Donald Moffat: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Donald Moffat en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
112
œuvres recensées
72 films · 40 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 2005
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 26 décembre 1930, Donald Moffat naît à Plymouth, dans le Devon, avant de mourir le 20 décembre 2018 à Sleepy Hollow, dans l’État de New York. Acteur britannique devenu américain, il suit une formation à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres après des études à l’école King Edward VI et un service national dans l’armée de terre.
Le théâtre comme premier terrain
À Londres, il travaille sur scène avec la compagnie de l’Old Vic. Ce passage par le théâtre précède son installation aux États-Unis, où il passe d’abord par des emplois de barman et de bûcheron dans l’Oregon. Il est ensuite engagé comme acteur à Princeton, dans le New Jersey, tout en exerçant la menuiserie pour compléter ses revenus.
En 1967, il obtient une nomination au Tony du meilleur acteur dans une pièce pour « Le Canard sauvage » et « À chacun sa vérité ». La même année, il joue dans « L’Homme de fer » et « Mannix », deux titres qui installent son nom dans les génériques télévisés de l’époque.
Par ailleurs, il rejoint l’Association des artistes producteurs, une troupe de Broadway. Il y trouve des rôles dans « A Few Stout Individuals », « Painting Churches », « The Heiress », « La Cerisaie », « Beaucoup de bruit pour rien », « L’École de la médisance », « The Affair » et « Hamlet », tout en obtenant plusieurs distinctions scéniques.
Broadway, Off-Broadway et les distinctions
En 1984, il reçoit une nomination aux Drama Desk Awards pour « Play Memory ». Deux ans plus tard, la même cérémonie retient son travail dans la reprise de « Le Marchand de glace est passé », où il partage l’affiche avec Jason Robards. Il remporte aussi un Obie pour « Painting Churches » de Tina Howe.
Cette activité scénique s’étire sur plusieurs salles new-yorkaises sans se réduire aux grandes scènes de Broadway. Le répertoire traverse Ibsen, Pirandello, O’Neill, Guare ou Shakespeare, avec des rôles très différents d’une production à l’autre.
En parallèle, il apparaît dans des reprises et des créations qui donnent de la continuité à son travail théâtral. Les nominations aux Tony et aux Drama Desk Awards, puis l’Obie, fixent un ensemble de reconnaissances précisément liées à la scène.
Au cinéma, des présences nettes
En 1956, il figure au générique de « La Bataille du Rio de la Plata ». Viennent ensuite « Rachel, Rachel » en 1968, « R.P.M. » en 1970, puis « La Légende de Jesse James » en 1972 et « The Trial of the Catonsville Nine » la même année.
La suite le voit dans « Duel dans la poussière », « L’Homme terminal », « Tremblement de terre », « Health » et « Popeye », tous datés de 1973 à 1980. Il retrouve Robert Altman sur deux films de 1980, avant de travailler avec John Carpenter sur « The Thing » en 1982.
Dans « The Thing », il tient le rôle de Garry, chef de la station polaire. L’année suivante, Philip Kaufman le distribue dans « L’Étoffe des héros » en Lyndon B. Johnson, puis Phillip Noyce l’engage en 1994 dans « Danger immédiat » pour un président américain corrompu.
La télévision et les rôles récurrents
À la télévision, il apparaît dans « Bonanza » avec les personnages de Judge MacIntyre et Thatcher, puis dans « Hawaï police d’État » en Dr. David Forbes, « La Famille des collines » en Lester Morgan et « La Petite Maison dans la prairie » en Nathaniel Mears. Il passe aussi par « Columbo » en Sheldon Hays, « Dallas » en Brooks Oliver et « Arabesque » en Tim Carver.
En 1977 et 1978, il joue Rem dans « L’Âge de cristal », série de science-fiction de CBS. Le personnage de Lars Lundstrom dans « The New Land », puis Enos dans « The Chisholms », l’inscrivent dans des formats longs qui le maintiennent sur le petit écran à la fin des années 1970.
Dans les années 1990, il tient Edgar Halcyon dans « Les Chroniques de San Francisco », avant d’apparaître dans « Docteur Quinn, femme médecin » puis dans « À la Maison-Blanche », où il interprète Talmidge Cregg. En 1998, il est nommé au Prix Gemini pour « The Sleep Room ».
Les dernières années d’écran
En 2001, il joue le commissaire du baseball Ford Frick dans « 61* », téléfilm produit par HBO. Quatre ans plus tard, il apparaît dans un épisode de « New York, cour de justice », sous le titre « Law and Order: Trial by Jury », où il tient le rôle d’un juge.
En 2005, il prend sa retraite après près de 50 ans de présence sur scène, au cinéma et à la télévision. Le travail se termine sans éclat appuyé, par un retrait qui suit une suite régulière de collaborations et d’apparitions.
Donald Moffat meurt en 2018 à 87 ans. Son nom reste attaché à des rôles de gouvernement, d’autorité ou d’encadrement, de « L’Âge de cristal » à « À la Maison-Blanche », en passant par « The Thing » et « L’Étoffe des héros ».
Films et séries avec Donald Moffat
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