Le relief cherche son catalogue : Meta promet location, achat et contenus gratuits, sans annoncer de supplément face à la 2D UHD.
Meta annonce des centaines de films 3D pour ses futures lunettes VR, avec de la location, de l’achat et des contenus gratuits. Le relief ne se vend pas seulement avec des lunettes : il faut aussi quelque chose à regarder.
L’offre annoncée doit passer par l’application Meta TV au lancement des lunettes, prévu au printemps. Meta prévoit également d’élargir la diffusion de films 3D sur ses casques, avec un début annoncé à l’automne pour une partie de cette offre. Deux étapes à distinguer : l’enrichissement des usages sur les casques et le catalogue destiné au lancement des lunettes.
Le choix de mettre en avant des centaines de films donne à cette annonce un angle concret. Meta ne promet pas seulement un dispositif capable d’afficher du relief : l’entreprise présente aussi un accès aux œuvres. C’est sur ce terrain que se situe l’intérêt de l’annonce, plutôt que dans une nouvelle démonstration technique. Cet article examine cette offre annoncée, pas les résultats d’un test des lunettes.
Du relief, mais surtout du rayon
Location, achat, gratuité : les trois voies annoncées ne correspondent pas au même usage. On pourra choisir un film pour une séance ou l’acheter dans l’application, tandis que des contenus gratuits doivent compléter l’offre. Il ne faut donc pas lire la promesse de centaines de films comme celle d’un catalogue entièrement accessible sans paiement.
Le nombre de films est un argument; le mode d’accès en est un autre. La distinction compte davantage qu’un gros chiffre posé sur une affiche. Dans cette annonce, Meta associe son futur matériel à une boutique et à des contenus gratuits, pas simplement à une capacité d’affichage.
La troisième dimension, pas la troisième facture?
La responsable du divertissement de Meta indique que les films 3D proposés à la location ou à l’achat ne devraient pas coûter davantage que les films habituels en 2D UHD. C’est une indication tarifaire annoncée par l’entreprise, pas un relevé de prix effectué par la rédaction.
La comparaison porte sur les films, et sur ces deux modes d’accès. Elle ne dit pas que regarder en 3D sera gratuit : elle promet de ne pas faire payer le relief en supplément par rapport à la 2D UHD. Le tarif annoncé prend donc pour référence le film loué ou acheté, plutôt qu’une majoration liée à sa troisième dimension.

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