Mon père c'est moi est produit par Imagine Films Entertainment, société fondée notamment par Brian Grazer, qui officie ici comme producteur sur un projet inscrit dans la veine des comédies à high concept très présentes dans le cinéma américain de la décennie (Source : Wikipédia, 2012). Le film reprend le motif de l'échange de corps popularisé par Un vendredi dingue, dingue, dingue, production Disney de 1976, dont il est présenté comme une source d'inspiration libre, sans être un remake officiel (Source : Wikipédia, 2012). Sorti en 1987 aux États-Unis, Like Father Like Son s'inscrit dans un moment où Hollywood multiplie les variations autour du fantastique quotidien, reliant éléments surnaturels et enjeux familiaux ou adolescents, dans un cadre narratif accessible au grand public (Source : Wikipédia, 2012). En parallèle, le long métrage participe à une reconfiguration des rôles associés aux stars de la comédie, Dudley Moore venant d'être identifié par le succès d'Arthur et de Mickey et Maud au début des années 1980, tandis que la télévision américaine contribue à faire émerger Kirk Cameron comme visage familier auprès des adolescents (Source : AllMovie, 2010). Cette même année 1987, le film se positionne dans un paysage marqué par des titres où la question de l'âge, de la maturité et du passage à l'âge adulte constitue un ressort central, qu'il s'agisse de récits initiatiques ou de comédies fantastiques (Source : AllMovie, 2010).
Intrigue et thématiques
Le scénario suit Chris Hammond, lycéen présenté comme un élève moyen, sportif sans excès et soucieux avant tout de sa vie sociale et sentimentale, en particulier d'une relation espérée avec une camarade de classe (Source : Wikipédia, 2012). Son père, Jack Hammond, chirurgien ambitieux, projette pour lui une trajectoire académique exigeante, allant jusqu'à le pousser à préparer un concours d'admission à une école prestigieuse de médecine, symbole de réussite sociale et professionnelle (Source : SensCritique, 2026). L'intervention de Trigger, ami de Chris, et d'une potion supposée permettre l'échange des corps entre deux personnes, fait basculer le récit dans le registre fantastique lorsque Jack et Chris se retrouvent chacun dans le corps de l'autre, contraints de gérer les responsabilités et contraintes de leur nouvel environnement (Source : Wikipédia, 2012). À partir de ce dispositif, le film articule des situations de comédie fondées sur les malentendus, les quiproquos et le décalage entre l'expérience intérieure et l'apparence physique, notamment dans le cadre du lycée, de l'hôpital et de la cellule familiale (Source : AlloCiné, 2025). Par ailleurs, cette inversion des rôles permet d'aborder de manière indirecte le fossé générationnel, les attentes parentales et la pression scolaire, tout en jouant sur les codes du teen movie et de la comédie familiale américaine de l'époque (Source : Avoir-alire, 2009).
Fiche artistique et interprétation
La distribution repose principalement sur le duo formé par Dudley Moore, dans le rôle du docteur Jack Hammond, et Kirk Cameron, dans celui de Chris Hammond, le film reposant largement sur la dynamique comique induite par leur échange de corps (Source : Wikipédia, 2012). Dudley Moore, acteur britannique installé à Hollywood, est alors associé à des rôles de comédie mêlant sophistication et maladresse, notamment dans Arthur (1981) et Micki & Maude (1984), ce qui nourrit la figure du père professionnellement accompli mais déstabilisé par la situation fantastique (Source : AllMovie, 2010). Kirk Cameron, pour sa part, s'est fait connaître auprès du public télévisuel grâce à la série Quoi de neuf docteur ? (Growing Pains), ce qui renforce sa position d'icône adolescente dans le paysage audiovisuel de la fin des années 1980 (Source : AllMovie, 2010). Autour de ce duo, le film réunit notamment Margaret Colin, Catherine Hicks et Sean Astin, ce dernier incarnant Clarence/Trigger, figure clé dans la mise en place du dispositif surnaturel via la fameuse potion (Source : Wikipédia, 2012). La direction d'acteurs privilégie un jeu comique basé sur le contraste entre comportements et apparence physique, chaque interprète devant intégrer les tics, attitudes et postures de son partenaire pour rendre crédible l'échange des personnalités (Source : SensCritique, 2026).
Équipe technique et aspects formels
La réalisation de Mon père c'est moi est confiée à Rod Daniel, cinéaste spécialisé dans la comédie, qui a déjà signé notamment Teen Wolf en 1985, autre film ancré dans un imaginaire adolescent mêlant éléments fantastiques et enjeux de popularité (Source : AllMovie, 2010). Le scénario est attribué à Steve Bloom, Lorne Cameron et David Hoselton, dans un cadre de production où les comédies familiales sont souvent développées de manière collective, avec plusieurs intervenants au sein du département écriture (Source : Wikipédia, 2012). La photographie est assurée par Jack N. Green et James Crabe, tandis que le montage est signé par Lois Freeman-Fox, contribuant à un rythme narratif qui valorise les scènes de confrontation entre le père et le fils dans leurs univers respectifs (Source : Wikipédia, 2012). La musique de Miles Goodman, associée à Shelly Manne, s'inscrit dans les codes sonores de la comédie américaine de l'époque, combinant partitions orchestrales et éléments pop pour accompagner les retournements de situation et les moments de comédie physique (Source : Wikipédia, 2012). Par ailleurs, la direction artistique de Dennis Gassner et les décors conçus par John T. Walker participent à la mise en contraste des espaces – hôpital, lycée, intérieur familial – qui structurent le récit et matérialisent les enjeux de statut social et de génération (Source : Wikipédia, 2012).
Réception critique et diffusion
À sa sortie en 1987, Like Father Like Son s'inscrit dans un marché déjà familier de ce type de récits, ce qui conduit une partie de la critique à souligner son caractère peu innovant, tout en relevant l'efficacité de certaines situations comiques liées au jeu des acteurs principaux (Source : Avoir-alire, 2009). Les évaluations agrégées disponibles indiquent une réception modérée, la note spectateurs enregistrée sur des plateformes comme AlloCiné tournant autour de la moyenne, sans positionner le film parmi les œuvres les plus marquantes de la décennie (Source : AlloCiné, 2025). Toutefois, la présence de Dudley Moore et de Kirk Cameron lui confère une visibilité particulière auprès du public, notamment via l'exploitation vidéo et les diffusions télévisées qui participent à sa circulation au-delà de sa carrière en salle (Source : AllMovie, 2010). En parallèle, la filmographie de Rod Daniel est fréquemment relue à l'aune de Teen Wolf, ce qui conduit certains commentaires à considérer Mon père c'est moi comme une variation moins commentée mais représentative de son travail sur le registre de la comédie fantastique adolescente (Source : Avoir-alire, 2009). Enfin, si le film n'est pas cité parmi les jalons majeurs du genre, il demeure régulièrement mentionné dans les rétrospectives consacrées aux body-swap movies des années 1980, aux côtés d'autres titres centrés sur l'échange de corps ou d'identité (Source : Wikipédia, 2012).
Place dans le registre des body-swap movies
Mon père c'est moi s'inscrit dans un corpus de films dits de body swap, au sein duquel l'échange de corps sert à interroger les rapports de génération, de classe ou de genre, ainsi que les représentations de la réussite et de l'identité personnelle (Source : Wikipédia, 2012). À la différence de certains de ses prédécesseurs axés sur la relation mère-fille ou sur des écarts de classe sociale, le film centre son dispositif sur la relation père-fils, en l'articulant à la question de la transmission professionnelle et des attentes parentales vis-à-vis de l'orientation scolaire (Source : AllMovie, 2010). Cette même année 1987 et dans les années qui suivent, Hollywood multiplie les variations sur ce motif, avec, entre autres, des titres qui reprennent l'idée d'une inversion des âges ou des statuts au service d'une comédie familiale, confirmant la popularité de ce schéma narratif auprès des studios (Source : AllMovie, 2010). Dans ce contexte, Mon père c'est moi illustre une tendance à associer l'élément fantastique à un environnement contemporain reconnaissable, où les espaces du lycée, de l'hôpital et de la banlieue résidentielle deviennent des cadres privilégiés pour mettre en scène le décalage entre apparence et identité (Source : Wikipédia, 2012). Le film demeure ainsi un exemple représentatif de la manière dont le cinéma commercial américain de la fin des années 1980 mobilise le fantastique pour traiter, de façon essentiellement comique, de tensions familiales et de questions de socialisation adolescente (Source : Avoir-alire, 2009).
Critique sur Mon père c'est moi
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Mon père c'est moi figurent Dr. Jack Hammond / Chris Hammond, interprété par Dudley Moore, Chris Hammond / Dr. Jack Hammond, interprété par Kirk Cameron et Ginnie Armbruster, interprété par Margaret Colin. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



















