Cinéma & Divertissement

Justice League : Ben Affleck revient sur son point bas

L’acteur désigne le départ de Zack Snyder et les reshoots comme une rupture, plutôt que ses propres difficultés personnelles.

Publié le 3 min de lecture

L’acteur désigne le départ de Zack Snyder et les reshoots comme une rupture, plutôt que ses propres difficultés personnelles.

Ben Affleck considère le départ de Zack Snyder et les reshoots de Justice League comme le point bas de sa carrière. Un souvenir de blockbuster qui n’a rien d’un tour de piste promotionnel.

Scène officielle : Justice League
Justice League © Droits réservés
Sommaire3 sections
  1. 01Le générique ne fait pas le réalisateur
  2. 02La vie privée n’explique pas tout
  3. 03Deux versions, deux accueils

Dans un entretien avec Josh Horowitz, l’acteur distingue deux histoires souvent susceptibles de se confondre : ses difficultés personnelles de l’époque et les bouleversements de la production. Il estime que sa consommation excessive d’alcool et son divorce n’ont pas affecté le film. Le changement de réalisateur, en revanche, occupe une place centrale dans son appréciation de cette expérience. C’est son jugement, pas une causalité démontrée à lui seul.

La chronologie donne à ce témoignage un cadre précis. Zack Snyder quitte la production après le décès de sa fille Autumn. Joss Whedon dirige ensuite des reshoots, tandis que Snyder reste crédité comme réalisateur de la version sortie en salles en 2017. Un nom au générique, une autre personne derrière la caméra pour les prises supplémentaires : le crédit ne raconte pas toute l’histoire du tournage.

Affleck situe la rupture dans la fabrication du film, pas dans sa seule vie privée.

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Extrait vidéo officiel (YouTube)

Le générique ne fait pas le réalisateur

Le départ de Snyder et l’intervention de Whedon constituent deux étapes distinctes. Les ramener à une simple passation de flambeau ferait disparaître les circonstances du premier, comme la nature du travail confié au second. Whedon prend en charge des reshoots; Snyder demeure le réalisateur crédité du long métrage exploité en 2017. Voilà le décalage concret auquel renvoie le récit d’Affleck.

Son appréciation porte aussi sur une expérience professionnelle, et pas seulement sur le résultat à l’écran. Qualifier cet épisode de point bas de sa carrière dit la dureté de son souvenir. Cela ne fournit pas, en revanche, une mesure objective de la qualité du film ni une preuve des intentions de chacun. On peut écouter l’acteur sans transformer sa parole en tribunal du blockbuster.

La vie privée n’explique pas tout

Affleck ne gomme pas les difficultés qu’il traversait. Il les reconnaît, mais refuse d’en faire l’explication des problèmes du film. Cette distinction évite de rabattre une histoire de production sur la biographie de son interprète : dans sa lecture, le changement de réalisateur pèse là où ses problèmes personnels n’auraient pas affecté l’œuvre.

La portée du témoignage reste celle d’un participant revenant sur son expérience. Elle permet de comprendre ce qu’Affleck retient de cette période, sans attribuer automatiquement à l’ensemble du casting la même analyse ou le même souvenir.

Deux versions, deux accueils

La réception critique offre un autre point de comparaison, distinct du vécu de l’acteur. La version cinéma de Justice League obtient 39 % au Tomatometer, contre 71 % pour Zack Snyder’s Justice League, sortie en 2021. Cet écart documente un accueil différent; il ne suffit pas à isoler les causes des difficultés de production. La version de 2021 affiche néanmoins 32 points de plus que celle de 2017.

Bande-annonce VF de Justice League

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Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre. J'ai récemment écris mon livre.

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