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De Buttek - Image de fond
De Buttek (2019) - Affiche
Langue originale
Luxembourgish, Letzeburgesch
Pays d’origine
LU
Sociétés de production
Samsa FilmArtémis ProductionsShelter ProdFilm Fund Luxembourg
Audio
Letzeburgesch
Pays producteurs

De Buttek(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

22/11/2019
•
1heure 35min

« De Buttek » est réalisé par Luc Feit, comédien luxembourgeois installé à Berlin, connu pour ses rôles au théâtre, dans la série policière « Tatort » et dans la production allemande « Babylon Berlin », avant de passer derrière la caméra pour ce premier long-métrage, présenté comme une expérience de cinéma fondée sur l’authenticité du jeu (Source : Tageblatt, 2024). Le film est produit par Artémis Productions, Samsa Film et Shelter Prod, sociétés implantées respectivement en Belgique et au Luxembourg, ce qui en fait une coproduction européenne qui s’inscrit dans les dynamiques transfrontalières du cinéma de la Grande Région (Source : IMDb, 2019). Feit explique avoir réuni quatorze acteurs et actrices luxembourgeois choisis par lui-même, travaillant largement à partir de l’improvisation, puis sélectionnant au montage les moments jugés les plus vrais, selon une démarche qu’il décrit comme un « laboratoire de recherche de véracité » (Source : Tageblatt, 2024). Cette méthode, qui s’éloigne d’une direction d’acteurs très directive, laisse une grande latitude aux interprètes et fait du tournage un dispositif où le réalisateur se positionne davantage comme observateur, cherchant à capter des instants authentiques plutôt qu’à imposer un découpage rigide (Source : Tageblatt, 2024). Par ailleurs, Feit souligne que ce travail lui permet d’explorer l’usage de sa langue maternelle au cinéma, le luxembourgeois, en l’inscrivant dans un contexte narratif contemporain et non folklorique, ce qui rejoint les enjeux de visibilité linguistique du cinéma luxembourgeois (Source : Tageblatt, 2024).

Intrigue et enjeux dramaturgiques

L’intrigue de « De Buttek » se concentre sur un week-end de Noël organisé chaque année par André, directeur de l’entreprise ALTER NATIVE, spécialisée dans la fourniture d’articles sanitaires, qui convie ses sept employés à une retraite censée être conviviale et festive (Source : IMDb, 2019). Cette année-là, la rencontre prend une tournure différente lorsque le patron révèle qu’il est atteint d’une maladie en phase terminale et qu’il a décidé de transmettre l’entreprise à l’un de ses collaborateurs, dont il annoncera le nom au fil du week-end, ce qui installe un suspense interne et redistribue les rapports de force entre les personnages (Source : IMDb, 2019). Le dispositif de huis clos, limité au cadre de ce séminaire, permet au récit d’observer les réactions individuelles et collectives face à cette annonce, que ce soit par l’émergence de rivalités, de solidarités ou de tensions latentes, selon une structure qui emprunte à la fois à la comédie de mœurs et au film de groupe (Source : IMDb, 2019). Le synopsis met l’accent sur la manière dont la perspective d’hériter de l’entreprise influence les comportements et les stratégies des employés, chacun projetant ses attentes, ses frustrations et ses ambitions sur la figure d’André et sur la place qu’il occupe dans la hiérarchie (Source : IMDb, 2019). Le ton annoncé comme comique n’exclut pas un arrière-plan plus grave, lié à la question de la fin de vie, de la transmission et de la gestion d’une petite structure économique, ce qui inscrit le film dans une veine où les enjeux privés, professionnels et existentiels se croisent (Source : IMDb, 2019; Tageblatt, 2024).

Distribution artistique et personnages

La distribution de « De Buttek » réunit un ensemble d’interprètes issus principalement de la scène et du cinéma luxembourgeois, parmi lesquels André Jung, qui incarne le personnage d’Änder, directeur d’ALTER NATIVE, figure centrale autour de laquelle s’organise le récit (Source : IMDb, 2019; Plex, s.d.). À ses côtés, Martin Engler joue Martin et Philippe Thelen interprète Philippe, deux des collaborateurs du patron, qui figurent parmi les personnages clés de ce huis clos, leurs réactions à l’annonce de la maladie et à la perspective d’une succession étant au cœur des tensions dramatiques (Source : IMDb, 2019; Plex, s.d.). La distribution comprend également Catherine Janke dans le rôle de Catherine, Sophie Mousel dans celui de Sophie, Germain Wagner en Germain, Anouk Wagener en Anouk, Fabienne Elaine Hollwege en Fabienne, Luc Schiltz en Luc et Valérie Bodson en Valérie, auxquels s’ajoutent Klaus Nierhoff dans le rôle du Prof. Dr Walther Schneider, Jules Werner en Jules et Luc Feit lui-même dans un rôle secondaire (Source : IMDb, 2019). Ce casting, majoritairement luxembourgeois, reflète la volonté du réalisateur de travailler avec des acteurs familiers de la langue et du contexte local, ce qui rejoint son intention de recherche d’authenticité, explicitée dans ses entretiens (Source : Tageblatt, 2024). La pluralité des personnages permet de décliner plusieurs profils d’employés, chacun porteur d’un rapport spécifique à l’entreprise et à son dirigeant, même si le détail des arcs narratifs individuels n’est pas explicitement développé dans les sources publiques disponibles, qui privilégient un synopsis global et une présentation d’ensemble de la distribution (Source : IMDb, 2019).

Langues, tournage et cadre géographique

« De Buttek » est tourné au Luxembourg, ce que précisent les informations techniques, et le pays constitue également le principal cadre géographique de l’histoire, même si le synopsis ne détaille pas précisément les lieux, se concentrant sur le contexte d’un week-end d’entreprise (Source : IMDb, 2019). Le film est classé comme production d’origine luxembourgeoise, avec une durée de 1 h 34, et bénéficie d’une sortie nationale au Luxembourg le 27 novembre 2019, confirmant son insertion dans le calendrier des sorties locales de la fin d’année (Source : IMDb, 2019; Facebook/Samsa Film, 2019). Sur le plan linguistique, l’œuvre se distingue par l’utilisation combinée du luxembourgeois, de l’allemand, du français et de l’anglais, ce qui correspond à la réalité multilingue du pays et aux pratiques courantes dans la vie professionnelle, notamment dans les entreprises et les milieux urbains (Source : IMDb, 2019). Cette dimension linguistique est également mentionnée par Luc Feit, qui évoque son souhait de travailler la langue luxembourgeoise au cinéma et de la confronter à d’autres idiomes, dans une démarche qui articule identité culturelle et ouverture européenne (Source : Tageblatt, 2024). Le tournage, concentré au Luxembourg, s’inscrit dans un réseau de production soutenu par des sociétés locales et belges, et s’accompagne d’une avant-première organisée à la Cinémathèque de Luxembourg, signalée comme un moment important de la mise en circulation du film auprès du public national (Source : Facebook/Samsa Film, 2019).

Réception, diffusion et place dans la carrière de Luc Feit

« De Buttek » obtient sur IMDb une note de 6,4/10 pour un nombre restreint de votes, ce qui témoigne d’une diffusion limitée mais d’un certain écho auprès d’un public de niche, probablement composé en partie de spectateurs intéressés par la production luxembourgeoise et les films de groupe à tonalité comique (Source : IMDb, 2019). Le film est mentionné dans la presse luxembourgeoise comme une étape importante du parcours de Luc Feit, présenté comme comédien reconnu ayant décidé d’expérimenter la réalisation à travers une forme de cinéma de recherche centré sur le jeu et l’improvisation, expérience qu’il qualifie lui-même de « laboratoire » (Source : Tageblatt, 2024). Cette même source souligne que, pour « De Buttek », Feit a été fortement impliqué dans toutes les étapes du processus, de la direction d’acteurs au montage, au point de décrire un tournage intense de quatorze jours, marqué par un rythme de travail soutenu et peu de sommeil, ce qui illustre les conditions souvent resserrées des productions indépendantes (Source : Tageblatt, 2024). La carrière de Feit, essentiellement construite jusque-là sur ses prestations d’acteur au théâtre et à l’écran, se trouve ainsi complétée par ce long-métrage, qui vient s’ajouter à plusieurs courts métrages et à un autre long qu’il a réalisés, confirmant un intérêt durable pour la mise en scène (Source : Tageblatt, 2024). La visibilité de « De Buttek » dans les grands festivals internationaux n’est pas documentée dans les sources consultables, mais le film figure dans les catalogues de plateformes de vidéo à la demande comme Plex, ce qui contribue à sa circulation au-delà de son territoire d’origine, notamment par l’accès au film en ligne (Source : Plex, s.d.; IMDb, 2019).

Inscription dans le paysage du cinéma luxembourgeois

« De Buttek » s’inscrit dans un moment où le cinéma luxembourgeois, soutenu par des structures de production comme Samsa Film et des mécanismes d’aide publics, multiplie les coproductions européennes et les projets d’auteur cherchant à affirmer une identité nationale tout en restant ouverts aux collaborations internationales (Source : IMDb, 2019; Film Fund Luxembourg, s.d.). Le recours à un casting majoritairement local, l’utilisation prépondérante du luxembourgeois et l’observation d’un milieu professionnel spécifique contribuent à inscrire le film dans une veine réaliste, qui se distingue des grandes productions de genre coproduites avec d’autres pays, souvent tournées en anglais (Source : IMDb, 2019; Tageblatt, 2024). La démarche de Luc Feit, qui revendique un travail sur l’authenticité du jeu et sur la langue maternelle, rejoint par ailleurs des préoccupations présentes chez d’autres cinéastes luxembourgeois attachés à filmer des situations contemporaines ancrées dans le territoire, même si « De Buttek » adopte une forme de comédie de situation plutôt qu’un drame social au sens strict (Source : Tageblatt, 2024). Le film apparaît ainsi comme un objet singulier, à mi-chemin entre film de troupe et étude de caractères, qui exploite les codes du huis clos pour interroger les dynamiques internes d’une petite entreprise confrontée à la question de la succession et de la fin de vie de son dirigeant (Source : IMDb, 2019). Cette position intermédiaire, entre divertissement et chronique sociale, permet à « De Buttek » de contribuer à la diversification des formes et des récits proposés par le cinéma luxembourgeois contemporain, sans revendiquer explicitement un statut de manifeste, mais en s’inscrivant dans un mouvement plus large de consolidation de cette cinématographie nationale (Source : IMDb, 2019; Tageblatt, 2024).

  • Réalisateur : Luc Feit (Source : IMDb, 2019; Tageblatt, 2024)
  • Scénaristes : Luc Feit, Guy Helminger (Source : IMDb, 2019)
  • Interprètes principaux : André Jung, Martin Engler, Philippe Thelen (Source : IMDb, 2019; Plex, s.d.)
  • Durée : 1 h 34 (Source : IMDb, 2019)
  • Pays d’origine : Luxembourg (Source : IMDb, 2019)
  • Langues : luxembourgeois, allemand, français, anglais (Source : IMDb, 2019)
  • Maisons de production : Artémis Productions, Samsa Film, Shelter Prod (Source : IMDb, 2019)
  • Date de sortie au Luxembourg : 27 novembre 2019 (Source : IMDb, 2019; Facebook/Samsa Film, 2019)

Critique sur De Buttek

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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de De Buttek figurent Änder, interprété par André Jung, Martin, interprété par Martin Engler et Philippe, interprété par Philippe Thelen. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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