“Quand allons-nous nous réveiller”
Réalisé par Nikita Argunov, « Coma : Esprits prisonniers » s’inscrit dans une production de genre russe qui cherche, depuis les années 2010, à rivaliser sur le terrain des effets visuels avec les grandes productions hollywoodiennes (Source : SensCritique, 2020). Le film est produit en Russie, pays dont il porte l’empreinte industrielle et esthétique, avec une durée d’environ 1 h 51 telle qu’indiquée dans les supports promotionnels français et les plateformes de vidéo à la demande (Source : Dailymotion, 2020). En France, l’œuvre est distribuée directement en VOD, sous le titre « Coma - Esprits prisonniers », sans passer par une exploitation large en salles, ce qui la positionne dans un circuit de diffusion orienté vers la vidéo et les plateformes numériques (Source : AlloCiné, 2020; Dailymotion, 2020). La communication met l’accent sur la dimension spectaculaire de l’univers visuel et sur le concept d’un monde construit à partir des souvenirs fragmentés de plusieurs individus dans le coma, ce qui s’inscrit dans une stratégie de mise en avant d’un imaginaire de science-fiction accessible au grand public (Source : AlloCiné, 2020). Par ailleurs, la date de mise à disposition en VOD en France, le 19 août 2020, s’inscrit dans un contexte où la consommation de films en ligne connaît une forte progression, notamment pour des œuvres de genre étrangères bénéficiant d’un bouche-à-oreille numérique plutôt que d’une campagne traditionnelle en salles (Source : Dailymotion, 2020).
Intrigue et univers narratif
Le point de départ narratif repose sur l’accident de voiture de Victor, jeune architecte qui perd connaissance et se réveille dans COMA, un monde dystopique et instable, constitué de bribes de souvenirs, de rêves et de cauchemars de personnes plongées dans le coma (Source : AlloCiné, 2020). Cet univers composite, relié par un réseau de neurones, juxtapose des éléments urbains, naturels et architecturaux qui semblent assemblés sans logique spatiale, avec des bâtiments suspendus, des paysages disloqués et des objets qui échappent à la gravité, ce qui matérialise l’état fragmenté de la mémoire humaine (Source : AlloCiné, 2020; Télérama/Vodkaster, 2020). Victor y rencontre d’autres individus, également prisonniers de cet espace mental partagé, qui ont en partie oublié leur identité et doivent développer des aptitudes spécifiques pour survivre face aux dangers permanents, ce qui confère au récit une dimension de parcours initiatique au sein d’un espace mental militarisé (Source : AlloCiné, 2020; YouTube, 2025). Poursuivis par les Faucheurs, créatures errantes décrites comme hantant les « esprits prisonniers », les personnages cherchent à identifier l’origine de ces manifestations et à comprendre qui manipule ces psychoses humaines afin de trouver une voie de sortie et de réintégrer, le cas échéant, le monde réel (Source : AlloCiné, 2020; Dailymotion, 2020). En parallèle, l’intrigue introduit progressivement une réflexion sur le statut de ces existences suspendues, sur le contrôle possible des consciences et sur la tentation de transformer COMA en espace de vie alternatif plutôt qu’en simple étape transitoire vers un hypothétique réveil (Source : YouTube, 2025).
Mise en scène, esthétique et effets visuels
La mise en scène de Nikita Argunov repose largement sur la construction d’un univers visuel où les règles physiques sont constamment réinventées, avec des paysages urbains fragmentés, des volumes architecturaux flottants et des perspectives déformées qui traduisent la nature mémorielle et subjective de COMA (Source : AlloCiné, 2020; SensCritique, 2020). Les décors numériques multiplient les combinaisons de sites emblématiques, de structures industrielles et de fragments de villes, ce qui crée une topographie instable censée refléter la juxtaposition de souvenirs issus de différentes consciences (Source : Télérama/Vodkaster, 2020). Dans cet espace, les lois de la gravité et de la matière sont modifiées, imposant aux personnages d’adapter leurs déplacements et leurs stratégies de combat, tandis que certaines séquences mettent en avant des capacités particulières liées à la psyché de chacun, comme la possibilité de repérer de loin les Faucheurs ou de façonner certains éléments de l’environnement (Source : YouTube, 2025). Les effets numériques occupent une place centrale, l’un des commentaires critiques mentionnant la présence d’environ 1700 plans à effets visuels, ce qui situe le film dans une logique de démonstration technologique au sein du cinéma de genre russe contemporain (Source : Télérama/Vodkaster, 2020). Par ailleurs, la photographie joue sur des contrastes marqués et des palettes de couleurs alternatives pour différencier les zones de COMA et traduire visuellement les fluctuations de l’état mental des personnages, renforçant ainsi le lien entre esthétique et narration (Source : YouTube, 2025; SensCritique, 2020).
Personnages, interprétation et distribution
Le protagoniste, Victor, est présenté comme un jeune architecte projeté malgré lui dans COMA, dont il doit progressivement comprendre les règles tout en cherchant à reconstituer sa mémoire fragmentée et à définir sa place au sein du groupe de survivants qu’il rejoint (Source : AlloCiné, 2020). Autour de lui gravitent plusieurs personnages dotés de compétences spécifiques, désignées notamment par des surnoms fonctionnels tels que Spirit ou Astronomer, chacun incarnant une manière particulière d’interagir avec cet univers instable, qu’il s’agisse de repérer à distance les Faucheurs ou de tracer des routes dans l’espace déformé (Source : YouTube, 2025). La promotion française met en avant la présence de comédiens russes comme Lyubov Aksyonova, Milos Bikovic et Aleksey Serebryakov, indiqués au générique des bandes-annonces et des fiches techniques, ce qui souligne l’ancrage de la distribution dans le paysage cinématographique russe contemporain (Source : Dailymotion, 2020). Les relations entre Victor et les autres membres du groupe se construisent dans un contexte de tension permanente, façonné par la menace des Faucheurs et par la nécessité de choisir entre le maintien dans COMA, avec ses règles propres, et la perspective d’un retour à une réalité dont le film rappelle qu’elle reste largement hors champ tant que les personnages demeurent prisonniers de cet espace mental partagé (Source : AlloCiné, 2020; YouTube, 2025). En filigrane, le récit interroge la manière dont ces identités partiellement amnésiques tentent de se reconstruire à partir de souvenirs incomplets, dans un cadre où la mémoire collective devient un terrain d’affrontement autant qu’un possible refuge (Source : SensCritique, 2020).
Réception critique et positionnement
En France, « Coma : Esprits prisonniers » circule principalement via les plateformes de VOD et les diffusions télévisuelles ou en ligne, ce qui entraîne une visibilité médiatique différente de celle d’une sortie en salles, avec une mise en avant surtout assurée par les sites spécialisés et les portails de vidéo (Source : AlloCiné, 2020; Dailymotion, 2020). Les fiches critiques évoquent un film de science-fiction, mêlant action et thriller, qui s’inscrit dans une lignée d’œuvres explorant des univers mentaux ou virtuels, tout en soulignant l’importance du dispositif visuel et de la construction d’un monde dystopique basé sur la mémoire des personnes dans le coma (Source : SensCritique, 2020). Certaines analyses insistent sur le caractère spectaculaire des effets visuels, mentionnant le volume élevé de plans numériques, tandis que des commentaires de spectateurs relèvent le contraste entre l’ampleur de l’univers représenté et la trajectoire plus contenue de certains personnages, sans que cela ne se traduise nécessairement par un consensus critique sur la qualité globale du film (Source : Télérama/Vodkaster, 2020). Par ailleurs, le positionnement du long métrage au sein du cinéma russe de genre contemporain en fait un exemple de production cherchant à conjuguer ambition visuelle et narration accessible, dans un contexte où les œuvres de science-fiction nationales connaissent une diffusion internationale accrue grâce aux plateformes numériques et aux catalogues de VOD francophones (Source : AlloCiné, 2020; SensCritique, 2020). Ces éléments contribuent à installer « Coma : Esprits prisonniers » comme un titre repérable dans l’offre de science-fiction russe récente, notamment pour les spectateurs intéressés par les variations autour des mondes virtuels, des états modifiés de conscience et de la mise en image de la mémoire.
Critique sur The Coma
Où regarder en streaming The Coma
The Coma est disponible en streaming par abonnement sur Amazon Prime Video with Ads, Amazon Prime Video et Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de The Coma figurent Viktor, architect, interprété par Rinal Albertovitch Mukhametov, Phantom, interprété par Антон Пампушный et Fly, interprété par Lyubov Aksenova. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



































