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Cecil B. Demented - Image de fond
Cecil B. Demented (2000) - Affiche
Langue originale
English
Budget
10 000 000,00 $
Revenus
1 961 544,00 $
Classification
12
Pays d’origine
US
Sorties en France
  • Avant-première : 17/05/2000
  • Cinéma : 02/08/2000 (12)
Sociétés de production
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Cecil B. Demented(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

02/08/2000
•
12
•
1heure 28min
6.4 / 10

est écrit et réalisé par John Waters, figure du cinéma indépendant américain associée depuis les années 1970 à un cinéma satirique et provocateur, connu notamment pour Pink Flamingos (1972) et Hairspray (1988) (Source : Wikipedia, 2004). Le film est produit à la fin des années 1990, dans un contexte où le cinéma indépendant gagne en visibilité via les festivals et certaines structures de distribution, tandis que Hollywood consolide ses franchises et ses comédies grand public (Source : Wikipedia, 2004 ; Rotten Tomatoes, 1999). Waters conçoit le scénario comme une fiction autour d’un groupe de jeunes cinéastes militants s’opposant frontalement à l’industrie du divertissement, en détournant les codes du film de kidnapping et du film de tournage (Source : Wikipedia, 2004). Le titre renvoie explicitement au réalisateur Cecil B. DeMille, figure du cinéma classique hollywoodien, que le film convoque de manière ironique pour mieux interroger le rapport entre auteur, industrie et spectacle (Source : Wikipedia, 2004). Par ailleurs, l’intrigue s’inspire librement de l’enlèvement de Patricia Hearst en 1974, héritière impliquée malgré elle dans l’action d’un groupe révolutionnaire, et cette dernière apparaît dans le film dans un rôle secondaire, prolongeant un lien déjà établi avec John Waters sur plusieurs de ses précédents projets (Source : Wikipedia, 2004). Tourné entièrement à Baltimore, le long métrage s’inscrit dans la tradition locale du cinéaste, qui utilise la ville comme toile de fond récurrente pour ses récits satiriques (Source : Wikipedia, 2004).

Intrigue et thématiques

L’intrigue de Cecil B. Demented s’ouvre sur Honey Whitlock, actrice hollywoodienne incarnant une star installée du cinéma commercial, venue présenter un film lors d’une avant-première à Baltimore (Source : IMDb, 2000 ; Wikipedia, 2004). L’événement tourne à l’attaque lorsque Cecil B. Demented, jeune réalisateur autoproclamé génie du cinéma radical, et sa troupe de cinéastes armés infiltrent la salle, prennent le contrôle de la projection et enlèvent Honey pour la contraindre à jouer dans leur film underground (Source : IMDb, 2000 ; Rotten Tomatoes, 1999). Retenue dans un ancien cinéma désaffecté, l’actrice découvre progressivement la communauté qui entoure Cecil, un groupe de jeunes collaborateurs tatoués au nom de cinéastes qu’ils vénèrent, tous réunis par un rejet explicite des productions hollywoodiennes mainstream (Source : Wikipedia, 2004). En parallèle, le tournage sauvage se déplace dans différents lieux de la ville, transformant chaque séquence de film en opération de guérilla, en confrontation avec les passants, la police ou les figures de l’industrie du divertissement locales (Source : Rotten Tomatoes, 1999). À mesure que le récit progresse, la dynamique entre Honey et ses ravisseurs évolue, le personnage étant pris entre son statut de victime et la fascination croissante pour ce collectif qui remet en cause les règles du cinéma industriel (Source : Wikipedia, 2004). Le film traite de la radicalité artistique, de la représentation de la violence politique, de la culture du star system et du rôle du spectateur, tout en s’inscrivant dans une veine de comédie satirique qui détourne les codes du film d’action et du film criminel (Source : Wikipedia, 2004 ; Rotten Tomatoes, 1999).

Distribution artistique et équipe technique

Le rôle principal de Honey Whitlock est interprété par Melanie Griffith, actrice américaine déjà connue pour ses prestations dans Working Girl (1988) et Something Wild (1986), qui incarne ici une star hollywoodienne confrontée à un univers militant et violent (Source : IMDb, 2000 ; Wikipedia, 2004). Stephen Dorff tient le rôle de Cecil B. Demented, chef charismatique et instable du groupe de cinéastes terroristes, figure centrale autour de laquelle s’articule la mise en scène du tournage clandestin (Source : IMDb, 2000). Alicia Witt apparaît dans le rôle de Cherish, tandis qu’Adrian Grenier interprète Lyle et Lawrence Gilliard Jr. Lewis, chacun incarnant un membre de l’équipe technique radicalisée, doté de singularités marquées, notamment par les tatouages dédiés à leurs cinéastes fétiches (Source : IMDb, 2000 ; Wikipedia, 2004). Le film réunit également Maggie Gyllenhaal et Michael Shannon dans des seconds rôles, inscrivant ce projet dans une période où ces interprètes se distinguent progressivement sur la scène indépendante américaine (Source : IMDb, 2000). Patricia Hearst, dont l’histoire personnelle a inspiré la trame de l’enlèvement, apparaît dans un caméo, poursuivant une collaboration entamée avec Waters depuis les années 1980 (Source : Wikipedia, 2004). Derrière la caméra, John Waters signe à la fois le scénario et la réalisation, prolongeant sa pratique d’auteur complet, tandis que la production est assurée notamment par Artisan Entertainment, société impliquée dans la distribution de titres indépendants à la même période (Source : Box Office Mojo, 2000 ; Wikipedia, 2004).

Fiche technique et données de diffusion

Cecil B. Demented est un long métrage américain de 87 minutes, classé dans les genres comédie, crime et thriller, produit avec un budget estimé à 10 millions de dollars (Source : IMDb, 2000 ; Box Office Mojo, 2000). Le film obtient une classification R auprès de la Motion Picture Association, signalant un contenu réservé à un public adulte en raison de la violence, du langage et de certains thèmes abordés (Source : Box Office Mojo, 2000). Sa première sortie commerciale a lieu aux États-Unis le 11 août 2000, dans un nombre limité de salles, sous la bannière du distributeur Artisan Entertainment, spécialiste des circuits indépendants (Source : Box Office Mojo, 2000). Sur le plan financier, le film enregistre un box-office domestique d’environ 1,28 million de dollars et une recette internationale voisine de 676 000 dollars, pour un total mondial d’environ 1,96 million de dollars, soit un résultat nettement inférieur à son budget de production (Source : Box Office Mojo, 2000 ; The Numbers, 2000). Ces chiffres l’inscrivent parmi les sorties limitées à faible performance, avec un nombre maximal de 82 salles exploitées et un maintien moyen de moins de six semaines par cinéma (Source : The Numbers, 2000). La sortie vidéo et les diffusions télévisuelles contribuent ensuite à maintenir la visibilité du film au sein de la filmographie de John Waters, sans modifier de manière significative son statut commercial (Source : The Numbers, 2000 ; Wikipedia, 2004).

Réception critique et postérité

À sa sortie, Cecil B. Demented reçoit un accueil critique contrasté, plusieurs commentateurs saluant la cohérence de son dispositif satirique tout en soulignant les limites de son efficacité comique et de sa portée politique (Source : Rotten Tomatoes, 1999 ; Le Blog du Cinéma, 2022). Sur la plateforme Rotten Tomatoes, le film affiche un taux d’avis favorables modéré, reflétant un équilibre entre critiques positives et réserves, notamment autour de son ton outrancier et de la caricature des deux camps qu’il met en scène, Hollywood et le cinéma radical (Source : Rotten Tomatoes, 1999). Certains articles le qualifient de film « mineur » au sein de l’œuvre de John Waters, tout en relevant que son pessimisme et sa vision du rapport entre culture alternative et industrie lui confèrent une place singulière dans sa carrière (Source : Le Blog du Cinéma, 2022). En parallèle, la figure de Cecil B. Demented est parfois évoquée dans les débats sur la représentation de la cinéphilie militante et la frontière entre engagement artistique et violence symbolique, même si le film ne s’impose pas comme une référence centrale de ce champ (Source : Le Blog du Cinéma, 2022 ; Wikipedia, 2004). Quelques années plus tard, la présence de futurs interprètes reconnus comme Maggie Gyllenhaal ou Michael Shannon contribue à maintenir l’intérêt pour le film, souvent reconsidéré dans des rétrospectives consacrées au cinéma indépendant américain de la fin des années 1990 et du début des années 2000 (Source : IMDb, 2000 ; Wikipedia, 2004). La circulation continue de l’œuvre via les plateformes de location et les programmations de cinémathèques renforce ce positionnement de titre secondaire mais représentatif de la démarche de Waters à cette période (Source : Wikipedia, 2004).

Place dans la filmographie de John Waters

Dans la filmographie de John Waters, Cecil B. Demented intervient après des œuvres ayant progressivement élargi son audience, notamment Hairspray à la fin des années 1980 et des comédies des années 1990 qui consolident sa reconnaissance auprès d’un public plus large (Source : Wikipedia, 2004). Le film revient néanmoins à une veine plus ouvertement polémique, en plaçant au centre de son récit un groupe qui revendique la destruction symbolique du cinéma commercial et met en scène la fabrication d’un film comme acte de sabotage culturel (Source : Wikipedia, 2004 ; Rotten Tomatoes, 1999). Cette même année de sortie, le projet apparaît ainsi comme une synthèse de plusieurs motifs chers au cinéaste : fascination pour la culture populaire, goût pour la provocation et regard ironique sur les institutions, qu’il s’agisse de la famille, de la morale ou ici de l’industrie cinématographique (Source : Wikipedia, 2004). En parallèle, la présence de Melanie Griffith, actrice identifiée au système hollywoodien, renforce le jeu de miroirs entre monde industriel et univers marginal, tout en situant le film à l’articulation entre production indépendante et recours à des vedettes établies (Source : IMDb, 2000 ; Wikipedia, 2004). Quelques années plus tard, la manière dont la critique aborde Cecil B. Demented souligne son statut ambivalent : ni œuvre majeure unanimement célébrée, ni simple curiosité, mais jalon qui illustre la façon dont Waters interroge la cinéphilie, la radicalité et le rapport de force entre centre et périphérie dans le champ du cinéma (Source : Le Blog du Cinéma, 2022 ; Wikipedia, 2004).

  • John Waters – Réalisateur et scénariste de Cecil B. Demented (2000), auteur également de Pink Flamingos (1972), Polyester (1981), Hairspray (1988), Serial Mom (1994) (Source : Wikipedia, 2004).
  • Melanie Griffith – Interprète de Honey Whitlock dans Cecil B. Demented, connue pour ses rôles dans Something Wild (1986), Working Girl (1988), Body Double (1984) (Source : IMDb, 2000).
  • Stephen Dorff – Interprète de Cecil B. Demented, ayant joué notamment dans Backbeat (1994) et Blade (1998) (Source : IMDb, 2000).
  • Alicia Witt – Actrice de Cherish, vue dans Mr. Holland's Opus (1995) et Urban Legend (1998) (Source : IMDb, 2000).
  • Adrian Grenier – Interprète de Lyle, plus tard connu pour la série Entourage (2004–2011) (Source : IMDb, 2000).

Critique sur Cecil B. Demented

6.4 / 10
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Où regarder en streaming Cecil B. Demented

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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Cecil B. Demented figurent Honey Whitlock, interprété par Melanie Griffith, Cecil B. Demented, interprété par Stephen Dorff et Cherish, interprété par Alicia Witt. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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