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Star Trek : Frakes affirme que la réplique culte de Worf était écrite

Le réalisateur de Premier contact remet le scénario au centre du jeu, loin du joli récit de l’improvisation.

Publié le 3 min de lecture

Le réalisateur de Premier contact remet le scénario au centre du jeu, loin du joli récit de l’improvisation.

Jonathan Frakes affirme que la réplique de Worf dans Star Trek : Premier contact était prévue au scénario, et non improvisée. Le coup d’éclat aurait donc commencé sur la page, pas dans une illumination de plateau.

Scène officielle : Star Trek : Premier contact
Star Trek : Premier contact © Droits réservés
Sommaire2 sections
  1. 01Le script avait le dernier mot
  2. 02Quand le crossover lâche la bride

Sorti en 1996 et réalisé par Frakes, le long métrage est au cœur d’une mise au point très ciblée : celle qui concerne le fameux « Assimilate this! » prononcé par Worf. Frakes assure que ces mots étaient écrits. On peut aimer l’idée d’une trouvaille surgie pendant une prise; son témoignage invite précisément à distinguer cette histoire séduisante du travail préparé en amont.

Ronald D. Moore et Brannon Braga sont crédités pour cette réplique. Ce crédit ne permet pas de départager leur contribution respective ni d’en reconstituer la fabrication. Il remet en revanche l’écriture dans la conversation, là où la rumeur d’improvisation la faisait disparaître. Avant de célébrer le miracle du plateau, autant regarder la page.

Le script avait le dernier mot

La précision de Frakes dépasse le seul cas de Worf : il décrit des acteurs tenus de respecter les dialogues à la lettre à l’époque de Star Trek: The Next Generation. C’est ce cadre de travail qu’il invoque pour expliquer pourquoi la réplique n’avait rien d’une invention au débotté.

Respecter un texte mot pour mot ne signifie pas que l’interprétation se réduit à une récitation. Les mots et leur exécution restent deux choses différentes. La mise au point porte sur les premiers, pas sur la manière dont ils prennent vie à l’écran. Pas besoin de confisquer le travail des interprètes pour rendre aux scénaristes leur place.

Quand le crossover lâche la bride

Frakes raconte aussi une expérience différente, vécue en réalisant le crossover entre Star Trek: Strange New Worlds et Star Trek: Lower Decks. Les producteurs y autorisaient et encourageaient les improvisations de Tawny Newsome et Jack Quaid. Cette latitude l’a surpris, justement parce qu’elle contrastait avec le respect littéral des dialogues qu’il avait connu auparavant.

Le rapprochement est éclairant, mais son périmètre reste précis : d’un côté, la discipline du dialogue décrite par Frakes pour l’ère The Next Generation ; de l’autre, les libertés accordées à deux interprètes sur ce crossover. On ne peut pas en faire une règle générale sur toutes les productions récentes de la franchise. Deux expériences de plateau, pas un changement de constitution.

Dans le crossover qu’il dirigeait, Frakes a donc découvert des producteurs qui ne se contentaient pas de tolérer les écarts de Newsome et Quaid : ils les encourageaient.

Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

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