Poul Reichhardt: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Poul Reichhardt en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
133
œuvres recensées
129 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1932
- Dernière année recensée
- 1981
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, Poul Reichhardt reçoit le Bodil du meilleur acteur pour « Soldaten og Jenny ». L’acteur danois est né le 2 février 1913 à Ganløse et mort le 31 octobre 1985 à Charlottenlund. Sa présence au cinéma et au théâtre s’accompagne d’une activité de chanteur ténor, mentionnée à côté de ses crédits d’interprétation.
Des scènes danoises aux premiers films
À partir de 1932, Reichhardt apparaît dans la vie artistique danoise comme acteur et artiste lyrique. La date compte, parce qu’elle fixe le point de départ d’une présence qui ne se limite pas à un seul registre. Le théâtre et le chant occupent alors une place parallèle à l’écran.
En 1944, « Mordets melodi » de Bodil Ipsen l’installe dans un long métrage cité parmi les premiers de sa filmographie retenue. L’année suivante, « La terre sera rouge » le retrouve chez Bodil Ipsen et Lau Lauritzen Jr.. Cette suite de travaux marque une présence régulière dans le cinéma danois des années 1940.
Reichhardt revient en 1946 dans « Le Briquet » de Svend Methling, puis en 1947 dans « Soldaten og Jenny » de Johan Jacobsen. L’année suivante, « Støt står den danske sømand » le remet sous la direction de Bodil Ipsen et Lau Lauritzen Jr.
Le prix Bodil et les années 1950
Le Bodil du meilleur acteur pour « Soldaten og Jenny » consacre son travail en 1948. Le prix intervient tôt dans la liste des distinctions, avant d’autres reconnaissances danoises. Reichhardt reçoit plus tard le Teaterpokalen en 1960, puis devient Chevalier de 1re classe de l’ordre du Dannebrog en 1971.
En 1950, « Café Paradis » de Bodil Ipsen et Lau Lauritzen Jr. prolonge cette présence dans le cinéma danois d’après-guerre. Le film revient dans sa filmographie à côté d’autres titres des années suivantes, sans rupture nette ni effet de bascule à surinterpréter. Reichhardt y croise des réalisateurs avec lesquels il a déjà travaillé.
L’année 1953 apporte « Adam og Eva » d’Erik Balling, puis 1955 « På tro og love » de Torben Anton Svendsen. En 1956, « Qivitoq » le retrouve chez Erik Balling. Ces titres dessinent une activité soutenue dans les années 1950, entre cinéastes danois déjà croisés et nouvelles collaborations.
Les années 1960 et la rencontre avec Hollywood
En 1962, Reichhardt apparaît dans « Trahison sur commande » de George Seaton sous le nom de Fishing Boat Skipper. Le titre inscrit sa présence dans un film américain sans détourner le centre de gravité de sa carrière, restée majoritairement danoise. La même décennie, il retrouve le cinéma local avec « Ballerina » en 1966.
La fin des années 1960 l’associe à « La Bande à Olsen » en 1968. Dans ce film d’Erik Balling, il tient le rôle de Politichefen. Le nom du cinéaste revient à plusieurs reprises dans sa filmographie, signe d’une relation de travail suivie. Reichhardt se trouve alors dans un ensemble où la comédie populaire danoise occupe une place importante.
Par ailleurs, son activité lyrique reste inscrite dans sa présentation d’ensemble. Cette mention le rapproche d’une génération d’interprètes pour qui le chant ne constitue pas un simple à-côté, mais une composante du métier. Chez lui, les crédits de cinéma n’effacent pas cette dimension vocale.
Entre Christianshavn et Matador
En 1970, Reichhardt entre dans « Huset på Christianshavn » avec le rôle de Hr. Olsen. L’année suivante, il retrouve le même cadre danois dans « Ballade på Christianshavn », où il joue Flyttemand Olsen. Ces deux titres placent son nom au cœur de la culture télévisuelle danoise de la période.
La série « Matador », en 1978, lui confie Murermester Jacob Jessen. Reichhardt y rejoint un ensemble où le feuilleton danois prend une dimension patrimoniale forte. Le rôle s’inscrit dans une séquence tardive de sa carrière d’acteur, sans détourner l’attention de son travail antérieur au cinéma.
La même période l’emmène vers « Slægten » en 1978, dans la peau de Vicar Adolf Mascani. Quelques années plus tard, « Olsen-bandens store kup » en 1972 lui donne le rôle de Knægten - Emil Boldoni, avant « Olsen-banden over alle bjerge » en 1981, où il apparaît comme Port Officer. Reichhardt accompagne ainsi plusieurs jalons d’une comédie danoise installée dans la durée.
Distinctions, musique et fin de vie
Le Teaterpokalen en 1960 et l’élévation au rang de Chevalier de 1re classe de l’ordre du Dannebrog en 1971 complètent un ensemble de distinctions décernées sur plusieurs décennies. Reichhardt reçoit ces marques d’estime après avoir circulé entre cinéma, télévision et scène. Le Bodil obtenu en 1948 demeure le repère le plus ancien de ce triptyque honorifique.
La mention de sa tessiture de ténor rappelle une activité qui ne se laisse pas dissoudre dans ses seuls rôles à l’écran. L’étiquette d’artiste lyrique figure à côté de celle d’acteur, et cette coexistence dit assez la place du chant dans son identité professionnelle. Reichhardt meurt le 31 octobre 1985 à Charlottenlund, après une présence repérable de 1932 à 1985.
Ses crédits retiennent surtout des réalisateurs comme Bodil Ipsen, Lau Lauritzen Jr. et Erik Balling, avec lesquels il revient à plusieurs reprises. Le nom de Reichhardt traverse alors un cinéma danois qui passe de l’après-guerre aux grandes séries télévisées des années 1970. Sa place s’y lit sans emphase, dans la continuité des œuvres et des rôles conservés par ses apparitions.
Films et séries avec Poul Reichhardt
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