genre sur la RTF, fait entrer de manière régulière les caméras dans les hôpitaux et les blocs opératoires, en montrant pathologies, protocoles opératoires et techniques innovantes. (Source : Le Monde, 2001 ; Medfilm, 2017)

Au fil des années, « Médicales » change de titre et devient « Médecine à la une », puis « Santé à la une », tout en conservant un ancrage dans l’actualité scientifique et les enjeux de la pratique médicale. (Source : Wikipédia, s.d.) L’émission, coproduite notamment avec Étienne Lalou, est diffusée jusqu’en 1984, ce qui témoigne d’une continuité rare à la télévision française pour un programme spécialisé. (Source : Wikipédia, s.d.) Par la suite, entre 1975 et 1984, Barrère propose également sur Antenne 2 une émission médicale trimestrielle intitulée « Indications », qui prolonge ce travail d’information en l’adaptant aux évolutions des politiques de santé et des attentes du public. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette activité contribue à installer la figure du médecin et du soignant à l’écran, en déplaçant la représentation de la médecine d’un registre quasi sacralisé vers un discours explicatif destiné au grand public. (Source : Medfilm, 2017)

Autres productions télévisuelles et collaborations

En parallèle de ses émissions de santé, Igor Barrère produit et conçoit un grand nombre de programmes d’information, de débats et de divertissement pour la RTF, l’ORTF puis TF1. (Source : Wikipédia, s.d.) Il est notamment à l’origine de « La Tête et les Jambes », jeu télévisé mêlant questions de culture générale et épreuves sportives, qui s’inscrit dans une tradition de divertissement encadré par une forte dimension pédagogique. (Source : Wikipédia, s.d.) Il crée aussi « La Caméra invisible », émission reposant sur des situations piégées filmées à l’insu de participants, qui s’inscrit parmi les premières expériences de ce type à la télévision française. (Source : Le Monde, 2001 ; Wikipédia, s.d.) Ces formats manifestent son intérêt pour des dispositifs où la mise en scène télévisuelle interagit directement avec les réactions spontanées des personnes filmées. (Source : Le Monde, 2001)

Par ailleurs, Barrère conçoit des émissions d’information et de reportage pour La Cinquième et TF1, comme « Histoires naturelles », série produite et réalisée avec Jean-Pierre Fleury, qui compte au total 314 numéros entre 1982 et 2009. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette collaboration illustre le prolongement de son travail dans des domaines voisins de la vulgarisation scientifique, en s’intéressant cette fois au monde animal et à l’environnement. (Source : Wikipédia, s.d.) Sur le plan institutionnel, il siège au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), avant de démissionner en 1991, estimant que l’autorité ne dispose pas des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions. (Source : Wikipédia, s.d.) Il exerce aussi une activité de journaliste au sein de l’hebdomadaire Le Point et publie plusieurs ouvrages, prolongeant ainsi à l’écrit ses réflexions sur la médecine, la télévision et les questions de société. (Source : Wikipédia, s.d.)

Engagements, missions et distinctions professionnelles

Au tournant des années 1980 et 1990, Igor Barrère étend son activité à des projets qui articulent télévision, santé publique et action sociale, dans un contexte de réflexion accrue sur l’accès aux soins. (Source : Le Monde, 2001) En 1993, il fonde avec Jacques Lebas, ancien président de Médecins du monde, l’association Reso, réseau d’accès gratuit aux soins pour les personnes en situation de précarité, adossé notamment à des structures hospitalières parisiennes. (Source : Le Monde, 2001 ; Wikipédia, s.d.) Cette initiative s’inscrit dans le prolongement direct de ses émissions médicales, en cherchant à agir concrètement sur les inégalités de prise en charge. (Source : Le Monde, 2001) Depuis 1985, il est par ailleurs l’un des maîtres d’œuvre d’Euromédecine, colloque consacré à la recherche scientifique et médicale organisé à Montpellier, qui réunit régulièrement praticiens, chercheurs et décideurs. (Source : Le Monde, 2001)

En 1992, il participe à une mission d’étude au ministère de la culture et de la communication consacrée à la télévision haute définition, prolongeant son implication dans les débats sur les mutations techniques et économiques du secteur audiovisuel. (Source : Le Monde, 2001) Son inscription au Who’s Who in France le présente comme producteur et réalisateur de télévision, mettant l’accent sur sa double compétence de médecin et d’homme de médias. (Source : Who’s Who, s.d.) Plusieurs nécrologies et articles de presse publiés en 2001 soulignent le rôle structurant de son œuvre dans la construction d’une télévision de magazines d’actualité et de vulgarisation médicale au cours des décennies 1960 et 1970. (Source : Le Monde, 2001 ; Le Quotidien du Médecin, 2001) Il meurt le 24 juin 2001 à Paris, à l’âge de 69 ans, après près d’un demi-siècle d’activité dans le champ télévisuel. (Source : Le Monde, 2001 ; AlloCiné, 2001)

Travaux audiovisuels spécifiques et filmographie télévisuelle

Si Igor Barrère est d’abord identifié comme producteur et concepteur d’émissions, plusieurs réalisations télévisuelles portent directement sa signature, notamment dans le domaine des documentaires et des reportages de type médical ou institutionnel. (Source : AlloCiné, s.d. ; INA, s.d.) Il réalise par exemple des numéros de la série « En direct de… », dont un épisode consacré à l’hôpital Marie Lannelongue, diffusé en 1957, où la caméra accompagne médecins et soignants au plus près des actes de chirurgie. (Source : IMDb, s.d.) Son nom est également associé à des programmes comme « La santé publique », émission de la série « Faire face », réalisée avec Étienne Lalou, qui interroge les politiques de santé et l’organisation des soins à l’échelle collective. (Source : Medfilm, 2024) Plusieurs de ces travaux s’inscrivent à la frontière du documentaire et de la pédagogie télévisuelle, en privilégiant un discours descriptif appuyé sur des séquences tournées in situ. (Source : Medfilm, 2024)

Films et séries réalisés par Igor Barrère

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

01/01/1960
Corps Profond
director
Reflets de Cannes (1954) - Affiche
5 / 10
Reflets de Cannes
director

Galerie photos de Igor Barrère

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

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1960
Reflets de Cannes (1954) - Affiche
1954
Reflets de Cannes (1954) - Affiche
Inconnu
•
S01E05
•
director
•
S01E04
•
director
1954

Apostrophes (1975) - Affiche
Inconnu
•
S02E32
•
Lui-même
1975
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Inconnu
•
S09E11
•
Lui-même
1972
Cuba si (1961) - Affiche
Intervieweur
1961

Cuba si (1961) - Affiche
dialogue
1961
Cuba si (1961) - Affiche
adaptation
1961

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.