
L’acteur dénonce les risques pour la création, la liberté d’expression et l’emploi, et promet de poursuivre la mobilisation.
La fusion Paramount-Warner Bros. a obtenu son approbation, pas l’adhésion de Mark Ruffalo. L’acteur dénonce l’opération et annonce que la mobilisation continuera : pour lui, le feu vert n’a rien d’un générique de fin.
Ruffalo présente cette décision comme une déception pour les opposants au rapprochement. Il lui reproche de menacer la créativité et la liberté d’expression, et estime qu’elle entraînera des pertes d’emplois. Ce sont les conséquences qu’il redoute, pas un bilan déjà constaté de la fusion.
Son intervention prolonge un appel lancé plus tôt en septembre 2026. L’acteur avait alors exhorté le procureur général de Californie et onze autres procureurs généraux à ne pas conclure de transaction dans leur procédure contre Paramount Skydance. Il cherchait donc déjà à peser sur le terrain judiciaire, avant de réagir à l’approbation du rapprochement.
Le feu vert change l’étape de la bataille, pas la position de Ruffalo.
L’acteur articule sa contestation autour de trois enjeux distincts : la possibilité de créer, la liberté de s’exprimer et la préservation des emplois. Son opposition ne se limite pas à défendre les œuvres; elle concerne aussi ceux qui les fabriquent. Une fusion industrielle, dans son argumentaire, ne peut donc pas se juger uniquement à l’aune de son approbation.
On peut entendre la charge sans transformer ses craintes en certitudes. Ruffalo annonce des effets négatifs et condamne la décision; il ne décrit pas ici des suppressions de postes déjà réalisées. La nuance compte, même quand le ton monte.
Dans son appel de septembre, Ruffalo avançait que 5 670 cinéastes s’étaient mobilisés et que plus de 75 000 personnes avaient signé une pétition en trois semaines. Ces chiffres, qu’il mettait lui-même en avant, donnaient une dimension collective à son intervention auprès des procureurs généraux.
Après l’approbation, il maintient ce registre citoyen et affirme que la détermination des opposants ne s’arrêtera pas. Il reconnaît le revers, mais refuse d’en faire une consigne de démobilisation. Pas question de ranger les pancartes simplement parce que l’opération a franchi cette étape.
L’approbation et la clôture de l’accord restent deux étapes distinctes. La clôture était envisagée pour le mardi de la semaine suivante, avec une échéance encore provisoire. Ce calendrier reste une prévision, pas une date acquise.